Le défenseur ontarien Dylan Shives était heureux d'avoir la chance, le temps d'une journée, de côtoyer l'ancien des Remparts Marc-Édouard Vlasic.

Dylan Shives à l'école de Vlasic

Le hasard fait parfois drôlement les choses! Deux jours après avoir vu sa situation être comparée à celle de Marc-Édouard Vlasic à ses débuts avec les Remparts de Québec, le défenseur ontarien Dylan Shives patinait en compagnie du vétéran défenseur de la LNH, mardi.

Dimanche, l’entraîneur-chef et directeur général Patrick Roy avait confirmé que la recrue de 17 ans avait percé l’alignement, mais que son utilisation serait minime dans les premiers mois de la saison 2018-2019 de la LHJMQ. En 2003, Vlasic était aussi passé par là.

«Il est même en avance sur moi, parce que je n’avais pas fait l’équipe, moi. J’avais été retourné dans le midget AAA à 16 ans, mais j’y jouais moins souvent qu’à 15 ans. J’avais appelé Patrick pour lui dire que je voulais être avec eux. Il m’avait dit OK, mais qu’il ne pouvait rien me promettre», rappelait celui qui disputé trois saisons avec les Remparts de 2003 à 2006 avant de faire le saut dans la LNH, où il entamera bientôt sa 13e saison.

Tout ce que voulait Vlasic, à l’époque, c’était patiner et s’entraîner quotidiennement avec de meilleurs joueurs que lui. Et quand les Remparts lui ont donné sa chance, à la période des Fêtes, il n’a jamais regardé en arrière.

«À 16 ou 17 ans, c’est mieux d’être dans la LHJMQ qu’ailleurs parce que tu apprends plus vite. Surtout ici, avec Patrick et Martin [Laperrière], qui sont ensemble depuis longtemps et qui connaissent ça. C’est sûr qu’il [Shives] veut jouer, mais il va finir par prendre sa place. S’il démontre qu’il peut jouer, Patrick va l’utiliser parce qu’il n’a pas de préférés, il met l’alignement qui peut le faire gagner. Lorsqu’il jouera, ce sera à lui de garder son poste, comme moi je l’ai fait», expliquait l’arrière de 31 ans, qui retourne à San Jose dans deux semaines et qui s’entraîne avec son ancienne équipe junior, pour l’instant.

Shives était ravi de se retrouver en compagnie de Vlasic, le temps d’un entraînement. «Il a tellement de classe et d’expérience, m’entraîner à ses côtés ne peut qu’être bénéfique. J’ai parlé un peu avec lui, pas spécifiquement sur le fait qu’un rôle similaire m’attend, mais de tout et de rien, et j’essaie d’apprendre le plus possible», confiait l’arrière droitier.

Invité au camp des Remparts, il devait faire bonne impression auprès des entraîneurs qui ne le connaissaient pas. Il débarquait de l’Ontario, où il a joué dans le junior A, l’an passé. Il a repoussé une invitation au camp des Otters d’Erie pour s’amener à Québec.

«Les Remparts m’ont surveillé toute la saison dernière, je voyais qu’ils étaient intéressés. Et d’avoir la chance de jouer à Québec, c’est un honneur. Ça m’intrigue aussi d’évoluer devants les partisans. Je suis bilingue, je ne suis pas très bon, je vais pouvoir améliorer mon français et visiter l’est du pays», racontait le natif de Tilbury.

Le cœur à Québec

L’option des collèges américains représentait le plan B de Shives au début du camp d’entraînement. Ses parents avaient d’ailleurs payé son hébergement lors des 48 premières heures afin de ne pas perdre son éligibilité. Il y a renoncé depuis. «Mon cœur était avec les Remparts, ils m’avaient suivi toute la saison dernière, mais je voulais me garder un plan B. Quand j’ai su que je faisais l’équipe, ça m’a enlevé un poids.»

Il s’adepte à la vitesse du jeu. Il pense avoir mérité son poste en gardant les choses simples, en ne se compliquant pas la vie.

«J’avais connu une bonne première saison dans le junior A, ça me donnait confiance pour suivre la cadence. Maintenant, peu importe sa place dans la formation, il faut travailler pour obtenir du temps de jeu. Que je sois quatrième ou neuvième défenseur, je veux monter dans l’alignement.»

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BLESSÉ À LA HANCHE, BARIBEAU VEUT PARTIR EN PAIX

Même s’il est en attente d’une imagerie par résonance magnétique pour déterminer l’origine du mal, Dereck Baribeau s’est entraîné avec ses coéquipiers, mardi. Le gardien des Remparts espère que le diagnostic à venir ne l’éloignera pas de la patinoire à l’approche du camp du Wild du Minnesota et du début de la saison régulière de la LHJMQ.

«C’est plate un peu d’avoir cette blessure en début de saison, c’est frustrant. Mais je n’ai pas de contrôle là-dessus, je vais savoir jeudi où je m’en vais avec ça», disait le gardien numéro 1 de l’équipe.

Baribeau s’est blessé lors du deuxième match inter-équipe en tout début de camp d’entraînement. Il s’est fait mal à la hanche et, depuis, il est limité sur certains mouvements qui peuvent créer une inflammation.

«J’ai une petite douleur, je ne suis pas à 100 %, mais je ne suis pas à 40 % non plus. J’espère que ce n’est pas grave, mais si ça l’était, on travaillera en conséquence pour je me remette vite.»

L’ancien choix de première ronde (Val-d’Or) quitte pour le Minnesota, au retour de la fête du Travail, afin de participer au camp des recrues du Wild, à Traverse City. Les thérapeutes du Wild ont été mis au parfum de son état de santé.

«Ils le savent, Steve [Bélanger] les a mis au courant. On préférait passer les tests ici avant de partir, il vaut mieux savoir ce qu’il en est. De toute manière, je devrai aussi passer un examen médical à mon arrivée là-bas», ajoutait celui dont la douleur se situe à l’intérieur de la hanche.

En raison de cette blessure et de son départ pour le camp de l’équipe de la LNH, les Remparts ont gardé un gardien de plus, soit Marc-Antoine Bérubé-Jalbert. L’autre portier est Anthony Moronne, acquis des Tigres de Victoriaville en début de camp. La saison dernière, Baribeau a conservé une fiche de 22-16 en 43 matchs devant le filet, affichant une moyenne de buts alloués de 2,90 et un taux d’efficacité de ,887. Il a aussi signé quatre jeux blancs.