«Le processus d'expansion, on le fait seul jusqu'au bout», a tranché le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Dion.

Expansion de la LNH: Québecor toujours seule pour l'instant

Malgré son récent appel à des partenaires, Québecor préfère pour l'instant poursuivre seule sa quête de ramener les Nordiques à Québec.
«Le processus d'expansion, on le fait seul jusqu'au bout. Ça avait été évoqué, même par nous-mêmes, d'avoir des partenaires. Mais je tiens à spécifier que le processus comme tel, on le fait seul», a tranché le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Dion. 
«On n'a rencontré personne et on n'a pas l'intention de rencontrer d'entreprise. Si nous avons une équipe, à ce moment-là, le conseil d'administration et moi on décidera si on va chercher des partenaires», a-t-il poursuivi en entrevue au Soleil dans les lofts du Centre Vidéotron.
Dans un communiqué de presse publié le 30 juillet, Québecor annonçait pourtant «entamer un processus» pour intéresser d'autres entreprises à éponger cet important investissement.
Pourquoi avoir annoncé une telle intention? «Ce qu'on voulait évoquer est que ça pourrait être une possibilité. Des groupes se sont d'ailleurs montrés intéressés», a dit M. Dion, estimant qu'il est bien «d'envoyer un message» pour que les entreprises puissent amorcer leur réflexion sur une volonté d'investir éventuellement dans les Nordiques.
«Mais on a les capacités financières pour l'acheter seul et c'est pour ça qu'on fait notre demande seul», a-t-il martelé. 
Valeur du dollar
Pierre Dion ne cache pas non plus qu'il est plus simple de mener à un seul interlocuteur le processus d'expansion lancé en juin par le commissaire de la LNH, Gary Bettman, et pour lequel Québecor a franchi la troisième étape le 4 septembre. 
Une étape réussie, mais qui ne garantit pas pour autant le retour d'un club professionnel dans la capitale.
«On a suivi les trois phases. La Ligue se garde le droit de demander des informations supplémentaires et ils se gardent le droit de ne pas faire d'expansion», a-t-il rappelé.
Le prix d'une franchise est présentement évalué à 500 millions $US, ce qui représenterait plus de 640 millions $CAN dans le contexte actuel. 
«C'est certain qu'on aimerait mieux un dollar plus fort, mais c'est un projet sur plusieurs dizaines d'années. Il faut faire des moyennes. On ne peut pas regarder ça juste à une période donnée», a dit M. Dion.
Et outre le processus d'expansion, Québecor lorgne-t-elle la possibilité d'un déménagement à l'heure où les Hurricanes de la Caroline ont fait l'objet de récentes rumeurs?
«Je n'ai pas de commentaires à faire, sauf de dire qu'on respecte le processus de la Ligue nationale et c'est un processus d'expansion à l'heure actuelle, a répondu M. Dion. On demeure patients et discrets. Mais on est confiants. On essaie de faire les bonnes choses.»