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Les receveurs Naaman Roosevelt (82) et Jake Wieneke (9)
Les receveurs Naaman Roosevelt (82) et Jake Wieneke (9)

Entre vétérans et nouveaux venus, les Alouettes ont plusieurs munitions à l'attaque

Daphnée Malboeuf
La Presse Canadienne
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Les pièces du casse-tête ont beau ne pas être encore toutes en place au 11e jour du camp d’entraînement des Alouettes de Montréal, mais déjà le nid semble bien garni à l’attaque grâce à un heureux mélange de vétérans ambitieux et de nouveaux venus motivés.

Alors que plusieurs interrogations planaient au début du camp, il était clair que l’attaque demeurerait le noyau le plus important de la formation montréalaise. Le retour de vétérans de talent, quelques armes de prédilections, permettait déjà d’entrevoir un avenir prometteur au sein de l’unité offensive.

Les Alouettes ne se sont toutefois pas contenté de leurs joueurs clés. Au cours des derniers mois, le directeur général Danny Maciocia a mis le grappin sur quelques joueurs provenant des quatre coins de la Ligue canadienne de football (LCF), afin de se munir d’effectifs expérimentés.

Après avoir passé cinq saisons dans la LCF avec les Roughriders de la Saskatchewan, le receveur éloigné Naaman Roosevelt a rejoint les rangs des Moineaux en février 2020.

Bien que sa réputation ne soit plus à faire, il avoue avoir été impressionné par le talent au sein du groupe.

«Il y a tellement de talent à toutes les positions. Le noyau est impressionnant. Les gars peuvent faire à peu près n’importe quoi», a souligné le vétéran de 33 ans, qui croit que le club peut se permettre d’avoir de grandes attentes pour la saison à venir.

En plus des résultats probants sur le terrain, le receveur éloigné a le baluchon d’expériences bien rempli et il compte bien en faire profiter ses coéquipiers, surtout les plus jeunes d’entre eux.

«Je dis aux jeunes de prendre soin de leur corps. Au football, ton corps fait foi de tout. J’essaie aussi de leur apprendre à prendre soin de leur santé mentale. Nous n’avons pas joué depuis un moment et là, nous sommes de retour à plein régime. Alors je leur apprends que c’est bon parfois de prendre un petit pas de recul, de se changer les idées un peu. Parfois, ça peut être stressant un camp d’entraînement, ça peut t’affecter.»

Roosevelt entend aussi utiliser ses apprentissages à bon escient. De son propre aveu, sa compréhension du jeu aiguisée et ses connaissances approfondies du circuit canadien pourraient être un atout.

«Au fil des ans, j’ai beaucoup appris. Je sais quand un blitz s’en vient, je comprends quel genre de couverture nos adversaires utilisent, donc je le dis à mes coéquipiers.

«Je vais essayer d’être un peu le quart-arrière supplémentaire en communiquant beaucoup sur le terrain pour aider mes coéquipiers le plus possible», a avancé l’ancien porte-couleurs des Bills de Buffalo, dans la NFL.

Pour l’entraîneur-chef Khari Jones, Roosevelt se présente comme une munition de choix. Bien que l’attaque des Alouettes compte davantage sur le jeu au sol, elle pourra maintenant compter sur différentes options par la passe. Lors de la saison 2019, le receveur a réussi 77 attrapés pour des gains de 946 verges et un touché.

«C’est un joueur constant. Tu sais qu’il va faire la bonne chose lorsque le ballon est lancé dans sa direction. Et c’est le genre de joueur que tu aimes vraiment parce qu’il est vraiment fiable, a décrit Jones. Et je déteste utiliser ces termes-là, parce qu’on dirait que c’est ennuyant, mais tu as vraiment besoin de ce genre de joueur dans ta formation.»

Des oisillons bien prometteurs

Les interrogations des premiers jours ont fait place à des luttes plus serrées qu’anticipées et certains jeunes joueurs pourraient chambouler les plans de l’organisation.

À sa première année avec les Moineaux, le centre-arrière Regis Cibasu réussit à tirer son épingle du jeu jusqu’à présent. Le Montréalais pourrait forcer la main de l’organisation, grâce notamment à sa polyvalence et son gabarit imposant.

Bien que les joueurs soient encore nombreux sur le terrain, le numéro 83 n’est pas passé inaperçu auprès de l’entraîneur-chef.

«J’ai aimé ce que je voyais de lui à Toronto, sa façon de jouer. C’est un joueur d’un bon gabarit, il est très robuste et il sait attraper un ballon, a mentionné Jones à propos de l’athlète de six pieds trois pouces et 232 livres.

«Il a tous les outils et là il commence à les rassembler et les utiliser. Il est un espoir intéressant et il pourrait avoir son utilité au sein de la formation, avec son expérience comme receveur. Il est très intrigant pour le moment.»

Entre les vétérans de qualité et les jeunes affamés, Jones aura des choix déchirants à faire au cours des prochains jours pour réduire ses effectifs.

«Il y a des choix qui seront des risques calculés, puisque je vois leur potentiel et je sais qu’ils vont pouvoir s’améliorer. C’est difficile, a admis l’entraîneur-chef. Ce serait plus facile de donner la chance à ceux qui ont déjà de l’expérience, des gars que nous connaissons. Mais tu veux aussi donner une chance aux gars qui n’ont pas eu l’opportunité de jouer de match à proprement dit de se faire valoir.»

En fin de journée, le club a annoncé avoir libéré le receveur Eli Rogers, les demis offensifs Dominick Bragalone et Anthony Jones, ainsi que le secondeur Romeo Finley.