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Élizabeth Giguère
Élizabeth Giguère

Élizabeth Giguère, meilleure marqueuse de l’histoire de Clarkson

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
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La hockeyeuse de Québec Élizabeth Giguère a inscrit une fois de plus son nom dans le livre des records des Golden Knights de l’Université Clarkson lundi en surpassant son ex-coéquipière Loren Gabel pour le nombre de points en carrière dans une victoire de 5 à 1 sur les Sharks de l’Université de Long Island.

L’attaquante de 23 ans était à égalité avec Gabel avec 213 points en carrière quand elle a obtenu une aide sur le premier but du match, inscrit par son ancienne coéquipière des Titans de Limoilou Gabrielle David. Elle a ensuite marqué le cinquième filet des Golden Knights en début de troisième période.

Le record universitaire américain au hockey féminin appartient à l’Ontarienne Meghan Agosta avec 303 points (157 buts, 146 aides) en carrière avec les Lakers de l’Université Mercyhurst en 2007, 2008, 2009 et 2011. Agosta a aussi porté les couleurs des Canadiennes de Montréal et remporté l’or avec l’équipe olympique canadienne à Turin, Vancouver et Sotchi et l’argent à PyeongChang.

Élizabeth Giguère n’en est pas à son premier record, elle qui avait établi un record pour une recrue à sa première saison avec 27 buts et 71 points. Quand elle aura complété la présente saison écourtée, elle détiendra presque tous les records de l’histoire du hockey féminin à Clarkson. Elle tentera aussi d’aider les Golden Knights à décrocher un autre championnat national, elle qui en a déjà remporté deux.

L’an dernier, elle est aussi devenue la troisième Québécoise à remporter le trophée Patty Kazmaier remis à la meilleure joueuse universitaire aux États-Unis. 

Prochaine étape

L’entraîneur des Titans de Limoilou, Pascal Dufresne, est très fier de voir son ancienne protégée survoler ainsi le circuit universitaire américain. «C’est une fille de Québec qui a fait son hockey mineur ici et est passée par toutes les étapes, le hockey midget et le hockey collégial avant de se distinguer au niveau universitaire», déclare celui qui croit que la prochaine étape logique pour Élizabeth est de se joindre à l’équipe nationale du Canada.

«J’espère de tout coeur que ce sera ce qui arrivera. Elle a fait partie de l’équipe des moins de 18 ans, elle a fait partie de l’équipe de développement. Il n’y a que le groupe senior dont elle n’ait pas encore fait partie et, pour moi, c’est une évidence qu’elle y a sa place, surtout avec la centralisation qui précède l’année olympique de 2022», plaide-t-il.

«Élizabeth a des qualités offensives que personne n’a au Canada. Je ne vois pas comment elle ne pourrait pas avoir sa place dans l’équipe canadienne puisqu’elle domine le meilleur réseau scolaire au monde. Son ancienne coéquipière Loren Gabel fait maintenant partie de l’équipe canadienne et, si j’étais l’entraîneur, il me semble que j’essaierais de les réunir», poursuit Dufresne.

L’âge, une barrière

Selon lui, c’est l’âge d’Élizabeth Giguère qui lui a fermé les portes d’Équipe Canada jusqu’à maintenant. «Il y a comme un flou avant l’âge de 25 ans et la moyenne d’âge était très élevée dans Équipe Canada, mais il y a un changement de garde maintenant après la défaite en finale à PyeongChang et les difficultés vécues contre les Américaines. Pourquoi on n’essaierait pas la meilleure joueuse aux États-Unis?» ajoute-t-il. 

«Toute notre vie, on se bat contre les joueuses ontariennes et il y a peu de place pour les Québécoises dans l’équipe nationale, mais Élizabeth est un cas spécial. La dernière que j’ai vue dominer à ce point au niveau universitaire est la gardienne de but Anne-Renée Desbiens avec les Badgers de l’Université du Wisconsin, qui a remporté le trophée Patty Kazmaier en 2017 et fait maintenant partie de l’équipe canadienne», termine Pascal Dufresne.