Placé au ballottage par les Coyotes de Phoenix à la fin du mois d’octobre et ayant été invité à ne pas se joindre au club-école de l’équipe, le gardien Louis Domingue a finalement été échangé au Lightning de Tampa Bay.

Échangé au Lightning, Domingue «accepte le défi à bras ouverts»

Largué par les Coyotes de l’Arizona à la fin d’octobre, le gardien Louis Domingue a finalement été échangé au Lightning de Tampa Bay, en retour de Michael Leighton et Tye McGinn, mardi.

Connaissant un début de saison désastreux à l’image des Coyotes (2-14-3), Domingue (0-6) a été la première victime du coup de barre tenté par le directeur général John Chayka. Ignoré par les 30 équipes de la LNH après avoir été placé au ballottage le 29 octobre, le gardien originaire de Mont-Saint-Hilaire ne s’était pas — à la suggestion de l’équipe — rapporté au club-école des Coyotes, mais était plutôt rentré à Montréal, samedi, dans l’attente d’un dénouement. 

«C’est un coup à l’orgueil de se faire passer dessus par 30 équipes. Après ça, je me suis fait dire qu’il n’y avait pas non plus de place pour moi dans la Ligue américaine, alors j’étais rendu à regarder l’Europe. Ç’a été un gros coup que personne ne me veuille, surtout après avoir fait tant d’efforts pendant un grand nombre d’années et d’avoir eu succès. Et malgré les circonstances. Parce que ça n’a pas toujours été évident de jouer en Arizona...» a laissé entendre l’ancien portier des Remparts, qui s’est entraîné toute la semaine avec les Stingers de Concordia.

Deux équipes, les Penguins de Pittsburgh et les Golden Knights de Vegas, étaient venues près d’acquérir ses services, mais les deux transactions ne se sont finalement jamais concrétisées.

«Pittsburgh avait besoin d’un gardien, mais il leur restait seulement 200 000 $ sous le plafond salarial. Je n’aurais jamais fitté là. Les Coyotes ont proposé de retenir 50 % de mon salaire. Ç’a passé proche. Il y avait un plan d’établi pour moi, mais l’échange n’a pas marché. Il y avait aussi Vegas qui aurait pu me réclamer, mais je pense qu’ils ne l’ont pas fait à cause de leur situation contractuelle», a-t-il expliqué.

Avec la plupart des équipes de la LNH affichant complet, le gardien de 25 ans avait pratiquement lancé la serviette sur le hockey professionnel nord-américain, lorsque le téléphone a finalement sonné, mardi.

«Je ne m’attendais vraiment pas à ça. Je ne pensais pas que des équipes avaient encore de l’intérêt pour moi. Dans ma tête, je pensais que je commençais à disparaître du radar des équipes. J’ai été surpris. Mais je suis vraiment très content de me retrouver à Tampa, où je retrouve Frantz [Bergevin-Jean, entraîneur des gardiens de but, qui l’a dirigé avec les Wildcats de Moncton]. C’est une organisation qui a beaucoup de succès et qui s’en va dans une direction assez incroyable, avec des participations régulières aux séries, que ce soit dans la LNH ou la LAH», a estimé Domingue.

Police d’assurance

Ce dernier servira de police d’assurance à l’organisation, qui est déjà bien nantie à la position de gardiens de but, avec Andrei Vasilevskiy et Peter Budaj, à Tampa Bay. 

«Étant donné qu’ils se voient aller loin en séries, ils voulaient avoir trois gardiens capables de faire la job. Évidemment, ils ont déjà deux gardiens dans la LNH avec Vasilevskiy, qui domine la ligue, et Budaj, qui est un gars très apprécié dans la chambre. Moi, de toute façon, je dois reprendre l’action. Je vois ça comme une opportunité de jouer beaucoup de matchs et d’aider la jeune équipe de Syracuse à gagner», a fait savoir Domingue, qui se rapportait mardi au club-école du Lightning, où il sera dirigé par Benoît Groulx et retrouvera son ancien coéquipier des Remparts, Adam Erne.

Domingue est en outre heureux de tourner la page sur le chapitre des Coyotes, qui se sera terminé de façon brutale, après cinq saisons et des poussières. «Le début de saison, ça n’a pas été évident pour personne. Quand tu perds des matchs, il y a des choses qui bougent. Bien malgré moi, j’ai été celui qui a écopé. Ça reste un sport d’équipe quand même. Moi, de mon côté, j’aurais pu faire un meilleur travail aussi. Quand des choses comme celles-là arrivent, je crois que tout le monde doit se regarder dans le miroir.»

Écoulant la dernière année de son contrat, Domingue estime que la balle est maintenant dans son camp. À lui de faire oublier son mauvais début de saison. «Je vais y aller une étape à la fois. Je vais essayer d’avoir du succès dans la Ligue américaine. La seule façon de remonter eu haut, c’est avec du travail et de l’acharnement. Si je le mérite, ils vont me rappeler. Je me retrouve dans une situation qui ne m’est pas inconnue et j’accepte le défi à bras ouverts.»