Les amateurs ont retenu leur souffle jusqu’à la toute fin et la patience des fans des Eagles a finalement été récompensée quand la passe désespérée de Tom Brady sur le dernier jeu du match a été rabattue au sol, confirmant la victoire de 41-33 de la troupe de Doug Pederson.

Excitant jusqu’à la toute fin!

CHRONIQUE / Les défensives des Patriots de la Nouvelle-Angleterre et des Eagles de Philadelphie ont pris congé lors du LIIe Super Bowl présenté dimanche soir dans le domicile des Vikings du Minnesota. Résultat : les amateurs ont retenu leur souffle jusqu’à la toute fin et la patience des fans des Eagles a finalement été récompensée quand la passe désespérée de Tom Brady sur le dernier jeu du match a été rabattue au sol, confirmant la victoire de 41-33 de la troupe de Doug Pederson.

On a eu droit à un duel enlevant du début à la fin, où un seul botté de dégagement a été exécuté. Fidèle à ses habitudes, l’entraîneur des Eagles a dirigé sa troupe de façon agressive et les efforts de Nick Foles et sa bande ont été récompensés quand l’ailier rapproché Zach Ertz a réussi le touché victorieux avec un peu plus de deux minutes à écouler au tableau indicateur.

Même si les Eagles ont amorcé cette poussée victorieuse en réduisant le rythme et en tentant d’écouler le plus de temps possible — à l’image de leur première série de jeux en attaque au début du match — il restait suffisamment de temps et un temps d’arrêt à Tom Brady pour orchestrer encore une fois une poussée décisive dans les derniers instants de la rencontre.

Mais pour une rare fois, la magie du numéro 12 n’a pas opéré, alors que Brandon Graham et Derek Barnett, deux ailiers défensifs des Eagles que l’on avait pratiquement pas vus jusque-là, ont uni leurs efforts pour faire échapper le ballon au quart des Patriots, qui a terminé le match avec des gains aériens de 505 verges et trois passes de touché.

Malgré tout, les dénigreurs du beau Tom se feront un plaisir d’insister sur ce revirement et sur la passe qu’il a échappée sur un jeu truqué au début du deuxième quart pour expliquer cette défaite des champions en titre du SB, qui se sont battus jusqu’à la toute fin puisqu’ils ont récupéré le ballon avec un écart de huit points et 1:05 à écouler au cadran. Mais les Patriots étaient à court de miracles...

Touché de Foles

Les Eagles ont tourné le fer dans la plaie des champions de la Conférence américaine quand Nick Foles a capté une passe de touché dans la dernière minute du deuxième quart pour donner les devants 22-12 à Philadelphie sur un jeu truqué qui ressemblait étrangement à celui tenté sans succès par les Patriots plus tôt dans le match.

Aidé par des attrapés spectaculaires des ailiers espacés Alshon Jeffery et Nelson Agholor, le deuxième quart des Eagles a de nouveau brillé avec des gains de 373 verges, trois touchés contre une interception, où Jeffery a joué de malchance quand le ballon qu’il tentait de saisir a dévié dans les mains du maraudeur des Patriots, Duron Harmon.

L’agressivité de Pederson a bien servi sa troupe, qui a eu les devants au tableau indicateur pendant plus de 45 minutes, mais l’inutile converti de deux points raté par les Eagles dès le deuxième quart — juste après qu’ils eurent pris les devants 15-3 — a permis aux Patriots de s’accrocher à un dernier espoir jusqu’à la toute fin. 

Il sera maintenant intéressant de surveiller ce qui se passera du côté du personnel d’entraîneurs des Patriots avec les départs des coordonnateurs offensif et défensif Josh McDaniel (Indianapolis) et Matt Patricia (Detroit). Selon les dernières rumeurs, Bill Belichick se retroussera les manches pour relever ce nouveau défi et combler la perte de ces deux bonnes têtes de football.

À Philadelphie, la fête ne fait que commencer pour les passionnés fans des Eagles et je ne suis pas convaincu que la statue du légendaire Rocky est toujours debout au moment où vous lisez ces lignes...