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Charles Dubé-Brais (à gauche) a été entraîneur adjoint des Raptors 905 de Toronto.
Charles Dubé-Brais (à gauche) a été entraîneur adjoint des Raptors 905 de Toronto.

Dubé-Brais nommé entraîneur-chef des Blackjacks d'Ottawa

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
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Le natif de Québec Charles Dubé-Brais redevient entraîneur-chef alors qu’il prend en charge les Blackjacks d’Ottawa de la Canadian Elite Basketball League (CEBL) après deux saisons passées comme entraîneur adjoint des Raptors 905 de Toronto, club-école de l’équipe de la NBA.

«Mon contrat avec les Raptors prenait fin en juin et, avec la pandémie, c’était l’incertitude pendant des mois et des mois avec la possibilité que les Raptors ne jouent pas à Toronto. Je savais qu’il y avait de bonnes chances que les contrats d’employés comme moi pourraient ne pas être renouvelés et que je devrais piloter vers une autre direction», illustre Dubé-Brais en entrevue avec Le Soleil.

Approché par les Blackjacks qui venaient de décider de ne pas poursuivre leur association avec le directeur général Dave Smart et l’entraîneur Osvaldo Jeanty, Dubé-Brais s’est vite entendu avec l’organisation de la capitale nationale.

«Des sommités du basketball canadien m’avaient recommandé et tout s’est conclu après que Jevohn Shepherd ait été choisi comme DG», poursuit celui qui retrouvera plusieurs visages familiers dans la CEBL puisque Charles Kissi et Ryan Schmidt, qui étaient comme lui adjoints avec les Raptors 905, sont maintenant respectivement les entraîneurs-chefs des Nighthawks de Guelph et des Honey Badgers de Hamilton. «Ce sont trois des sept entraîneurs-chefs de la ligue qui proviennent des 905. C’est comme une famille qui se répartit, et c’est sûr que le «tag» des Raptors ne nuit pas dans un curriculum vitae!»

De nouveau entraîneur-chef

Dubé-Brais, qui a dirigé les Lasers de Rochebelle et été adjoint avec les Dynamiques de Sainte-Foy avant de faire le saut chez les professionnels avec les Kebs de Québec dans l’American Basketball Association et la Premier Basketball League, a avoué s’être toujours intéressé à la CEBL qui a lancé ses opérations en 2019. «J’ai toujours trouvé que c’est ce qui manquait au Canada, une ligue qui serait l’équivalent de la Ligue canadienne de football (LCF) pour le basketball. J’ai «coaché» les Kebs, mais le problème des Kebs n’était pas les Kebs. On subissait le non-sérieux de la ligue alors que la CEBL est associée avec Basketball Canada et Usports», explique-t-il.

Entraîneur-chef en France et en Chine avant de revenir au Canada avec les Raptors 905, l’homme de basketball de 39 ans avoue être heureux de redevenir le chef d’orchestre d’une équipe. «Quand tu as été entraîneur-chef aussi longtemps, c’est certain que ça te manque. Mes deux années avec les Raptors sont les deux seules où je n’ai pas été entraîneur-chef au niveau professionnel», signale celui qui considère avoir appris énormément dans l’organisation torontoise.

«J’ai hâte de mettre à profit mes nouvelles connaissances et de les utiliser pour prendre mes propres décisions. J’ai l’impression d’être un meilleur entraîneur aujourd’hui que quand je suis parti en Chine en 2017», signale celui qui continue de rêver d’obtenir un jour un poste dans la NBA. «Ça me reste toujours derrière la tête étant donné que je suis quelqu’un de compétitif et que je souhaite aller dans les plus hautes sphères de mon sport.»

Expérience inestimable

À ce sujet, il estime que son expérience dans le club-école des Raptors était inestimable. «Le point de vue NBA est très différent d’ailleurs dans le monde quand tu analyses des matchs. Il y a beaucoup de conseillers techniques. C’est la première fois que je travaillais avec une équipe aussi élargie. Il y avait l’entraîneur-chef, quatre assistants principaux et quatre autres assistants. Les réunions se faisaient avec une dizaine de personnes.»

Dubé-Brais a également tenu à souligner l’influence positive de Jama Mahlalela, qui était l’entraîneur-chef des Raptors 905 avant de redevenir adjoint avec le grand club en décembre. «C’est un «coach» et un être humain fantastique, c’est un roi du positivisme et du dynamisme. J’ai réalisé de gros apprentissages auprès de lui, j’ai vu comment il nous traitait, comment il organisait le groupe.»

Plusieurs inconnues subsistent cependant pour les Blackjacks, qui n’ont joué que huit parties à l’occasion d’un mini-tournoi à St Catharines qui est venu remplacer la dernière saison chambardée par la pandémie de COVID-19. «Comme notre ligue fonctionne avec des contrats d’un an et que les activités doivent reprendre en mai ou juin dans le meilleur des cas, nous n’avons aucun joueur officiellement sous contrat pour l’instant. Cependant, comme la G League jouera seulement un mois, on pense pouvoir attirer certains joueurs de cette ligue durant l’été ainsi que des gars qui jouent chez les professionnels ailleurs dans le monde et qui pourront ainsi compléter leur saison.»