À ses quatrièmes Jeux parapanaméricains, c’est invaincue et avec enfin une médaille d’or au cou que la cocapitaine de l’équipe canadienne de basketball en fauteuil roulant, Cindy Ouellet, est rentrée à son domicile de Québec.

Enfin des Jeux en or pour Cindy Ouellet!

À ses quatrièmes Jeux parapanaméricains, c’est invaincue et avec enfin une médaille d’or au cou que la cocapitaine de l’équipe canadienne de basketball en fauteuil roulant, Cindy Ouellet, est rentrée à son domicile de Québec. Tout juste arrivée de Lima, au Pérou, l’athlète de 30 ans a déjà un œil sur les Jeux paralympiques de Tokyo l’an prochain en même temps qu’elle complète un doctorat en génie biomédical.

«Pour participer aux Jeux de Tokyo, il fallait avoir l’une des deux premières places à Lima et on savait que les Brésiliennes et les Américaines seraient les équipes à battre», raconte celle qui en sera à ses troisièmes Jeux paralympiques après Pékin et Londres. 

À Lima, la formation canadienne a remporté facilement ses trois matchs préliminaires contre la Colombie, l’Argentine et le Mexique pour ensuite affronter le Brésil en demi-finale. «Ce match a débuté très serré et c’est resté comme ça jusqu’au troisième quart», raconte Cindy au sujet de la partie que son équipe a finalement remportée 61 à 40 pour mériter un laissez-passer pour la finale et la redoutable équipe des États-Unis.

«Après la demi-finale, le stress est parti parce qu’on savait qu’on était qualifiées pour Tokyo. Par contre, on voulait aussi toutes enfin obtenir une médaille d’or», raconte celle qui avait dû jusque là se contenter d’argent lors des trois Jeux parapanaméricains auxquels elle avait participé.

Gros défi

«C’était vraiment le gros défi d’affronter l’équipe américaine et ça a été un effort d’équipe du début à la fin», explique-t-elle à propos de la partie remportée par le score serré de 67 à 64. «C’était vraiment agréable comme sensation de revenir après avoir gagné. On sait en plus qu’on est en bonne position pour Tokyo. On a une équipe jeune et beaucoup de potentiel», poursuit Cindy, qui estime que malgré son titre de cocapitaine, toutes ses coéquipières jouent un rôle au niveau du leadership dans l’équipe. «Je ne suis pas la plus vieille de l’équipe, mais je suis celle qui a le plus d’expérience puisque la plupart ont un ou deux jeux d’expérience. Autant moi qu’Arinn [Young, l’autre cocapitaine] voulons être là pour chacune des onze autres filles de l’équipe, mais ce n’est plus comme c’était auparavant où les joueuses regardaient seulement les capitaines pour le leadership. Chacune a quelque chose à apporter à ce niveau.», signale-t-elle.

La native de Rivière-du-Loup ajoute que les changements majeurs au sein du personnel d’entraîneurs depuis les Jeux paralympiques de Rio en 2016 ont également eu un effet bénéfique sur l’équipe canadienne. «Marc-Antoine Ducharme, qui dirigeait déjà l’équipe du Québec, est le nouvel entraîneur-chef. Tout le coaching staff a été renouvelé et on a un nouveau programme qui fonctionne super bien», analyse Cindy, notant entre autres la qualification pour les championnats du monde en 2017 et les performances de son équipe à Lima.

Saveur québécoise

La nouvelle équipe canadienne a également une saveur particulièrement québécoise. Cinq joueuses sur 12 sont natives de la Belle Province en plus de l’entraîneur-chef. Cindy Ouellet évolue en effet aux côtés des Montréalaises Maude Jacques, Élodie Tessier, Rosalie Lalonde et Sandrine Bérubé. «Nous avons de bonnes ligues au Québec et Parasport Québec fait un excellent travail de développement à un plus jeune âge, même si on sait que plusieurs commencent le sport paralympique plus vieux à cause d’un accident ou de la maladie», explique celle qui a elle-même débuté le basketball en fauteuil roulant à 15 ans après avoir perdu l’usage de ses jambes en raison d’un cancer trois ans plus tôt.

«C’est vraiment bon également de voir que les médias s’intéressent davantage au sport paralympique et que des compagnies comme Canadian Tire et Toyota s’associent à des athlètes paralympiques. Ça nous donne plus de visibilité en plus de montrer à ceux qui ont un handicap qu’ils peuvent faire ou refaire du sport malgré ce handicap», termine-t-elle.