Une semaine après avoir appris que ses services ne seraient plus requis par l’organisation de l’Avalanche du Colorado, Éric Veilleux se faisait offrir de diriger les Mooseheads d’Halifax.

Éric Veilleux : d'un appel à l'autre

SHAWINIGAN — Patrick Roy n’est pas le seul membre du club des anciens entraîneurs à reprendre du service dans la LHJMQ. Éric Veilleux en fait tout autant après une éclipse de quatre saisons chez les professionnels.

Ironie du sort, l’une de ses premières activités avec le polo des Mooseheads de Halifax se déroule à Shawinigan, où il a remporté la Coupe Memorial à la barre des Cataractes. Un souvenir qui risque fort bien de lui être rappelé souvent puisque le tournoi aura lieu dans la ville où il vient d’aboutir.

«On n’est pas rendu encore là… Nous avons bien des choses à jaser, bien de hockey à jouer, mais regarde, c’est du déjà-vu. Je l’ai toujours dit, il y a une autre Coupe avant celle-là, et il y a 18 équipes qui la veulent, alors on va se préparer en conséquence», disait-il, jeudi, à sa sortie d’une réunion en marge des assises de la LHJMQ.

Veilleux est déjà prêt à relever ce nouveau défi. Il n’avait pas planifié ce hasard de la vie survenu une semaine après la fin de son mandat comme entraîneur-chef du club-école de l’Avalanche du Colorado.

«Je suis privilégié juste d’avoir été appelé. Pour être honnête, j’ai été surpris, c’est une belle marque de confiance. D’avoir été celui nommé pour faire partie du casse-tête, c’est tout un honneur. Je vais faire de mon possible, comme tous les membres de l’organisation et les joueurs, pour que ça fonctionne.»

Aucune surprise

En fait, Veilleux a reçu le coup de fil des Mooseheads une semaine après l’appel de l’Avalanche à l’effet qu’il ne serait pas de retour. Il n’a pas été surpris par le non-renouvellement de son contrat.

«L’équipe déménageait, il y avait des entraîneurs disponibles là-bas. D’un autre côté, si on avait fait une couple de rondes dans les séries, ça aurait peut-être été différent. J’ai été bien traité par le Colorado, mais il était temps de passer à autre chose.»

Il revient dans la LHJMQ avec un bagage professionnel qu’il n’avait pas lorsqu’il dirigeait les Cataractes. «Je n’ai pas d’ego, je vois cela comme une opportunité. Le junior et le professionnel, c’est différent. La Ligue américaine est quand même assez jeune. La double affiliation avec l’Avalanche et St. Louis n’a pas été si facile que ça. Il y a des soirs où chaque organisation pouvait rappeler un joueur, donc j’en perdais deux… Dans la Ligue East Coast, je faisais moins de coaching et plus de téléphone», expliquait-il à propos des deux niveaux où il a travaillé.

Propriétaire des Mooseheads, Bobby Smith était ravi de l’embauche de Veilleux. «Nous avons été chanceux qu’il soit disponible. Il a remporté la Coupe Memorial, tout comme Gerard Gallant, Dominique Ducharme et Mario Pouliot. Il possède de l’expérience comme club-hôte.»

De son côté, Patrick Roy était ravi du retour de Veilleux dans la LHJMQ. «Je l’avais fortement recommandé à l’Avalanche, et Joe [Sakic] l’avait engagé. J’aurais eu du plaisir à travailler avec lui, mais je n’ai pas pu le faire. Je suis convaincu qu’il fera du bon travail à Halifax.»