Émile Ménard a soulevé le trophée du Duc de Kent au Royal Québec, mardi, pour la deuxième fois de sa jeune carrière.

Et de quatre pour la famille Ménard au Duc de Kent!

La famille Ménard revendique maintenant quatre trophées au prestigieux tournoi Duc de Kent qui s’est terminé hier avec la victoire d’Émile (Pinegrove), sa deuxième, alors que son frère Raoul cumule également deux titres.

Des rondes de 69 et 70 pour 139, cinq coups sous la normale, ont permis à Émile de devancer par deux coups Étienne Papineau (Pinegrove), Jean-Guy Garnier (Royal Québec) et Antoine Sale (Rivermead).

La lutte a été serrée toute la journée, surtout qu’Étienne Papineau a réussi une deuxième ronde de 66, la meilleure du contingent, ce qui lui permettait d’enregistrer un total de 141 et de garder une porte ouverte sur le championnat.

Tout un spectacle

Quant à Ménard et Sale, jouant dans le même groupe en compagnie de Jérémie Marquis (Grand Portneuf), ils ont donné tout un spectacle. «Je savais que j’étais capable de gagner, a mentionné le vainqueur. J’ai eu de bons résultats dans les dernières semaines et je suis arrivé au tournoi en pleine confiance. Mon cadet, Étienne Champagne, mon meilleur ami depuis la première secondaire, a été un précieux atout.»

Pas toujours facile de prendre le dernier départ dans le rôle du meneur. «Je dirais que j’avais un bon stress. C’était excitant de m’exécuter devant mes parents, mon frère Raoul, ma blonde, mes amis.»

Émile Ménard n’a su qu’au 13e trou qu’Étienne Papineau avait affiché un pointage de six sous la normale pour sa deuxième ronde. «L’important pour moi, c’était de regarder le pointage d’Antoine (Sale). Il jouait très bien et son jeu m’a gardé dans le match. Mais l’important, pour moi, c’était que je joue bien ma ronde.»

Lutte serrée

Les deux joueurs se sont échangé la tête à quelques occasions, jusqu’au 12e trou quand Antoine a pris trois coups roulés pour un double bogey. Il a remis ça au trou suivant avec trois autres coups roulés, cette fois pour un bogey.

«Ce fut un passage difficile, mais je ne suis pas déçu de mon jeu. D’ailleurs, je me suis bien repris au 14e quand j’ai réussi un aigle grâce à un long roulé. Par la suite, j’ai été malchanceux sur des roulés qui ont touché à la coupe sans y pénétrer. Je suis fier de moi. C’est sûr que mon frère Julien [vainqueur du Duc de Kent l’an dernier] va me taquiner, mais ce sera amical.»

Le joueur affilié au club Rivermead, en Outaouais, mise beaucoup sur le jeu court. «C’est ma force, le petit jeu, et sur les verts, ça va très bien aussi. Je suis capable de bien placer ma balle. Il faut que j’en profite.»

Auteur de la meilleure ronde du tournoi avec un 66, six sous la normale, Étienne Papineau était fier de ce pointage. «J’étais plus reposé aujourd’hui et surtout plus patient que je ne l’étais la veille. J’ai connu un bon premier neuf avec quatre coups sous la normale. Puis j’ai commis un bogey au 10e, j’ai raté des oiselets aux 11e et 12e et je suis devenu un peu plus crispé. Au 13e, j’ai pris trois coups roulés pour un autre bogey. Je me suis ressaisi par la suite avec un oiselet au 16e, un aigle au 17e et un autre oiselet au 18e

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UN TROPHÉE BIEN MÉRITÉ

Jean-Guy Garnier a pleinement savouré son moment en recevant le trophée André-Gagné remis au joueur de la région de Québec qui obtient le meilleur pointage cumulatif lors du tournoi Duc de Kent.

Des rondes de 71 et 70 pour le golfeur du Royal Québec lui ont permis d’obtenir un résultat global de 141, trois coups sous la normale. Et une deuxième place à égalité avec Étienne Papineau et Brandon White. «Je suis vraiment fier de remporter ce trophée créé en l’honneur d’une légende du golf au Royal Québec. Et je suis particulièrement content de mon tournoi.»

Le joueur de 60 ans a mentionné à la blague qu’il avait failli passer par le vestiaire pour se teindre les cheveux avant de recevoir son trophée. «J’évoluais en compagnie de jeunes et je me sentais pas mal plus vieux. Mais j’ai eu bien du plaisir en jouant avec eux.»

Il y a deux ans, Jean-Guy Garnier, qui œuvre dans le monde des finances, avait joué en compagnie d’Émile Ménard, le gagnant cette année, dans le dernier groupe.

«C’est un bel exploit que j’ai réussi, à mon âge. Ma grande fierté dans ce tournoi est d’avoir disputé deux rondes en dessous de la normale. Mon jeu était constant.»

Membre depuis deux ans au club Royal Québec, Jean-Guy Garnier était attaché au club de Lévis auparavant.

«La réputation d’André Gagné n’est plus à faire partout au Québec et c’est un grand honneur que d’avoir le trophée qui porte son nom. Même si je ne suis pas ici depuis longtemps, je l’ai rencontré quelques fois et il m’a toujours fait une bonne impression.»

André Gagné a été incapable de se rendre au club Royal Québec pour la présentation du trophée qui porte son nom à cause d’un problème de santé. Il a toutefois demandé que l’on félicite le gagnant et que l’on salue tout le monde.