Orji Okwonkwo (à gauche) célèbre après son but avec Samuel Piette.

Face à une tempête en deuxième demie, l’Impact se contente d'une nulle en Ligue des Champions

SAN JOSÉ, Costa Rica — Une tempête mauve a frappé l’Impact de Montréal en deuxième demie, mercredi soir au stade Ricardo Saprissa. La formation montréalaise y a résisté tant bien que mal au point d’être en assez bonne posture à mi-chemin des huitièmes de finale du tournoi de la Ligue des Champions de la Concacaf. 

Après un calendrier préparatoire en demi-teinte, l’Impact a failli causer une vive surprise, mais a finalement dû se contenter d’un verdict nul de 2-2 contre le Deportivo Saprissa.

Blanchis en première demie lors de chacun de leurs cinq matchs préparatoires, les joueurs de Thierry Henry ont frappé deux fois en 10 minutes, gracieuseté d’Orji Okwonkwo et du nouveau venu Romell Quioto.

En deuxième demie, l’Impact n’a à peu près fait que se défendre, ce qu’il a presque réussi à faire de façon impeccable grâce à un Clément Diop vif et alerte devant le filet.

Durant ces 45 minutes, le Saprissa a décoché 18 tirs vers Diop, dont 11 ont touché la cible. Diop a cédé devant l’ancien de l’Impact Johan Venegas, à la 80e minute, puis devant Jonathan Martinez, 10 minutes plus tard.

«Franchement, je ne peux pas être déçu, a déclaré Henry en conférence de presse. Il y a peut-être un peu de frustration, mais pas de déception parce que l’équipe s’est battue jusqu’au bout avec les armes qu’on avait, en sortant d’une présaison qui a été super dure, je peux vous le dire.

«En première mi-temps, ç’a été une grande première mi-temps de notre côté. En deuxième mi-temps, ç’a été une grande mi-temps de leur côté. Donc, ç’a été une histoire de deux mi-temps», a-t-il ajouté.

Légèrement amoché

En plus d’avoir laissé filer une avance de deux buts, l’Impact est sorti légèrement amoché de ce match. En première demie, Henry a été contraint d’utiliser deux de ses trois changements après avoir perdu les services du défenseur Rudy Camacho, blessé à un genou, et d’Okwonkwo, victime d’une blessure à un muscle fessier. Ils ont été remplacés par Joel Waterman et Maximiliano Urruti.

Quioto a à son tour quitté le match, à la 71e minute, et a été remplacé par Ballou Tabla. Dans son cas, la blessure n’est nullement sérieuse.

Le match retour sera présenté mercredi prochain au Stade olympique et l’Impact part avec un avantage substantiel grâce aux deux buts marqués à l’étranger.

«C’est quand même bien qu’on ramène quelque chose, mais ça ne veut rien dire à l’arrivée. Il faut aussi essayer d’être performant à la maison et de bien préparer ce match. Ça va être difficile, vous avez vu la qualité de cette équipe», a analysé Henry.

«C’est une équipe qui sait vraiment bien jouer au ballon. On a pu les gêner un peu en première mi-temps, ç’a été beaucoup plus dur en deuxième, mais je ne veux pas dire que je suis déçu du match et du résultat. C’est vraiment impossible parce que l’équipe a tout donné. Et une fois que l’équipe a tout donné, à l’arrivée, tu ne veux pas vraiment dire quoi que ce soit sur ce plan-là.»

Foule enthousiaste

Le match ne s’est pas amorcé devant une salle comble, mais ça ne veut pas dire que les spectateurs présents n’étaient pas enflammés.

Nullement gênés par un vent tourbillonnant dans le stade de stature modeste, ni par la fine bruine qui tombait, les partisans du Saprissa ont commencé à se manifester quelques minutes avant le début du match en chantant à vive voix, soutenus par une fanfare qui avait pris place dans la section Sud, habituellement réservée aux membres de la Ultra Morada. Les chants se sont amplifiés lorsque les joueurs locaux se sont présentés sur la surface de jeu.

Cet enthousiasme ne s’est pas nécessairement traduit par un départ explosif du Saprissa, face à une formation qui avait décidé de faire appel à cinq défenseurs pour protéger la forteresse de Diop.

Les premières bonnes chances de marquer sont survenues à la sixième minute, une de chaque côté. La première a appartenu à l’Impact, mais le tir de Bojan a survolé la barre transversale. Peu de temps après, Ricardo Blanco ratait la cible de peu pour le Saprissa.

Quelque six minutes plus tard, la formation montréalaise a réussi à atténuer l’enthousiasme des supporters costariciens, aidée par une bourde monumentale de David Guzman tout juste à l’extérieur de sa surface de réparation.

Guzman a tout simplement dirigé le ballon vers Quioto, qui l’a relayé à Bojan, posté à quelques mètres de lui. Le tir de Bojan a été bloqué par un défenseur adverse, mais le ballon a rebondi vers Okwonkwo, qui a décoché un puissant tir qui n’a donné aucune chance à Aaron Cruz, battu dans la partie supérieure du filet, à sa droite.

Puis à la 22e minute, Quioto a inscrit son premier but dans l’uniforme de l’Impact. Après avoir reçu une passe précise de Bojan, Quioto s’est présenté sur le flanc gauche, est facilement entré dans la surface de réparation avant de loger le ballon au-dessus de Cruz.

Le Saprissa a toutefois renversé la vapeur en deuxième demie.