Le'Veon Bell (à droite) a été la pièce maîtresse de l'attaque des Steelers de Pittsburgh, dimanche soir, alors qu'il a amassé 170 verges de gains au sol dans le gain serré de 18-16 de son équipe contre les Chiefs à Kansas City.

Duvernay-Tardif ébranlé par l'élimination des Chiefs

Les Chiefs de Kansas City ont accordé aux Steelers de Pittsburgh moins de points en 60 minutes, dimanche soir, qu'ils leur en avaient concédé lors du seul premier quart de leur duel du 2 octobre. En fait, aucun joueur des Steelers n'a traversé la ligne des buts. Et pourtant les Chiefs sont en vacances, un dénouement qui ébranlait encore le joueur de ligne à l'attaque Laurent Duvernay-Tardif 12 heures plus tard.
Les Chiefs de Kansas City ont accordé aux Steelers de Pittsburgh moins de points en 60 minutes, dimanche soir, qu'ils leur en avaient concédé lors du seul premier quart de leur duel du 2 octobre. En fait, aucun joueur des Steelers n'a traversé la ligne des buts. Et pourtant les Chiefs sont en vacances, un dénouement qui ébranlait encore le joueur de ligne à l'attaque Laurent Duvernay-Tardif 12 heures plus tard.
Après avoir remporté le titre de la section Ouest de l'Association américaine et profité d'une semaine de congé, la troupe d'Andy Reid a subi un revers crève-coeur de 18-16 devant ses partisans au Arrowhead Stadium.
Lorsque les deux formations avaient croisé le fer à Pittsburgh, une rencontre également présentée un dimanche soir, les Steelers avaient explosé avec 22 points dès le premier quart et l'avaient emporté 43-14.
Aux yeux de plusieurs observateurs, le point tournant du match est survenu vers la toute fin du quatrième quart, quand le bloqueur gauche Eric Fisher a été pris en défaut pour avoir retenu James Harrison lors d'une tentative de transformation de deux points que les Chiefs avaient convertie et qui aurait porté le score à 18-18. Les Chiefs ont dû reprendre le jeu, dix verges plus loin, et cette fois, la défensive des Steelers a tenu le coup.
Reid ne croit pas qu'une pénalité aurait dû être décernée sur le jeu. Après avoir visionné la séquence, il a déclaré lundi qu'il ne voulait pas recevoir une amende, mais qu'il voyait les choses différemment des arbitres.
Laurent Duvernay-Tardif était encore ébranlé au lendemain de l'élimination des Chiefs par les Steelers de Pittsburgh.
Trop d'opportunités ratées
L'ailier rapproché Travis Kelce, des Chiefs, a vertement critiqué les arbitres après la rencontre, ce qu'a cependant évité de faire Duvernay-Tardif. Le garde québécois était plutôt d'avis que l'unité offensive a laissé filer trop d'opportunités, surtout en première demie.
«C'est sûr qu'on pourrait remettre en question la légitimité d'appeler une pénalité en fin de match (...), mais d'un autre côté, je n'ai pas vu la séquence vidéo. Je ne veux pas entrer dans ce débat-là, car la partie aurait pu être scellée bien avant», a analysé Duvernay-Tardif, qui prenait part à une téléconférence.
Duvernay-Tardif faisait notamment allusion à la première demie, que les hommes de l'entraîneur-chef Mike Tomlin ont largement dominée. Lors de ces 15 premières minutes, les Steelers ont effectué 42 jeux à l'attaque contre 20 pour leurs rivaux et ont gardé le ballon pendant un peu plus de 20 minutes. Ils ont également accumulé des gains totaux de 275 verges, dont 170 au sol, pendant que les Chiefs étaient limités à 106 verges au total en première demie.
Le'Veon Bell a terminé la rencontre avec des gains de 170 verges en 30 courses pour les Steelers pendant que Spencer Ware n'amassait que 35 verges en huit tentatives.
«Le secret pour gagner des parties de football est d'avoir une attaque équilibrée, de passer le ballon autant que courir et de garder la défensive sur les talons, et c'est quelque chose que nous n'avons pas été capables de faire. Le but d'une ligne à l'attaque est d'obtenir 100 verges au sol à chaque match, et nous sommes loin de ce total. Par contre, nous avons été capables d'offrir une protection décente à notre quart-arrière. Il aurait fallu courir de façon plus efficace.»
Les Chiefs avaient pourtant bien amorcé la rencontre en franchissant 55 verges en six jeux lors de leur première série à l'attaque pour leur premier de deux touchés.
«Lors de nos séries à l'attaque en première demie, une s'est terminée par un majeur, deux par des revirements de notre part et deux autres par des punitions de 10 ou 15 verges qui nous ont placés dans des situations de troisième essai et 20 verges, a rappelé Duvernay-Tardif.
«Ces quatre dernières situations sont des choses que nous aurions pu contrôler, qui nous auraient permis de marquer des premiers essais et d'augmenter notre temps de possession, nos verges au sol et nos points sur le tableau indicateur. En deuxième demie, nous nous sommes un peu réveillés, mais je pense que nous l'avons fait trop tard.»
Duvernay-Tardif a tout de même brossé un bilan positif de la saison, tout en prenant la peine de rappeler que lui et ses coéquipiers avaient terminé à court de l'objectif ultime.
«D'un point de vue général, ç'a été une belle saison. Nous avons eu une fiche exceptionnelle et mérité le titre de notre section. Mais le but est d'aller jusqu'au bout et c'est ce qui va me motiver pendant l'entre-saison. Dès que la saison finit, nous sommes déjà en préparation pour la suivante.»
L'avenir est rose à Dallas avec Prescott
Dak Prescott a tenté de négocier la durée de sa deuxième rencontre en moins de 24 heures avec les journalistes après avoir subi un douloureux revers en éliminatoires pour la première fois de sa jeune carrière.
Le quart-arrière des Cowboys de Dallas a demandé à quelqu'un de choisir le nombre de questions, et lorsqu'il s'est rendu compte qu'il y en aurait trop, Prescott a suggéré son numéro d'uniforme, le 4, et s'est mis à rire.
Prescott et son coéquipier Ezekiel Elliott, le meilleur joueur de la NFL au chapitre des gains au sol, peuvent comprendre ce que Tony Romo et Jason Witten ont ressenti pendant plusieurs années en tentant de mettre fin à une disette de 21 ans sans titre du Super Bowl pour la concession du Texas qui en totalise cinq.
Ce sera aux jeunes vedettes de mettre fin à cette léthargie après qu'ils eurent démontré beaucoup de détermination dans un revers de 34-31 face aux Packers de Green Bay.
«Ce fut une occasion ratée, parce que cette équipe ne sera pas entièrement de retour, ce ne sera pas la même», a indiqué Prescott, qui est devenu la première recrue à décocher trois passes de touché dans un match éliminatoire. «Mais pour cette organisation, la jeunesse de cette équipe représente quelque chose sur quoi bâtir. Nous allons nous améliorer. Nous allons avoir plusieurs autres chances.»
Les Cowboys ont revécu la déception de 2007, lorsqu'ils étaient les favoris dans la Conférence nationale avec une fiche de 13-3 et qu'ils se sont inclinés contre les Giants de New York en deuxième ronde. Il s'agissait d'un cinquième revers de suite en série de division pour les Cowboys depuis 1996, l'année où ils ont gagné leur dernier Super Bowl.
Même si les Cowboys ont subi la défaite dimanche, l'excellente tenue du quart-arrière Dak Prescott présage un avenir radieux à Dallas.
Jerry Jones «encouragé»
La défensive des Cowboys a fait le travail cette saison aux côtés d'une des meilleures lignes offensives de la NFL. Mais les Cowboys n'ont pu freiner Aaron Rodgers, tout comme il y a deux ans, alors qu'ils s'étaient inclinés lors d'un voyage à Green Bay.
«Je suis encouragé à court terme, plus que je ne l'étais en 2007», a expliqué le propriétaire et directeur général Jerry Jones. 
Il n'y aura pas beaucoup de travail à faire en attaque une fois que les Cowboys décideront quoi faire avec Romo, qui devrait être échangé ou libéré. Prescott a une fois de plus démontré sont talent en aidant les Cowboys à combler un déficit de 18 points au deuxième quart et un autre de 15 points au dernier quart.
Prescott et Elliott ont trois autres années à écouler à leur contrat de recrue et ils s'avéreront des aubaines s'ils poursuivent dans la même veine. «Je suis fier de ces gars, a indiqué Witten. Plusieurs d'entre eux sont jeunes. Pour eux, de jouer comme ça, ce n'est pas facile à faire. Il y a beaucoup d'éléments sur lesquels bâtir.»  Avec AP