Jeane Beaumont-Lapointe, Julie Marcotte, Geneviève Desroches et Véronique Delisle portent leur coéquipière Anne-Marie Audet.

Du bureau au Mondial de rafting!

Une technicienne en génie mécanique sur la base militaire, une prof de sciences au secondaire, une guide touristique, une prof d’éducation physique et une directrice des ressources humaines dans une entreprise de technologies de l’information. Voici votre équipe canadienne féminine de rafting!

Les cinq filles de Québec partent jeudi pour l’Argentine, où se déroule le Championnat du monde de rafting à quatre, du 4 au 10 novembre. La série de quatre épreuves — sprint, duel, slalom et descente — a lieu sur la rivière Aluminé, à Neuquén.

Menée par Véronique Delisle, membre de l’équipe canadienne depuis 2011 et à sa cinquième participation au Mondial, la formation est complétée par Geneviève Desroches et Jeane Beaumont-Lapointe, pour qui ce sera une deuxième expérience, ainsi que les recrues Julie Marcotte et Anne-Marie Audet, qui alterneront pour la quatrième place dans le bateau.

«À deux ou trois séances d’entraînement par semaine et sans entraîneur, on ne peut pas espérer une médaille», concède Beaumont-Lapointe, porte-parole du groupe. «Des filles de Québec avaient fini deuxièmes en 2007 et premières en 2009, mais elles avaient un entraîneur et tout. Disons que nous, c’est plus artisanal», a-t-elle admis, avant une soirée de financement tenue la semaine dernière.

Un loisir et une passion

Les cinq athlètes âgées de 25 à 30 ans ont une vie, un emploi. Le rafting, c’est un loisir. Une passion. Le voyage leur coûtera au bas mot 15 000 $ et ce, parce qu’elles sont en mesure de réutiliser leur embarcation de l’an passé.

Elles affronteront une douzaine d’autres équipes venues d’autant de pays. L’objectif est de faire mieux que leur 10e rang sur 12 obtenu l’an passé au Mondial à six, au Japon.

Leur titre de championnes canadiennes de 2017 leur vaut ce voyage en Argentine. Elles viennent de plus de défendre leur titre national à six, en septembre, ce qui les enverrait en Australie en mai 2019. Mais pas certain qu’elles y représenteront le Canada, le calibre très élevé de la rivière Tully les rebute un peu trop.

À Québec, leur terrain de jeu est le secteur Tewkesbury de la rivière Jacques-Cartier. Elles s’entraînent aussi à l’intérieur au centre Rame Québec, au sous-sol de l’église Saint-Thomas-d’Aquin de Sainte-Foy. Elles ont aussi passé quelques fins de semaine sur le parcours de slalom aménagé à Valleyfield.

Deux autres rafteurs de Québec seront en Argentine pour le Championnat du monde, mais à titre de juges. Éric Boudreau, lui-même ex-champion du monde de descente, occupe le poste de juge en chef et Jean-Philippe Turcotte fait partie de son équipe.