Alexis Gravel sera le gardien partant des Mooseheads d’Halifax.

Éric Veilleux prêt à se frotter aux Remparts

Selon l’entraîneur des Mooseheads d’Halifax, Éric Veilleux, le premier match de la série contre les Remparts, vendredi, est ce pour quoi ses joueurs ont travaillé toute l’année, cumulant 49 victoires et 102 points.

«On parle de vendredi depuis le début de l’année», a lancé Veilleux en entrevue téléphonique avec Le Soleil. «Je pense qu’on a bien progressé cette année, que le processus pour s’améliorer a été bien mis en place», explique celui qui assure ne pas prendre les Remparts, qui les ont battus deux fois en saison régulière, à la légère.

«Tu l’as dit, ils nous ont battus deux fois, alors il faut en tenir compte. On se sert de ça. De plus, dans les playoffs, n’importe qui peut battre n’importe qui, alors on se prépare en fonction de cela», a déclaré Veilleux. «De notre côté, il faudra jouer notre style de jeu, c’est-à-dire utiliser notre rapidité et être efficaces en transition. Il faudra également bien jouer défensivement.»

Bien sûr, les Mooseheads, qui accueillent cette année le tournoi de la Coupe Memorial, visent les plus hauts sommets. «Il y a seize équipes dans les séries. Moi, j’ai été premier, deuxième, septième, mais, peu importe la position, quand tu débutes les séries, il n’y a jamais un meeting d’équipe où tu parles d’autre chose que de te rendre jusqu’au bout.»

Veilleux a l’intention de dire à ses joueurs de garder l’œil sur les Philippe Kurashev, Andrew Coxhead et Aleksei Sergeev. «C’est certain que ce sont de gros morceaux, alors il faudra les surveiller», indique-t-il. Les Mooseheads ont eux-mêmes une solide paire de gardiens de but devant le filet en Alexis Gravel, le numéro un qui montre une moyenne de buts alloués de 2.49, et son substitut Cole McLaren (1.81). «Mes deux gardiens ont été bons toute l’année, mais on y va avec Alexis.»

Retour réussi

Après trois saisons dans la Ligue américaine et une dans la Ligue de la côte Est, Éric Veilleux estime que son retour dans la LHJMQ, où il avait déjà dirigé les Cataractes de Shawinigan et le Drakkar de Baie-Comeau, s’est bien déroulé. «Je trouve que cette saison a passé vite!» raconte-t-il. «Dans la Ligue américaine, je pense que je suis allé chercher de la patience. Je suis plus calme maintenant. Je suis un coach assez demandant, mais j’ai appris qu’il y a des façons de demander, même si je n’ai jamais été un gros criard», illustre-t-il. 

«Au fond, ce n’est pas si compliqué : dans les rangs juniors comme chez les pros, tu as bien beau essayer, mais quand un joueur ne travaille pas, il ne joue pas!» poursuit-il, ajoutant que la transition n’a pas été si difficile entre le Rampage de San Antonio et les Moosheads. «Les joueurs ici apprécient que tous soient traités de la même façon. C’est d’ailleurs des choses qu’eux m’avaient dites quand je leur ai tous téléphoné après ma nomination l’an passé. Ça les agaçait, le laissez-faire sans conséquence. Alors ça a rendu ma job plus facile», poursuit-il, assurant que ses protégés ont travaillé fort toute l’année et qu’ils veulent gagner.

Pour l’instant, les Mooseheads sont en santé et seuls les attaquants Maxim Trépanier, acquis des Olympiques de Gatineau en décembre, et Cole Stewart sont des cas incertains pour le début de la série. «Pour le reste des joueurs, on verra à l’entraînement vendredi», a conclu Veilleux.