Felipe Massa, qui prend sa retraite dans deux semaines, aura été un mentor pour son jeune coéquipier Lance Stroll lors de sa première saison en carrière.

F1: Felipe Massa fier de sa carrière

SAO PAULO — Le Brésilien Felipe Massa (Williams), qui disputera son avant-dernier Grand Prix dimanche dans son pays d’origine, s’est dit jeudi très fier de sa carrière en F1, débutée en 2002 et récompensée par 41 podiums, 11 victoires et 16 poles. Le pilote de 36 ans avait annoncé sa retraite l’an passé, mais, à la demande de Williams, il avait consenti à rempiler une saison supplémentaire à la suite du départ de Valtteri Bottas.

Q Vous faites pour la deuxième année consécutive vos adieux à la F1. Cette fois-ci est-elle la bonne?

R «Oui! C’est la deuxième fois que je fête ma retraite au Brésil, mais c’est pour sûr la dernière en Formule 1. J’ai hâte de retrouver le plaisir de courir à la maison et de m’amuser sur le circuit sur lequel j’ai grandi pour la dernière fois dans une F1. J’espère que la course sera bonne et que nous terminerons sur un bon résultat. Ça serait le plus important, après ce qui s’est passé l’an dernier [après son abandon, il avait été longuement ovationné par le public et le paddock], et quelque chose que je n’oublierais jamais. Ce que j’ai vécu l’an dernier, je n’aurais jamais pensé le vivre dans ma carrière. C’est plus qu’assez. La seule chose que j’espère maintenant est une bonne course. Je ne planifie jamais vraiment rien, donc on verra ce que j’inventerai après ce que j’espère être un bon résultat.»

Q Comment décririez-vous votre carrière?

R «Je pense que j’ai eu une carrière plutôt réussie, que je n’aurais jamais pensé avoir quand j’étais enfant. La F1 était mon rêve et je l’ai réalisé, j’ai gagné des courses, je me suis battu pour un titre de champion du monde jusque dans les derniers mètres [en 2008]. Je suis peut-être le pilote qui s’est approché le plus près d’un sacre sans l’obtenir, donc je suis très fier de ma carrière. Qu’elle vaille un 7, un 8 ou un 9, ça m’importe peu. Je suis très fier de ce que j’ai fait, heureux de tout ce que j’ai appris, de tous les gens que j’ai rencontrés. Les gens me respectent et c’est le plus important. J’ai de très bonnes relations avec la plupart des gens avec lesquels je travaille, même brièvement. Je suis très heureux de ce que j’ai réalisé, j’en ai encore beaucoup à faire, mais je quitte la F1 la tête haute et c’est le plus important.»

Q Quels sont vos projets pour l’avenir?

R «Je veux continuer de piloter, de m’amuser sur la piste. C’est ce que je fais depuis mes huit ans et c’est mon travail depuis longtemps déjà. Quand votre métier est de piloter en compétition, c’est beaucoup d’émotion et vous vous amusez beaucoup, donc j’espère retrouver une catégorie dans laquelle je prends du plaisir, comme je l’ai fait en F1 pendant longtemps. Je vais avoir du temps pour y penser, trouver la catégorie qui me convient. Je pense que la Formule électrique peut être une option grâce à tous les constructeurs impliqués, les pays et les belles villes visitées. C’est aussi une belle image pour le futur. On verra.»

Des éloges pour Stroll

MONTRÉAL — À l’aube de l’avant-dernière course du calendrier 2017 de Formule 1, l’heure est déjà à un premier bilan partiel pour Lance Stroll (photo), qui pointe au 10e échelon du classement des pilotes avec 40 points, soit quatre de plus que son coéquipier Felipe Massa.

«Je suis vraiment content de la façon dont les choses se déroulent», a mentionné le Québécois de 19 ans, jeudi à Interlagos, au Brésil. «Certes, j’ai des choses à travailler en qualifications. J’ai commis des petites erreurs ici et là qui m’ont empêché d’exploiter pleinement mon potentiel. Je crois qu’avec du temps, de l’expérience, et des analyses je pourrai m’améliorer.»

Massa, qui prendra sa retraite à la conclusion de la campagne, n’a pas tari d’éloges pour son jeune coéquipier. «Je crois qu’entre la façon dont il a commencé la saison et où il se situe présentement, il y a une véritable progression. Il comprend beaucoup plus rapidement ce qu’il doit faire pendant la course, car ses résultats le démontrent, et donc je crois que ce n’est qu’une question de temps avant que ça débloque en qualifications.

«La F1, c’est complètement différent des autres catégories», a ajouté le Brésilien de 36 ans. «Tu dois apprendre, tu dois comprendre la voiture, les pneus, le moment où tu dois lancer un tour rapide, etc... Même si nous disposons des essais libres et de la séance de qualifications, c’est très difficile, car nous retournons chaque fois en piste avec de nouveaux pneus. Ç’a l’est encore plus en qualifications, car tu te retrouves en piste et tu dois immédiatement effectuer un tour rapide.» La Presse canadienne