Après sa défaite, Nick Kyrgios a traversé le court, consultant son téléphone, histoire de bien montrer qu’il avait certainement d’autres choses plus intéressantes à faire.

Encore une controverse de Kyrgios à Shanghaï

SHANGHAÏ — Nick Kyrgios a encore fait parler de lui à Shanghaï, une nouvelle séquence à l’image de ce talent gâché depuis longtemps par une attitude toujours aussi déconcertante.

Aux Internationaux des États-Unis, son dialogue surréaliste avec l’arbitre de chaise Mohamed Lahyani avait fait polémique. Mais l’Australien de 23 ans n’y était pas forcément pour grand-chose.

Voyant que Kyrgios était en train de glisser doucement vers un nouveau non-match face au Français Pierre-Hugues Herbert, l’arbitre suédois était descendu de sa chaise et lui avait notamment dit «vouloir l’aider» et qu’il valait mieux que ça. L’arbitre était clairement sorti de son rôle et avait été suspendu deux semaines du circuit. 

Quelques semaines plus tard, le ton du dialogue avec l’arbitre de chaise de son premier tour lundi à Shanghaï a été beaucoup moins empathique. Après le gain du premier set face au modeste Américain Klahn (104e joueur mondial), il a clairement baissé en intensité et montré moins d’entrain sur le début du deuxième.

L’arbitre l’a alors prévenu : «Tu es à la limite» de la non-combativité, qui peut être sanctionnée. Une remarque que l’Australien (38mondial) n’a guère appréciée, déclenchant une longue et vive discussion entre les deux. Juste après cette joute, Kyrgios a planté un as et lancé : «Et ça, c’est limite?» dans une arrogance propre à son style.

Il s’est ensuite éteint tranquillement, laissant filer les cinq derniers jeux pour finalement s’incliner en trois sets. Il a ensuite traversé le court, consultant ostensiblement son téléphone, histoire de bien montrer qu’il avait certainement d’autres choses plus intéressantes à faire.

Trois fois en trois ans

Placé en fin de saison, le tournoi de Shanghaï n’est clairement pas la tasse de thé de Kyrgios. En 2016 il avait totalement saboté son match face à Mischa Zverev, servant même en dessous de la vitesse prise par les radars. Il avait écopé d’une suspension de trois semaines.

L’année dernière, il avait abandonné sur un coup de tête en plein match après la perte du premier set face à l’Américain Johnson. Trois fois d’affilée, trois polémiques, trois défaites. Un rendez-vous régulier.