Du double au Louis-Després

Pour sa 23e présentation, le tournoi de tennis Louis-Després ajoute du double. Le championnat non officiel de la région de Québec pourrait aussi ouvrir ses portes pour la première fois à des joueurs de partout dans la province.

«Beaucoup de gens voulaient du double, alors on attend beaucoup d’inscriptions», a affirmé le directeur du tournoi, Louis Lemieux, mardi matin, au Club Avantage, lors du point de presse tenu à moins de trois semaines du début des activités.

Car la compétition s’amorcera deux jours plus tôt, donc le 26 mai, pour s’étendre sur 14 journées, jusqu’au 8 juin. Le tableau de double ouvrira les hostilités.

«On répond à une demande et ça donne l’occasion à des anciens qui ne peuvent plus vraiment se permettre de jouer en simple de rejoindre les rangs du Louis-Després et de participer à la grande fête», indique Lemieux, faisant écho aux propos de son homonyme et principal commanditaire de l’événement, Louis Després, qui parle de «faire un gros party de tennis».

Reste que le point focal sportif demeure sur le simple. Et pour s’assurer des tableaux pleins et relevés, les organisateurs pourraient pour la première fois ouvrir les inscriptions à tous les joueurs du Québec, si les effectifs ne sont pas complets à 10 jours du début du tournoi. Est-ce qu’un «étranger» pourrait donc s’accaparer la fierté régionale?

La championne en titre chez les dames, Mireille Moreau, vient quand même de Warwick. Mais la raquette de 18 ans s’entraîne et vit à Québec depuis trois ans. Elle habite chez son amie Emma Gorman, qui s’avère d’ailleurs l’une de ses principales rivales en vue du tournoi. Élisabeth Desmarais aussi sera à surveiller de très près. Moreau part étudier et jouer cet automne à l’Université du Connecticut.

Diallo à surveiller

Du côté masculin, Alex Pavel ne devrait pas défendre sa couronne. Ce qui laisse le champ libre au phénomène de 16 ans Gabriel Diallo. Diallo mesure déjà 6’3” et d’aucuns voient en lui un futur Félix Auger-Aliassime. C’est justement le père de ce dernier, Sam Aliassime, qui dirige Diallo à Québec, un jeune natif de Montréal, donc lui aussi transplanté dans le terreau fertile du tennis de la capitale.

Diallo n’aura pas la vie facile, alors que les Thomas Drapeau, 14 ans seulement, Marc-André Langlois, Justin Loiselle-Laflamme et même le vétéran Hugues Laverdière, champion du tournoi en 1997 et de retour au jeu, voudront lui barrer la route.

Les vétérans Marc Blondeau, 85 ans, et Pierre Pothier ont disputé chacune des 23 présentations du Louis-Després. L’assiduité du légendaire Blondeau remonte à bien plus loin, lui qui avait gagné l’ancêtre du Louis-Després, le Tournoi intermédiaire, en 1957, avant les Jacques Hérisset (1963), Paul Roberge (1966), Richard Legendre (1970) et Réjean Genois (1971). À l’époque, le Tournoi intermédiaire ne pouvait être gagné deux fois par le même joueur.

Acolytes de Lemieux dans la résurrection du tournoi en 1996, les trois autres Louis — Després (1977), Lamontagne (1982) et Gendron (1983) — ont aussi gagné ce semblant de championnat régional.