Le Suédois Elias Pettersson a déjà marqué 13 buts et récolté huit aides en 20 rencontres cette saison. «Il fait des trucs auxquels personne ne penserait vraiment», note son coéquipier Jake Virtanen.

Elias Pettersson, la recrue qui réinvente le hockey

VANCOUVER — Elias Pettersson s’est attiré des éloges de partout dans la LNH en raison de son jeu électrisant au cours des deux derniers mois. Ceux qui jouent à ses côtés estiment que nous n’avons encore rien vu.

La recrue des Canucks de Vancouver a déjà marqué 13 buts et récolté huit aides en 20 rencontres et on l’a déjà comparé à certaines légendes du hockey. Tout cet engouement est mérité, selon ses coéquipiers, actuels ou anciens.

Andrew Calof a joué avec Pettersson chez les Lakers de Växjö, en Suède, l’an dernier. Il souligne que tout le monde savait que le jeune patineur était «spécial».

«C’est un perfectionniste. Quand il a une idée en tête, il va réussir», a déclaré Calof par courriel de Russie, où il s’aligne avec le Torpedo de Nijni Novgorod, de la KHL. Pettersson a une soif insatiable de savoir. Il regarde constamment des vidéos et fait du temps supplémentaire après les entraînements, ajoute son ancien coéquipier.

Les Lakers ont remporté le championnat de la Ligue élite de Suède en 2017-2018 et Pettersson a été son meilleur marqueur avec 56 points, ce qui lui a valu le titre de joueur par excellence. «Quiconque jouait avec lui savait qu’il allait ajouter quelques points à sa fiche, parce qu’Elias allait faire quelque chose de complètement fou avant de, soit vous donner la rondelle avec un filet abandonné, soit marquer d’un angle où vous croyiez que c’était impossible», raconte Calof.

Pettersson reproduit le même genre de feintes et de lancers foudroyants sur les patinoires de la LNH cette saison. Le cinquième choix au total du repêchage de 2017 a été nommé recrue du mois d’octobre dans le circuit Bettman, même s’il a raté deux semaines en raison d’une commotion cérébrale.

Au début novembre, il est devenu le plus jeune Canucks à inscrire cinq points dans une rencontre dans un gain de 7-6 en prolongation aux dépens de l’Avalanche du Colorado, ce qui lui a valu d’être nommé la deuxième étoile de la semaine. Tandis qu’il devient une force à l’attaque pour Vancouver, il est aussi en train de prouver que l’ensemble de son jeu est à point, alors qu’il bloque des tirs et se replie rapidement en défense.

«Son sens du hockey est au-­dessus de celui de tout le monde dans ce club, a souligné son coéquipier Jake Virtanen. «Il fait des trucs auxquels personne ne penserait vraiment.»

Semblable et unique à la fois

Plusieurs analystes ont comparé certains aspects du jeu du hockeyeur de 6’2” et 176 livres aux meilleurs de la profession, comme Sidney Crosby et Alexander Ovechkin. Même ses coéquipiers voient des ressemblances avec les plus grands.

«Je revois Pavel Datsyuk, avec ses mains, la façon dont il se déplace sur la patinoire», a comparé le centre Bo Horvat en faisant allusion à l’ancien joueur vedette des Red Wings de Detroit. «Mais je pense qu’il est unique; il n’y a personne d’autre comme Elias Pettersson dans la Ligue. Il apporte quelque chose de particulier au hockey.»

«Je pense qu’il est déjà l’un des meilleurs joueurs de la ligue», ajoute Virtanen. «Il est très intéressant à regarder jouer et c’est vraiment bien de l’avoir au sein de votre club.»

Wayne Gretzky a récemment déclaré qu’il voyait quelques similitudes entre le jeu de Pettersson et le sien. Le centre de 20 ans a indiqué qu’être comparé à Gretzky est un grand honneur, mais qu’il n’est pas très à l’aise avec ce type de comparaison.

«Je ne sais pas si on peut comparer qui que ce soit à Gretzky : c’est le meilleur de tous les temps», a déclaré la recrue, décrite comme humble par ses coéquipiers.

Malgré tous ces bons mots, Pettersson ne ressent pas de pression supplémentaire. «Je vis mon rêve», dit-il, tout simplement.