Laurent Dubreuil, que l’on voit ci-dessus en janvier 2018, a assuré sa place pour les quatre premières Coupes du monde de patinage longue piste de la saison.

Dubreuil roi canadien du 500 m et du 1000 m

Laurent Dubreuil est double champion canadien. Le patineur de vitesse sur longue piste de Lévis a remporté les épreuves de 500 et 1000 mètres à Calgary, se qualifiant surtout pour les quatre Coupes du monde de l’automne.

Il s’agit d’un premier coup double de la sorte pour Dubreuil et une première au Canada sur 500 et 1000 en cinq ans, soit depuis Jamie Gregg en 2013.

«C’était mon objectif au début de la compétition. Je savais que sans Vincent De Haître, champion canadien des quatre dernières années sur 1000 m et qui est parti en vélo sur piste, mes chances étaient bonnes. Je savais que j’avais de bonnes jambes en ce début de saison et je ne voulais pas attendre une décision pour savoir si j’allais participer aux Coupes du monde et dans quelles épreuves», a expliqué au Soleil le patineur de 26 ans originaire du secteur Saint-Étienne-de-Lauzon, joint en Alberta.

Plus que de remporter les titres nationaux, Dubreuil devait atteindre les standards de temps fixés par la fédération Patinage de Vitesse Canada (PVC) pour s’assurer d’une invitation à la section automnale du calendrier de la Coupe du monde au Japon (Obihiro, 16-18 novembre; Tomakomai, 23-25 novembre), en Pologne (Tomaszów Mazowiecki, 7-9 décembre) et aux Pays-Bas (Heerenveen, 14-16 décembre).

Il l’a d’abord fait de brillante façon dimanche sur 500 m, sa distance de prédilection, avec un temps de 34,64. Il remportait ainsi un second titre canadien dans cette épreuve, après celui de 2015, et surpassait le standard minimal de 34,86 par plus de deux dixièmes.

Une forme de médaillé

Il s’agit aussi du meilleur chrono au monde sur la distance en ce début de saison, exploit qui se réalise toujours au Canada ou aux États-Unis à cause des anneaux construits en altitude à Calgary et à Salt Lake City. Son plus proche rival, Christopher Fiola (35,22), a mis 58 centièmes de plus, Alex Boisvert-Lacroix (35,26) a fini quatrième et son frère cadet, Daniel Dubreuil (36,28), a pris le huitième rang sur huit.

Puis lundi, sur 1000 m, Dubreuil a relevé le défi d’Antoine Gélinas-Beaulieu (1:08,69) par 21 centièmes, soit 1:08,48. Ils ont été les seuls à réussir mieux que les 1:09,11 demandées par PVC, tandis que David La Rue (1:09,18) et Fiola (1:09,66) ont fait troisième et quatrième, Boisvert-Lacroix (1:10,43) sixième et l’autre Dubreuil (1:10,97), 12e sur 14.

Laurent Dubreuil a enregistré son quatrième meilleur temps à vie sur 1000 m. Ce qui ne s’explique pas seulement par la glace rapide albertaine, puisque l’un des deux compresseurs de l’Ovale olympique a rendu l’âme et la patinoire n’est pas aussi exceptionnelle cette année que dans le passé.

Sur 1000 m, l’aîné des Dubreuil avait été une fois vice-champion canadien, en 2013, et deux fois troisième, en 2015 et en 2017.

Il rentre à la maison pour environ deux semaines et s’estime dans une forme de médaillé en vue des épreuves de Coupe du monde. Rappelons que Dubreuil avait décroché sa seule victoire individuelle sur le circuit mondial senior à la première Coupe du monde de l’automne 2017, sur 500 m.

Noémie Fiset est montée sur la troisième marche du podium au 500 m féminin en 39,07 et Béatrice Lamarche a fait de même sur 1000 m, en 1:16,52. Les deux sont de Québec. Elles n’ont toutefois pas atteint les standards de PVC et leur présence en Coupe du monde reste sujette à des décisions arbitraires de la fédération.