Avant de mettre le cap sur l’Europe en 2006, Éric Chouinard a joué 90 matchs dans la Ligue nationale de hockey, dont 31 avec le Wild du Minnesota.

Éric Chouinard finira sa carrière en Allemagne

Ce n’est pas en France, mais plutôt en Allemagne qu’Éric Chouinard disputera les derniers mois de sa carrière de joueur de hockey. L’ancien des Remparts a signé un contrat avec les Tigers de Bayreuth pour y terminer la saison en deuxième division de la Ligue allemande de hockey.

Il était déjà prévu que l’ex-choix de première ronde du Canadien accroche ses patins au terme de la présente campagne, qui lui a aussi permis de préparer sa seconde carrière dans le monde du hockey puisqu’il est devenu l’adjoint au préfet de discipline de la LHJMQ, Raymond Bolduc.

«J’aurais bien aimé finir ma carrière à Grenoble. Les dirigeants étaient ouverts à l’idée que je me joigne à eux à la mi-saison, mais plus le temps avançait et moins pouvaient-ils se permettre d’attendre. La blessure à un défenseur régulier a obligé la direction à utiliser sa dernière carte de joueur étranger pour le remplacer, un point de vue que je pouvais comprendre», expliquait Chouinard, mercredi.

Libre comme l’air, il a reçu plusieurs offres de clubs français, mais une récente proposition en provenance de l’Allemagne l’a convaincue à retourner dans le pays où il a connu «les meilleures saisons» de sa carrière européenne, selon lui. «Ma famille et moi, on a adoré notre séjour en Allemagne [de 2006 à 2013], et Bayreuth n’est pas loin d’où j’ai joué. Pour nous, c’était logique d’aller finir ça en Allemagne», notait celui qui s’envolera pour l’Europe, le 10 décembre.

Bayreuth est le club affilié à Nuremberg, où il a disputé quatre saisons en première division. En 2010-2011, il avait connu sa deuxième saison la plus productive en sol européen avec une récolte de 24 buts et 49 points en 52 matchs. Il a marqué l’histoire des Remparts avec des saisons de 41, 50 et 57 buts de 1997 à 2000.

Une autre facette

La mise sous contrat de Chouinard devrait permettre aux Tigres d’éviter une relégation, comme le veut la façon de faire des différentes ligues européennes.

«Dans mon esprit, c’était clair que j’allais jouer une dernière moitié de saison. J’ai aussi la chance de pouvoir poursuivre mon travail à distance avec Raymond jusqu’à mon retour. Si on ne me l’avait pas permis, j’aurais sans doute arrêté de jouer, mais là, j’ai le meilleur des deux mondes.

«Je pars l’esprit en paix pour faire mon dernier tour de piste dans un pays que je connais bien, où j’ai passé de belles années de ma vie. J’aurais aimé pouvoir finir ça à Grenoble, mais je ne peux pas tout avoir non plus. Je suis déjà chanceux de pouvoir partir à ce moment-ci. Alors let’s go, je m’en vais en Allemagne.»

Chouinard a profité de l’automne pour découvrir une autre facette du hockey. Et les quelques mois passés en compagnie de Bolduc l’ont rassuré. «J’adore ça, j’ai beaucoup de plaisir de m’impliquer, de revoir plein de monde que je connais», dit celui qui évitera tout coup pouvant mener à suspension, en Allemagne.

«Je serais bien mal placé pour ça…» lance-t-il en riant.