Jeudi soir, Kareem Hunt a franchi 148 verges au sol et inscrit un touché, en plus de capter cinq passes pour 98 verges et deux autres majeurs.

Étonnants Chiefs

Les Chiefs de Kansas City ont surpris tout le monde en l'emportant en lever de rideau de la saison de la NFL contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, jeudi. Et plus particulièrement les champions en titre du Super Bowl, qui ont vu les festivités entourant leur conquête d'un cinquième trophée Vince-Lombardi être assombries par Alex Smith, le Québécois Laurent Duvernay-Tardif et compagnie.
«J'aime cette position de négligés, car tu as tout à prouver», a d'abord évoqué Duvernay-Tardif. «Quand un moment comme celui-là arrive, et que la foule est en délire, avec les bannières et tout ça, on dirait que ça rend chaque jeu, chaque détail encore plus important. J'aime ce genre de moment là. C'est très stimulant.»
Encore plus étonnante fut la manière dont les Chiefs s'y sont pris pour réaliser l'exploit. Les champions en titre de la section Ouest de la Conférence américaine devaient miser sur leur défensive vorace afin de garder les matchs serrés cette saison. C'est toutefois l'attaque menée par Smith (328 verges de gains) et les recrues Tyreek Hill et Kareem Hunt qui a permis à Kansas City de surprendre Tom Brady et les Patriots 42-27, à Foxborough.
Smith est devenu le deuxième quart à amasser au moins 300 verges de gains avec quatre passes de touché et aucune interception en près de deux décennies depuis que Bill Belichick a pris les commandes des Patriots. Et c'est la première fois depuis 2009 que les Chiefs ont pu compter sur un quart ayant amassé plus de 300 verges de gains, un demi-offensif (Hunt) ayant récolté plus de 100 verges au sol et un ailier espacé (Hill) ayant atteint le même plateau par la voie aérienne.
Hunt se reprend
Hunt a franchi 148 verges au sol et inscrit un touché, en plus de capter cinq passes pour 98 verges et deux autres majeurs. D'ailleurs, au lendemain de la rencontre, Duvernay-Tardif ne tarissait pas d'éloges envers le porteur de ballon de 22 ans, même s'il a commis un échappé dès sa première course.
«Il était très fâché contre lui-même», a assuré le garde. «Et moi, ce qui me faisait peur, c'est que ça le sorte de sa zone, de son état d'esprit. Je lui ai dit : "Écoute, nous avions créé un trou d'enfer et tu as emprunté le bon chemin et ç'aurait été bien que tu ailles chercher cinq ou six verges. Ce n'est pas grave, nous allons revenir avec le même jeu et nous sommes certains que tu pourras courir et nous amener jusqu'à la porte des buts." Et c'est ce qu'il a fait.»
De son côté, Hill a réussi sept attrapés pour 133 verges, dont un de 75 verges pour le touché, à son premier match à titre d'ailier espacé no 1 des Chiefs. Il a porté à cinq le nombre de matchs de saison régulière où il a réalisé au moins un jeu de 60 verges ou plus. Il est d'ailleurs le premier joueur de l'histoire à avoir accompli cet exploit.
Un match «incroyable»
Cette rencontre restera donc marquée dans la mémoire des joueurs des Chiefs, et particulièrement dans celle de Duvernay-Tardif. «C'est le genre de victoire qui te force à crier de toutes tes forces lorsque tu entres dans le vestiaire parce que tout le monde est excité. C'est dur à décrire, mais c'est dans ces moments-là que tu crées des liens avec tes coéquipiers. Ce sentiment d'être 53 joueurs contre une foule de 80 000 spectateurs et l'une des meilleures équipes de la Ligue et de tout de même parvenir à l'emporter, ça te donne des ailes. C'est assez incroyable.»
Il reste maintenant à savoir si cette énergie sera toujours aussi vive lorsque les Chiefs disputeront leur match d'ouverture à domicile, le 17 septembre, contre les Eagles de Philadelphie.
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Un tweet de la NFL qui ne passe pas au Mexique
La NFL a présenté ses excuses pour un gazouillis accompagné de trois émoticônes sourires qui liait la spectaculaire victoire de 42-27 des Chiefs City contre les Patriots, jeudi, au tremblement de terre ayant causé de nombreux décès au Mexique. Le match a pris fin environ une demi-heure avant le séisme d'une magnitude de 8,1. Le gazouillis du compte Twitter @nflmx, rédigé en espagnol, disait ceci : «Lorsque Mexico tremble à cause d'un #tremblementdeterre parce qu'elle ne peut croire que les @Chiefs ont remporté le #matchd'ouverture2017». Effacé depuis, le gazouillis a été sévèrement critiqué sur les réseaux sociaux. Le compte twitter NFL Mexique s'est ensuite excusé pour le «gazouills inacceptable d'hier, qui ne répond pas aux valeurs véhiculées par la ligue. Nous réitérons notre solidarité à l'endroit du Mexique.»
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Les Chiefs paient cher leur victoire
L'une des plus grandes victoires de l'histoire des Chiefs de Kansas City en match inaugural leur a coûté le maraudeur étoile Eric Berry, qui a subi une rupture du tendon d'Achille au quatrième quart dans le triomphe de 42-27 contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, jeudi. Il ratera le reste de la saison. «On ne se le cachera pas, Eric Berry est un joueur exceptionnel», a indiqué le Québécois Laurent Duvernay-Tardif en entretien téléphonique, vendredi. «Il est l'un des leaders au sein de cette équipe, et de le voir tomber au combat hier, ça n'a laissé personne indifférent. Nous sommes conscients de son importance au sein de notre défensive. Évidemment, pendant la partie, nous avons un peu oublié l'impact d'une telle blessure, mais c'est sûr qu'une fois que l'énergie est retombée, on s'est rendu compte que ç'a fait mal et que ça laissera un trou dans notre défensive.» Le maraudeur de 28 ans a possiblement connu la meilleure saison de sa carrière en 2016. Il a réussi 77 plaqués, intercepté quatre passes dont deux qu'il a retournées pour des touchés. Ses performances lui ont valu de signer une entente de 78 millions $ pour six ans, qui en fait le maraudeur le mieux payé de le Ligue.
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Dorenbos souffre de problèmes cardiaques
Jon Dorenbos, le spécialiste des longues remises chez les Saints de La Nouvelle-Orléans, est aux prises avec de «graves» problèmes cardiaques qui nécessiteront une opération. L'entraîneur-chef Sean Payton a révélé vendredi que John Amoss, le médecin des Saints, a découvert lors d'un examen que Dorenbos souffrait d'un anévrisme aortique. «À toutes fins pratiques, il lui a sauvé la vie». Dorenbos est le deuxième joueur des Saints cette saison à être tenu au rancart en raison de problèmes cardiaques après le vétéran plaqueur Nick Fairley, plus tôt cet été. Dorenbos, qui allait entamer sa 15e saison dans la NFL, avait été acquis des Eagles de Philadelphie avant le dernier match préparatoire des Saints, qui tentent de mettre la main sur un autre spécialiste des longues remises avant son match d'ouverture, lundi soir au Minnesota.