Elliot Lavoie et Thomas Couture entourent l’entraîneur-chef Éric Bélanger. À l’avant, on retrouve Julien Hébert et Dylan Champagne.

Éric Bélanger enthousiasmé par son deuxième passage dans le midget AAA

Il s’en souvient comme si c’était hier : en 1993, Éric Bélanger avait été retranché au terme du camp d’entraînement des Cantonniers de Magog, dans le midget AAA. Ça ne l’a pas empêché de jouer dans la LHJMQ, d’atteindre la LNH… et de devenir le nouvel entraîneur-chef des Chevaliers de Lévis, dans cette même Ligue midget AAA.

Ces derniers jours, Bélanger et ses adjoints ont finalisé l’alignement 2019-2020 des Chevaliers. Il savait donc quoi dire à ceux qu’ils retranchaient, mais aussi à ses nouveaux troupiers.

«Je me revois à cet âge, parce que j’avais été coupé dans le midget AAA. Alors quand j’ai fait les dernières coupures, le message était de leur faire comprendre qu’ils avaient deux choix : se mettre la tête entre les jambes ou se relever les manches. Je le sais, je l’ai vécu. On m’avait rappelé après 14 matchs, j’ai ensuite été repêché par les Harfangs de Beauport et j’ai atteint la LNH. Alors ce n’est pas terminé pour ces joueurs-là, tandis que ceux qui joueront dans le midget AAA sont chanceux de pouvoir vivre cela», racontait-il, mardi, lors du dévoilement de l’actuelle édition des Chevaliers.

Natif de Sherbrooke et installé à Québec, Bélanger a évolué pendant 15 saisons dans la LNH, effectuant même un petit détour en KHL. Il vient de passer trois saisons dans la structure du Blizzard du Séminaire Saint-François, où il a dirigé le midget espoir lors des deux dernières années. Après avoir atteint la finale, l’année précédente, il a remporté le championnat provincial, le printemps dernier. Le voilà maintenant dans un poste qui lui permet d’effectuer un pas de plus dans sa seconde carrière. Car le métier d’entraîneur l’intéresse, et pas seulement dans le hockey mineur. Il s’est inspiré de Dave Tippett et Bob Hartley, deux coachs ayant marqué positivement sa carrière. Mais aussi d’un autre qui lui a montré le mauvais côté de la profession. «Il se connaît», dit-il en riant, sans le nommer.

Aider ses joueurs

Pour l’heure, Bélanger veut aider les joueurs qu’il aura sous la main à atteindre leur plein potentiel. Pour ce faire, il veut jouer la carte de la vérité.

«Avec moi, les joueurs vont savoir à quoi s’en tenir, que ce soit bon ou pas, ils ne s’en iront pas à la maison avec des doutes en tête. Il y aura une ligne directrice, une structure, mais il faut aussi être proche des joueurs, surtout avec les millénaux, qui veulent tout savoir. Il faut tout leur expliquer, je vais le faire.»

Lorsqu’on lui demande si la présente version des Chevaliers traînera le poids de l’incroyable saison de l’an dernier de 41 victoires contre une seule défaite, il passe de la parole aux actes.

«Je serais menteur de dire que je ne veux pas en gagner 42, je suis assez mauvais perdant. Mais ce ne serait pas correct pour les joueurs de mettre la barre aussi haute. Nous avons des attentes qu’on va garder pour nous, mais je serai exigeant et je veux que les joueurs le soient tout autant envers eux et leurs coéquipiers.»

Il compte sur sept joueurs de l’édition de l’an passé, dont le gardien Thomas Couture, le défenseur Anthony Lavoie et les attaquants Elliot Lavoie et Julien Hébert.

«Ce fut très le fun de bâtir une équipe à mon image. Maintenant, ça appartient au groupe de leaders, aux anciens. Je vais être là pour leur des conseils, mais à la fin de la journée, ce sont eux qui les appliqueront», dit celui qui se retrouve maintenant avec l’organisation de l’autre rive.

Les Chevaliers ouvrent leur saison vendredi (19h30) à l’aréna de Lévis, qu’ils retrouvent après une année passée en logement à Charny.