Cindy Ouellet, qui n’a qu’une année d’expérience en ski de fond, savait que ses chances de ramener une médaille de PyeongChang étaient minces.

Expérience profitable aux JO pour la «recrue» Ouellet

Avec seulement un an d’expérience en ski de fond, Cindy Ouellet ne se rendait pas aux Jeux paralympiques de PyeongChang avec l’espoir de ramener une médaille. L’objectif était plutôt de prendre de l’expérience, de se comparer. Tout ça pour être encore plus compétitive dans quatre ans.

Mission accomplie pour la «recrue» de 29 ans! Ouellet a décroché deux 17e places (sprint et 5 km) et une 18e place (12 km) en Corée, tout ça dans des conditions «molles» et ardues en raison de la chaleur. Mais surtout, elle sait maintenant ce qu’elle doit améliorer pour menacer les meilleures de sa discipline.

«J’ai beaucoup de choses à apprendre», lance Ouellet en riant. «Je suis contente de ne pas avoir fini dernière. C’est sûr que je n’ai pas fini dans les tops non plus, mais je sais à quoi m’attendre pour les prochaines fois.»

Autant au niveau technique que physique, la fondeuse sur luge pourra mettre des efforts sur plusieurs phases de son sport dans les prochains mois, les prochaines années. Améliorer sa poussée, ses montées, revoir sa position sur sa luge, améliorer son cardio plutôt adapté au basketball, son autre sport de prédilection.

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Ouellet se déplace en chaise roulante depuis le début de l’adolescence. Elle avait 12 ans lorsque les médecins ont découvert un cancer des os au niveau du bassin, cancer généralement mortel.

Place au basketball

Pendant sa réadaptation, elle s’est tournée vers le basketball, devenant au fil du temps l’une des meilleures joueuses au Canada, comme le démontrent ses participations aux Jeux paralympiques de 2008, de 2012 et de 2016.

Sa carrière de basketteuse est d’ailleurs loin d’être terminée. Dès lundi, elle se rendra à Toronto pour le camp de sélection de l’équipe canadienne. Cet été, elle compte s’entraîner en parallèle pour ses deux sports fétiches. «Je vais avoir des petits meetings avec les coachs de basket et de ski de fond pour voir comment je peux ajuster les horaires», explique Ouellet, qui aimerait participer à un camp d’entraînement de ski cet été. Son prochain grand objectif : les Championnats du monde de basket, au mois d’août.

Déjà, Ouellet a les yeux rivés sur les Jeux d’été de Tokyo, en 2020. Et aussi sur ceux d’hiver de Pékin, en 2022. Même si elle aura déjà 33 ans dans ce qui deviendrait ses sixièmes Jeux paralympiques, ses deuxièmes d’hiver. «Au début, mon objectif était 2022 pour le ski de fond. Me qualifier pour 2018 a été comme un petit surplus pour voir comment tout ça se passe. Je suis vraiment contente d’être allée.»