Gary Waterman et Glen Constantin tenteront non seulement de remporter la Coupe Uteck, samedi, mais aussi d'accéder à la Coupe Vanier, qui aura lieu la semaine prochaine au Stade Telus.

Duel entre David et Goliath à la Coupe Uteck

Le match de la Coupe Uteck entre l’Université Laval et St. Francis Xavier, qui aura lieu au Stade Telus à 12h30 samedi, a des allures de l’affrontement entre David et Goliath. D’un côté, le Rouge et Or invaincu qui vient de remporter la Coupe Dunsmore face aux Carabins de l’Université de Montréal; de l’autre, les X-Men, qui étaient les négligés au Loney Bowl qu’ils ont tout de même remporté contre les Huskies de Saint Mary’s.

LES X-MEN VEULENT RESTER EUX-MÊMES

À sa dixième année comme entraîneur des X-Men, Gary Waterman se souvient du dernier duel avec le Rouge et Or : une dégelée de 64 -0 en 2015. «C’était une équipe complètement différente», a insisté Waterman en conférence de presse, vendredi. «Nous savons que nous affrontons une équipe très forte, mais on doit mettre le focus sur nous-mêmes. Il faut y croire», a-t-il résumé.

Il ne s’inquiète pas outre mesure du fait que son équipe mise beaucoup sur le jeu au sol alors que le Rouge et Or excelle pour bloquer cette facette de l’offensive. «C’est vrai qu’ils sont bons là-dedans, mais en bout de ligne, il faut continuer à être nous-mêmes.»

L’entraîneur mise beaucoup sur son porteur de ballon Jordan Socholotiuk et sur le receveur de passes Kaion Julien-Grant. «Jordan est le cœur et l’âme de notre équipe. C’est un dur et il améliore notre jeu au sol. Kaion est un athlète de talent, explosif et puissant. Il n’y a pas de mot pour décrire à quel point ils ont du caractère et ce qu’ils représentent pour ce programme.»

La neige

Waterman ne s’attend pas à beaucoup de bourdes de la part du Rouge et Or. «Avec Laval, tu ne dois pas attendre qu’ils fassent des erreurs. Une des choses que j’ai toujours admirées de Glen [Constantin], c’est que ses joueurs connaissent très bien les systèmes de jeux et les exécutent bien.»

La neige des derniers jours n’inquiète pas non plus le pilote des X-Men. «Nous n’avons pas souvent de neige durant les matchs, mais au cours des derniers jours, il y avait une grosse tempête de neige chez nous, un vrai blizzard. Les gars se sont entraînés là-dedans. Les conditions étaient vraiment mauvaises, mais c’était très bon pour l’esprit d’équipe. Après ça, ce n’est pas un peu de neige qui nous fera peur!» assure Waterman, ajoutant qu’il avait aussi tenu des entraînements à travers des bruits de foule pour simuler l’atmosphère survoltée du Stade Telus.

VAUT MIEUX SURESTIMER QUE SOUS-ESTIMER

Plusieurs observateurs prévoient une victoire facile du Rouge et Or et donnent aux X-Men le rôle de négligés. L’entraîneur-chef de l’Université Laval, Glen Constantin, refuse d’embarquer dans le jeu et croit que les champions de l’Atlantique livreront une chaude lutte.

«Nous avons une équipe avec plusieurs vétérans et tout le monde comprend qu’on a une bonne équipe devant nous. Si on se trompe, on se trompera, mais je pense qu’il vaut mieux surestimer que sous-estimer. 

«Ils ont une attaque qui change beaucoup et qui semble avoir été bâtie sur mesure pour le match de samedi. Je suis très impressionné par leur ligne offensive et par leur porteur de ballon, qui peut transformer des gains de trois verges et gains de cinq verges. En défensive, ils sont gros, forts et très physiques.»

Ça n’a pas de prix

Constantin note que l’attaque des X-Men pratique le dual play, une stratégie offensive rarement vue dans la conférence du Québec et que ses protégés devront s’assurer de contrer. Il a aussi vanté les deux piliers de son équipe : le quart-arrière Hugo Richard et le joueur de ligne défensive Mathieu Betts.

«Un quart-arrière de cinquième année, ça n’a pas de prix! Dans son cas, ce qui compte, ce ne sont pas les touchés et les verges, mais bien les victoires. Il est capable d’aller chercher le meilleur de ses coéquipiers, de regrouper toute l’équipe derrière lui. Quant à Mathieu, c’est un joueur spécial, du type qu’on voit rarement. Il est très écouté et respecté par ses coéquipiers et fait passer leur bien avant le sien.»

Le fait que le duel de la Coupe Dunsmore contre leurs rivaux de l’Université de Montréal soit enfin chose du passé soulage aussi un peu Constantin.

«Ce sont des matchs qui sont toujours très émotifs puisque les joueurs se connaissent tous. Maintenant, les gars peuvent se concentrer uniquement sur le côté football, sur la stratégie, les techniques et les tactiques.»