Pendant que le demi offensif étoile Le’Veon Bell boude, les Steelers de Pittsburgh s’en remettront dans le champ arrière à James Conner (photo), une situation qui ne semble pas inquiéter l’entraîneur Mike Tomlin.

En l'absence de Bell, les Steelers en confiance avec Conner

PITTSBURGH — L’entraîneur-chef Mike Tomlin ne sait toujours pas quand Le’Veon Bell va se présenter au travail.

Le demi offensif étoile sera peut-être prêt à temps pour le premier match de la saison des Steelers de Pittsburgh à Cleveland, dimanche. Ou peut-être que Bell sautera une semaine pour envoyer un dernier message au sujet de sa frustration de ne pas avoir signé un contrat de plusieurs saisons pendant la saison morte. Ou peut-être Bell attendra-t-il au début novembre pour signer un contrat d’un an, ce qui lui coûterait des millions de dollars en salaire perdu, une manne que Bell espère récupérer au printemps prochain sur le marché des joueurs autonomes.

Tomlin insiste pour dire qu’il a déjà trop à faire pour préparer son équipe en vue de la quête d’un troisième titre consécutif dans la section Nord de la Conférence américaine pour vérifier constamment le casier de Bell pour voir s’il est arrivé. «Quand il arrivera, nous commencerons à considérer les questions concernant Le’Veon Bell», a déclaré l’entraîneur-chef des Steelers.

Même s’il a été en contact avec Bell pendant son long congé sabbatique — la dernière présence du joueur vedette avec l’équipe a eu lieu lors de la défaite en éliminatoire contre Jacksonville en janvier —, Tomlin n’a aucune idée de ce qu’il adviendra quand Bell signera le contrat qui fera de lui le demi offensif le mieux payé de la Ligue et donnera le signal du compte à rebours de son départ en 2019.

Tomlin a donc refusé de s’avancer sur le temps dont Bell aura besoin pour se préparer à jouer après huit mois sans entraînement. Ça pourrait être une semaine, comme l’an dernier. Mais ce pourrait être plus long. «Actuellement, je me concentre sur les gars qui sont ici.»

James Conner, un joueur de deuxième année, figure par ceux-là. L’ancienne vedette de l’Université de Pittsburgh a fait des progrès significatifs au camp d’entraînement. Après une saison recrue inégale au cours de laquelle il a dû composer avec divers problèmes de santé, dont une blessure au genou en décembre, il s’est affirmé au cours des derniers mois, gagnant la confiance de ses coéquipiers et impressionnant l’entraîneur-chef.

À la question à savoir s’il est plus à l’aise de la profondeur au poste de demi offensif qu’il ne l’était avant le début de la saison 2017, Tomlin a répondu par l’affirmative. Quand on lui a demandé pourquoi, Tomlin a simplement répondu : «James».

Vainqueur du cancer

Conner est un choix de troisième ronde (105e au total) en 2017, ce qui venait à l’époque couronner son formidable retour, lui qui avait appris en novembre 2015 qu’il souffrait de la maladie de Hodgkin, la même forme de cancer qui a frappé Mario Lemieux. À son retour sur le terrain avec l’Université de Pittsburgh, en 2016, il était devenu le meneur de la Conférence de la côte Atlantique de la NCAA pour les touchés, avec 56 (52 au sol, 4 par la passe).

L’an denrier, le natif d’Erie, en Pennsylvanie, a vu peu d’action, récoltant 144 verges de gains en seulement 32 portées. Mais soudainement, en raison de l’absence de Bell, le voilà propulsé comme partant, lui qui a mené les Steelers en matchs préparatoires avec 100 verges de gains, incluant une course de 26 verges contre l’unité partante des Packers de Green Bay. Conner a aussi amélioré ses faiblesses comme receveur et comme bloqueur. 

«Si on y va avec James, je crois que tout se passera bien, affirme le garde Ramon Foster. Il s’est beaucoup amélioré et on a confiance en lui. Alors c’est lui le partant. Je ne veux pas manquer de respect pour [Bell], mais on doit passer à autre chose. Le train est en marche.»