Glen Constantin et ses joueurs, qui bénéficiaient d’un week-end de congé après avoir affronté le Vert & Or, ont eu deux bonnes semaines pour analyser les vidéos des matchs des Stingers.

Face à face: des équipe à deux visages

Quel Rouge et Or se présentera au terrain de football de Concordia samedi? Celui qui a été dominé par le Vert & Or de Sherbrooke durant la plus grande partie de la première demie du premier match de la saison ou celui qui a carrément écrasé son adversaire sherbrookois 41 à 10 grâce à une impeccable deuxième demie? D’un autre côté, on peut aussi se demander quels Stingers rencontreront les représentants de l’Université Laval : ceux qui ont tenu tête aux puissants Carabins de l’Université de Montréal pour s’incliner par un score serré de 10 à 3 dans leur première partie de la saison ou ceux qui ont reçu une raclée de 41 à 14 par l’équipe de football de McGill la semaine dernière? Le Soleil s’est entretenu avec les entraîneurs-chefs des deux formations, Glen Constantin et Brad Collinson, en prévision de ce match.

BEAUCOUP D'INTERROGATIONS

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Glen Constantin a beaucoup d’interrogations au sujet du prochain adversaire des ses protégés. «Non, on ne sait pas quelle équipe va se présenter et c’est pour ça qu’on essaie de ne pas se préoccuper de ce qu’a fait l’adversaire dans les matchs précédents, mais plutôt d’établir un standard d’équipe. Offensivement, les Stingers ont une équipe assez conventionnelle avec un quart-arrière de cinquième année, de bons receveurs, de bons porteurs de ballon. Défensivement, cependant, il y a beaucoup de fronts et il faut s’attendre à des permutations multiples sur les lignes», indique l’entraîneur du Rouge et Or, qui qualifie même «d’exotique» la défensive des Stingers tellement elle est en dehors des normes habituelles. «Il faudra avoir une bonne maîtrise de leur système défensif.»

Constantin et ses joueurs, qui bénéficiaient d’un week-end de congé après avoir affronté le Vert & Or, ont eu deux bonnes semaines pour analyser les vidéos des matchs des Stingers. «On a fait beaucoup de recherche et de vidéo pour se préparer à ce match. Oui, ils ont joué un match serré contre les Carabins, mais de notre côté, nous n’avons pas non plus joué notre meilleur football contre Sherbrooke. Les équipes donnent toujours leurs meilleurs efforts contre les gros adversaires et je crois que c’est ce qui s’est passé. Ils ont peut-être eu un petit relâchement contre McGill. Je pense donc que contre nous, il faut s’attendre au meilleur de Concordia», a-t-il ajouté.

Constantin a aussi noté l’importance des unités spéciales avec de l’autre côté l’ex-porteur de ballon des Cheetahs de Vanier, Kevin Foster Verdier, qui domine déjà le circuit universitaire sur les retours de bottés avec les Stingers.

L’entraîneur a aussi été obligé d’avouer que la semaine de congé des siens arrivait à point même si elle avait été placée très tôt dans la saison. «Je pense que pour une équipe un peu plus jeune comme la nôtre, ça a été bénéfique. On avait presque traité le match contre Sherbrooke comme un match préparatoire, alors le congé a permis à nos jeunes joueurs d’apporter des correctifs à l’entraînement», concède-t-il. Ian Bussières

Brad Collinson avoue qu’il en attend davantage de son attaque, qui n’a pu faire mieux que 17 points en deux matchs. Il n’a cependant rien à dire contre son quart-arrière Adam Vance, qui a complété 61,2 % de ses passes.

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REBONDIR APRÈS UNE MAUVAISE SEMAINE

Le pilote des Stingers, Brad Collinson, souhaite voir ses protégés rebondir après une mauvaise semaine contre McGill. «Je pense sincèrement qu’on a joué à notre niveau contre les Carabins, mais contre McGill, ça n’a pas été notre meilleure semaine, c’est comme si on n’était pas sortis de l’autobus. Avant qu’on s’en rende compte, c’était rendu 19 à 1 et on a dû jouer du football de rattrapage tout le long du match», analyse-t-il. Collinson insiste pourtant pour que les siens livrent le même effort chaque semaine, peu importe l’adversaire. «Je crois qu’on est dans la meilleure conférence au pays, alors on ne peut pas se permettre de relâchement, on ne peut pas se permettre de prendre quiconque pour acquis, surtout McGill, une équipe dont les joueurs sont plus vieux, plus matures cette année.»

Il avoue aussi qu’il en attend davantage de son attaque, qui n’a pu faire mieux que 17 points en deux matchs. «Notre offensive, ça n’a pas encore cliqué comme on voulait, on n’est pas entré dans la zone comme on espérait le faire. Cependant, je n’ai rien à dire de mon quart-arrière Adam Vance, qui a complété 61,2 % de ses passes, ce qui est très bon dans une ligue canadienne comme la nôtre qui favorise le jeu aérien. De plus, c’est un gars de cinquième année et il amène un côté leadership pour nos jeunes.»

L’une de ces recrues dont Collinson est très fier est le receveur de passes Jeremy Murphy, un produit des Cavaliers du Collège Champlain Saint-Lambert. «Pour nous, c’est un très bel ajout. Quand je recrutais, j’estimais qu’il y avait deux très bons receveurs de passes : Kevin Mitale, du Phénix d’André-Grasset et qui évoluera avec l’Université de Syracuse, et Jeremy. C’est peut-être une surprise pour certains vu qu’il évoluait en troisième division, mais pas pour moi. Il fait 6 pieds 1 pouce, il court bien, il a de bonnes mains et j’ai toujours bien aimé ce que j’ai vu de lui», termine Collinson. Ian Bussières