Situé à Long Island, le Nassau Coliseum a l’histoire de son côté. Plus intime, il est aussi plus facile d’accès pour les partisans des Islanders, qui restent concentrés dans les comtés environnants, Nassau et Suffolk. Pour plusieurs, il s’agit d’un authentique aréna de hockey.

Entre Brooklyn et Long Island, les partisans des Islanders préfèrent le Coliseum

NEW YORK — Le Barclays Center est plus récent et plus «au goût du jour», avec des kiosques alimentaires plus variés. Mais le Nassau Coliseum a l’histoire de son côté.

Les Islanders ont deux domiciles cette saison, mais les partisans ont toujours été clairs quant à leur préférence.

Situé à Brooklyn, le Barclays Center leur fait peu d’effet. Ils continuent d’aimer leur Colisée rénové. Plus intime, le Coliseum est aussi plus facile d’accès pour les partisans des Islanders, qui restent concentrés dans les comtés environnants, Nassau et Suffolk.

«Ici on parle d’un authentique aréna de hockey, mentionne Peter Rotolo, qui était au Colisée lors d’un match ce mois-ci. Au Barclays, les sièges sont mal orientés. C’est un bel endroit, mais c’est conçu pour le basket et les concerts.»

Plusieurs n’ont jamais vraiment accepté le déménagement de 2015, après 43 ans à Uniondale. Cela inclut quatre coupes Stanley d’affilée, à compter de 1980.

Le Coliseum est à presque 50 km du repaire des Nets. D’une certaine façon, il paraît se trouver sur une autre planète.

Un arrangement fait que les Islanders disputent leurs matchs à domicile aux deux endroits. L’entente devrait durer jusqu’à la fin de la saison 2020-21. À partir de la saison suivante, l’équipe va jouer dans un nouvel aréna, à Belmont Park. On prévoit une première pelletée de terre en mai.

Cette saison, les Islanders ont disputé leurs 11 premiers matches locaux à Brooklyn, avant une séquence de 18 matchs où les arénas se partagent le club. Les 12 dernières rencontres seront présentées à Long Island. Le dernier match au Barclays Center aura lieu le 16 février, contre Edmonton.

Situé à Brooklyn, le Barclays Center est plus récent et plus «au goût du jour», avec des kiosques alimentaires plus variés. Les amateurs sont cependant d’avis que les sièges sont mal orientés et que même si c’est un bel endroit, il est conçu pour le basket et les concerts.

La formule de séries

On ne sait pas encore quelle serait la formule si les Islanders prenaient part aux séries. Ils mènent leur section avec une fiche de 29-15-5.

Josh Rosenberg, qui vit à environ 10 minutes du Colisée, irait à une place ou une autre, mais il préfère l’option de proximité, pour son atmosphère.

«Je suis un inconditionnel, mais l’ambiance est bien meilleure au Colisée, dit-il. Tout le monde suit l’action avec enthousiasme. Les vrais fans sont là.»

Les chiffres d’assistance font écho à ses propos. En sept matchs au Coliseum cette saison, les Islanders ont attiré en moyenne 13 568 spectateurs, incluant quatre salles combles (13 917). Ils ont attiré en moyenne 10 788 personnes à Barclays Center, où la capacité est 15 795 personnes; ils n’ont pas joué à guichets fermés à Brooklyn.  

À ce point-ci de la campagne, les Islanders ont un dossier de 5-1-1 à Long Island et de 9-6-2 à Brooklyn. BSE Global, qui exploite les deux arénas, aimerait que tous les matchs locaux soient au Colisée. La LNH s’est toutefois opposée à l’option, vu entre autres la capacité bien modeste, par rapport aux arénas plus typiques du circuit.

Le Coliseum et le complexe d’entraînement, à 1,5 km l’un de l’autre, se trouvent à moins de 30 minutes des résidences des joueurs. En comparaison, ça peut prendre une heure et quart pour aller à Brooklyn, avec le trafic de l’après-midi à New York. Certains joueurs se rendent à Brooklyn en train de banlieue, puis ils rentrent chez eux via des services automobiles.

«Au bout du compte, l’aréna ne fait pas de différence, a dit le vétéran Matt Martin. Notre travail est de s’y présenter et de gagner. L’approche est la même.»