Mikaël Robidoux a retrouvé le sourire après une fin de saison marquée par les blessures.

En santé, Mikaël Robidoux regarde devant lui

Découragé au point d’avoir brièvement pensé à lancer la serviette pendant qu’il était au rancart, la saison dernière, Mikaël Robidoux n’a pas laissé la malchance prendre le dessus sur son amour du hockey. En santé, l’ailier droit des Remparts de Québec ne regarde pas derrière lui, il est prêt à foncer droit devant.

Deux dates ont marqué la dernière campagne de Robidoux dans la LHJMQ. Le 17 janvier, il subissait d’urgence l’ablation de la rate au terme d’un match disputé au Cap-Breton. Et le 2 mars, une blessure au genou mettait un terme à sa saison, qui devait normalement prendre fin après sa splénectomie de janvier…

«Ça va super bien, je suis en santé», disait-il d’entrée de jeu, mercredi, à sa sortie de la patinoire du Pavillon de la jeunesse, où se tient le long camp d’entraînement des Remparts.

Robidoux ne pense plus vraiment à ce qui lui est arrivé. Il estime que ses malheurs font partie du passé. Il a profité de sa période de rééducation pour retrouver sa motivation.

«Ç’a vraiment été une saison difficile pour moi. Lorsqu’on m’avait dit que je ne pourrais plus jouer de l’année par le médecin à la suite de l’histoire de la rate, ça avait été un gros coup à encaisser. Mais deux mois plus tard, je revenais au jeu, et après une période et demie, je me suis blessé [au genou], ç’a été un autre gros coup, peut-être même plus dur à prendre que le premier. J’étais tellement en maudit et découragé.

«Sans dire que je ne voulais plus jouer, je me questionnais. J’ai vécu cela difficilement, ce fut une épreuve à surmonter. J’aurais tellement voulu être là avec les gars dans les séries. Mais j’aime trop le hockey, je ne pouvais pas arrêter», explique le joueur de 19 ans.

«Top shape»

Au début du mois d’avril, Robidoux a pu reprendre l’entraînement, et à compter du 1er mai, il était rétabli à 100 %, pouvant pousser la machine sans restriction physique. «Je suis arrivé au camp top shape, comme on dit. Dès que j’ai mis le patin sur la glace, j’ai arrêté de penser à l’an passé. Tout est derrière moi», assure-t-il.

Avant que le ciel ne lui tombe deux fois sur la tête, Robidoux avait réussi à élever son jeu. Rapide et énergique, il ne lui restait qu’à bien contrôler son intensité. La saison dernière, il a écopé de trois matchs de suspension en plus d’une amende de 500 $ de la LHJMQ.

«J’ai aimé jouer pour Philippe [Boucher], il m’a aidé à comprendre des choses, et je vais continuer à le faire avec Patrick [Roy]. Il veut que j’utiliser ma vitesse, que je joue mon style, mais il m’a aussi dit de le faire avec intelligence et non pas de me lancer partout à 100 000 %», illustre celui qui veut bien canaliser son énergie.

Auteur d’une fiche de sept buts et 16 points en 41 matchs, Robidoux aimerait aussi être plus présent sur la feuille de pointage. Pour l’instant, il complète un trio avec Louis-Filip Côté et Olivier Mathieu.

«J’ai joué avec Côté, l’an passé, on a une certaine chimie et on se complète bien avec Mathieu. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont été des choix de première ronde. Je pense que sera capable d’amener de l’offensive.»

Au-delà de sa production personnelle, il pense d’abord et avant tout aux succès de l’équipe. «J’ai 19 ans, je sais que je dois connaître une bonne saison. Mais j’ai aussi hâte que l’on gagne. Je suis ici depuis trois ans, je n’ai jamais passé la première ronde en séries. Je veux bien performer, oui, mais je veux aussi que tout le monde embarque, que l’on cause une surprise, et je pense qu’on est capable de le faire.»

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LE CAPITAINE IDENTIFIÉ

L’entraîneur-chef Patrick Roy n’a pas encore dévoilé publiquement son identité, mais il a déjà identifié qui serait le prochain capitaine des Remparts et les assistants. «On attend le moment opportun pour en faire l’annonce, mais la décision est prise. J’ai parlé au gars que je voyais comme capitaine, sauf que je n’ai pas encore rencontré ceux qui seront ses assistants. Il y a des gars qui sont partis dans les camps pros, je vais rencontrer tous les joueurs individuellement la semaine prochaine et parler avec les vétérans pour leur faire connaître mes attentes et échanger avec pour voir comment ça va, jusqu’à maintenant», expliquait le nouveau Diable rouge en chef.

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BARIBEAU A PATINÉ

Le gardien Dereck Baribeau a patiné au camp des recrues du Wild du Minnesota, mardi, mais le résultat n’a pas été concluant. «Selon ce que j’ai pu comprendre, ç’a été moyen. On devrait avoir plus de nouvelles dans son cas, jeudi. Je pense que ça prend le bon bord, c’est ce qu’on souhaite», disait l’entraîneur-chef à propos du gardien qui devait passer une imagerie par résonance magnétique avant son départ, la semaine dernière. Mais celle-ci n’a pas eu lieu à Québec, puisqu’il a été invité à se rendre au Minnesota quelques jours avant la date prévue. Acquis des Tigres pendant le camp, Anthony Moronne sera le gardien d’office pour les deux derniers matchs préparatoires, dont celui de vendredi à Victoriaville.