Vendredi, Laurent Dubreuil croyait avoir assuré sa place pour les Jeux olympiques de PyeongChang, mais ne sera fixé sur son sort que samedi.

Dubreuil saura samedi s'il va aux JO

Vendredi, Laurent Dubreuil s’est qualifié pour les Jeux olympiques… provisoirement. Le patineur de vitesse lévisien doit toutefois attendre quelques heures avant de célébrer. Et il n’aura peut-être jamais la chance de le faire...

Tout ça parce que William Dutton et Gilmore Junio l’ont devancé lors du 500 mètres des sélections nationales, à Calgary. Le premier n’a toutefois jamais réalisé le standard olympique, 34,47 sec. Dubreuil le devance donc dans le processus de sélection… pour l’instant. Mais Dutton possède une dernière chance d’atteindre cette marque : samedi matin, lors du 500 mètres de la Coupe Canada #2. S’il franchit la barre magique, Dubreuil deviendra le quatrième homme pour trois places.

Vendredi, Dutton a stoppé le chrono à 34,53. Cinq centièmes de mieux que Dubreuil sur cette course. Deux de mieux que Junio. Mais comme Dutton n’a pas atteint le standard olympique, on a cru un instant voir Dubreuil du bon côté de l’histoire, malgré sa quatrième place.

Ce n’est pas le cas. Pas encore du moins, et le principal intéressé s’en mordait les doigts, vendredi soir. «C’est pas évident. Je m’en veux. Je n’ai pas eu une bonne course du tout. J’ai eu un mauvais départ et un mauvais premier virage. Si j’avais été trois centièmes plus rapide, c’est Junio qui serait anxieux en ce moment au lieu de moi», a lancé le toujours loquace Dubreuil, depuis l’Alberta.

Dernière chance samedi

Le règlement est clair : les athlètes ont jusqu’au 9 janvier pour réussir leur standard. Mais personne n’avait vu venir le dénouement vécu vendredi. «Après la course, les coachs des autres clubs sont tous venus me féliciter», a raconté Dubreuil, qui a donc cru, pour un temps, avoir été marqué du sceau olympique. «Là, je ne peux plus rien faire. Il faut juste que je croise les doigts», s’est désolé le gagnant d’une Coupe du monde, plus tôt cette année.

Dutton profite un peu des hasards du calendrier, fait remarquer Dubreuil, déjà critique du processus de sélection avant la journée de vendredi. Si la même situation était survenue au 1500 mètres, par exemple, l’athlète en quête d’un standard n’aurait pas pu se faire justice en Coupe Canada, car cette distance y a été courue avant l’épreuve des sélections.

Dutton profite donc d’une chance. Et nul doute, ses chances sont bonnes. Son 34,53 de vendredi le démontre, mais encore plus son 34,49 réussi sur cette même piste de Calgary, début décembre.

Fiset rate la cible

Grâce à sa troisième place, Junio accompagnera quant à lui Alex Boisvert-Lacroix, préqualifié depuis décembre, pour le long voyage vers PyeongChang. Ce dernier a démontré être toujours dans une forme splendide. Même s’il n’avait rien à prouver, le Sherbrookois a dominé la compétition avec un temps de 34,38. Il s’était déjà qualifié pour les JO grâce à son top 5 au classement général de la Coupe du monde.

Parmi les autres Québécois, notons la cinquième place d’Alexandre St-Jean, vendredi, avec un temps de 34,71. Le patineur de la Vieille Capitale aura de meilleures chances d’obtenir une place olympique lundi, au 1000 mètres, où il a déjà son standard en poche.

Chez les femmes, Noémie Fiset a pris la quatrième place avec un temps de 38,80 sec, à 65 centièmes du top 3, composé dans l’ordre de Marsha Hudey, Heather McLean et Kaylin Irvin. Les deux premières seront les seules Canadiennes sur la glace pour le 500 mètres de PyeongChang.

L’équipe olympique finale sera annoncée le 10 janvier.