Étienne Verrette a eu toute une frousse quand la palette du bâton d’un joueur adverse a touché son œil droit, le 3 octobre. Chanceux, le défenseur des Remparts n’a subi aucune perte de vision.

Étienne Verrette s’en tire bien avec un œil coloré

Les traces d’un coup de bâton à l’œil s’estompant avec le temps, le défenseur Étienne Verrette a repris l’entraînement avec les Remparts, mardi, une semaine après avoir vécu la frousse de sa vie. Il doit réintégrer l’alignement, jeudi, après une absence de deux matchs.

«J’ai vraiment eu peur», confirmait l’arrière de 20 ans au terme de la séance de travail, mardi, au Pavillon de la jeunesse. Mercredi dernier, Verrette a reçu un coup de bâton à l’œil droit, qui lui a valu un point de suture et une couple de visites chez le spécialiste.

«Sur le coup, ce n’était pas une sensation très le fun à vivre. J’ai eu peur, je suis vraiment content d’avoir été chanceux dans ma malchance et que ça n’ait pas été plus grave que ça», expliquait le numéro 6 des Remparts.

Verrette était sous le choc au moment de l’incident survenu derrière le filet des siens, en deuxième période de la victoire de 6-2 contre Halifax, mercredi dernier. Il ne pouvait dire que la palette du bâton avait touché son œil. Ce fut bien le cas, mais pas au point de lui en faire perdre l’usage.

«Ça m’a pris 48 heures pour pouvoir rouvrir mon œil à moitié. Le rétablissement s’est bien passé, j’avais des médicaments à mettre dans mon œil et je suis content que ça aille mieux. Ma vision est revenue, il y a juste un peu de couleurs. Quand j’ai appelé mes parents pour leur dire ce qui s’était passé, on aurait dit que je revivais les émotions. Ce n’était pas le fun», répétait celui qui s’est entraîné avec sa demi-visière, comme à l’habitude, mardi.

«On reste humble»

Le vétéran a surveillé les deux matchs de la fin de semaine à distance. Et même si ses coéquipiers n’ont pas gagné à Val-d’Or (défaite de 3-2 en prolongation) ni à Rouyn-Noranda (revers de 6-4), il a bien aimé le boulot accompli par ses jeunes compagnons à la ligne bleue. Il se dit agréablement surpris par le début de saison des siens.

«Un peu, mais en même temps, on savait qu’on pouvait rivaliser avec les bonnes équipes. Je pense qu’on l’a prouvé, mais on n’a rien accompli encore, il en reste beaucoup à jouer, on le sait. On joue bien, mais on reste humble. On a prouvé des choses jusqu’à présent, mais pas assez pour s’asseoir là-dessus. Il nous reste des choses à améliorer, il faut continuer à progresser», ajoutait-il avec la sagesse de son expérience.

L’entraîneur-chef Patrick Roy se disait aussi quelque peu étonné par la fiche positive de sa troupe, notamment en raison d’un horaire chargé et de matchs disputés contre des puissances de la LHJMQ.

«Oui, c’est un peu surprenant, surtout qu’on a un calendrier difficile. On aura joué huit matchs en 16 jours après ceux de cette semaine, en plus d’un voyage en Abitibi», notait Roy, dont la troupe reçoit Cap-Breton (jeudi) et Baie-Comeau (vendredi).

Sous-évalués?

Les analystes auraient-ils sous-estimé sa formation?

«Difficile à dire, car je ne connais pas beaucoup la Ligue. Et, en tout respect, ça ne me dérange pas trop. De ce que je vois, les gens trouvent peut-être qu’on manque un peu de profondeur à l’attaque pour marquer, soir après soir, sauf que le trio de Kurashev fait un bon travail», notait-il en soulignant aussi la contribution positive d’Andrew Coxhead et Olivier Mathieu. «Est-ce que Grouchy pourrait m’en donner un peu plus? Oui, mais il est sur la bonne voie.»

Parmi les aspects à améliorer, Roy pointe en direction des buts accordés en désavantage numérique. Depuis le début de la saison, les 35 jeux de puissance adverses ont touché la cible 11 fois, ce qui place les Remparts à l’avant-­dernier rang à ce niveau.

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ALTERNANCE À PRÉVOIR

L’entraîneur-chef Patrick Roy a l’intention de procéder à une alternance à trois, et peut-être même à quatre jeunes défenseurs au cours des prochaines semaines. Ainsi, les Nicolas Savoie, Félix Tremblay, David Schives et Félix-Olivier Chouinard verront de l’action à tour de rôle pendant l’absence à long terme de Braeden Virtue, victime d’une séparation de l’épaule.

«On veut leur donner du millage, c’est l’avenir de notre club. Et s’ils ne jouent pas, ce ne sera pas pour les pénaliser, au contraire. Ça dépend toujours comme tu utilises les pratiques : si tu fais la baboune, il se peut que ça aille mal, mais si tu profites de tes séances d’entraînement, je suis convaincu que ça aide au développement. Vlasic n’avait pas souffert de ne pas jouer en première moitié de saison, à ses débuts. Et au Colorado, Nick Holden n’avait pas joué les 15 ou 20 premiers matchs, mais après cela, je n’étais pas capable de l’enlever de l’alignement», expliquait-il, exemples à l’appui.