Natif de Québec et ancien de l’Université Laval, Charles Dubé-Brais, aujourd’hui entraineur-adjoint de l’équipe école des Raptors, se dit privilégié que l’équipe lui ait permis de collaborer au camp.

Dubé-Brais aura lui aussi sa bague

Le camp d’entraînement des Raptors de Toronto au PEPS de l’Université Laval n’est ni plus ni moins qu’un retour aux sources pour Charles Dubé-Brais, entraîneur adjoint des Raptors 905, le club-école de l’équipe de la NBA basé à Mississauga.

C’est vraiment spécial. Ce n’est pas quelque chose que je pensais vivre. D’abord de gagner un championnat, puis de revenir ici aussi rapidement après. Dire que je suis Québécois, c’est une chose, mais être allé à l’Université Laval et avoir grandi à 5 km d’ici, c’est autre chose», explique le natif de Québec qui a autrefois dirigé les défunts Kebs de Québec dans l’American Basketball Association.

Les Raptors lui ont consenti une permission spéciale de se déplacer dans son alma mater avec l’équipe. Ce ne sont en effet pas tous les membres du personnel d’entraîneurs du club-école qui sont présents à Québec.

«Pour moi, c’est un privilège d’être ici, comme c’était un privilège de faire partie de la parade du championnat à Toronto. J’aurai aussi ma bague du championnat!», a-t-il déclaré avec les yeux brillants au terme de l’entraînement de l’équipe mardi.

Habitué de travailler avec le Québécois Chris Boucher, qu’il a dirigé l’an dernier pour plusieurs matchs avec les Raptors 905 dans la G-League, il a mené lundi quelques entraînements individuels avec les vedettes du grand club Kyle Lowry, Serge Ibaka, et Pascal Siakam.

Objectif

Dubé-Brais est évidemment reconnaissant de cette marque de confiance des Raptors, comme il appréciait le fait d’être parfois consulté par l’équipe sur les stratégies à adopter durant les séries l’an dernier.

«On nous appelait parfois pour qu’on donne des idées. C’est agréable qu’on nous ait donné cette chance à la fin de la saison», indique-t-il en parlant de lui et de ses collègues des Raptors 905.

Toutes ces petites incursions dans le monde de la plus grande ligue de basketball professionnel au monde le préparent pour l’objectif qu’il a toujours gardé en tête depuis le début de son aventure comme entraîneur, soit de devenir entraîneur dans la NBA.

«Je ne me mets pas de limite. À moyen terme, j’aimerais devenir adjoint dans la NBA, peut-être après avoir été entraîneur-chef dans la G-League. Je ne suis pas non plus fermé à l’idée de retourner à l’international, mais là, j’ai les yeux rivés sur la NBA, sur le fait de devenir «coach» dans la NBA», explique-t-il.

Engouement

Dubé-Brais avoue également être stimulé par l’engouement suscité à Québec par ce sport qui le passionne. «J’ai toujours cru que le basket était sous-représenté par rapport à sa popularité auprès des jeunes. Jeudi soir, pour le match intraéquipe au PEPS, il y aura 3500 spectateurs et je ne suis pas surpris. Je crois qu’il n’aurait pas été impensable d’attirer 10 000 ou 12 000 personnes si le match avait été tenu au Centre Vidéotron.»

Et malgré la disparition des Kebs et du basketball professionnel au Québec, Dubé-Brais croit encore que la province et la ville de Québec pourraient éventuellement devenir un site accueillant pour une équipe.

«Il faudrait cependant que la structure soit différente de ce qui existe présentement. En Europe et ailleurs dans le monde, avec la formule des clubs, ça fonctionne très bien, mais ce n’est pas évident à appliquer en Amérique du Nord avec le basketball scolaire et la NBA qui occupent toute la place», conclut-il.

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LE COACH NE VEUT PLUS REVOIR BOUCHER

Même s’il a remporté le titre de joueur le plus utile de la G-League l’an dernier, Charles Dubé-Brais espère ne plus revoir le Québécois Chris Boucher avec les Raptors 905. «Sa place n’est plus ici, il lui faut maintenant trouver son vrai rôle avec les Raptors», poursuit-il, confiant de voir Boucher prendre enfin sa place à Toronto, où il a joué 28 matchs l’an dernier après une carrière étoilée au niveau universitaire. Le Montréalais natif de Castries, dans l’archipel antillais de Sainte-Lucie, est aussi passé par l’Académie de basketball d’Alma, maintenant établie à Thetford Mines et qui a formé d’autres joueurs comme Tidjan Keita, qui évolue présentement dans la G-League, et Quincy Guerrier, maintenant avec l’Orange de l’Université de Syracuse. «L’Académie, c’est une très belle initiative. Où serait Chris sans le travail de recrutement de l’Académie? Igor (Rwigema, ancien directeur de l’Académie) est allé le chercher, il l’a convaincu de reprendre ses études. Ça montre l’impact que peut avoir le sport chez les jeunes», termine Dubé-Brais.