Cindy Ouellet pratique le ski de fond depuis seulement un an... ce qui ne l’a pas empêchée de se qualifier pour les Jeux paralympiques de PyeongChang.

Du basket au ski de fond: Cindy Ouellet participera à ses 4e Jeux paralympiques

Habituée de relever des défis, Cindy Ouellet participera en mars à ses quatrièmes Jeux paralympiques en carrière. Mais à ses premiers d’hiver…

La joueuse de basketball en fauteuil roulant de Québec pratique le ski de fond depuis seulement un an. Ça ne l’a pas empêché de se qualifier pour les JP de PyeongChang, qui débuteront le 8 mars, en Corée. Elle a appris la nouvelle vendredi. Celle-ci sera officialisée lors d’une annonce, le 12 février.

En décembre, elle a skié deux épreuves de la Coupe du monde de Canmore, terminant au 18e rang de l’une d’entre elles. Ses premiers points internationaux. Elle a fini suffisamment près de la meilleure au monde pour réussir son standard olympique.

Ouellet s’avoue surprise par la vitesse à laquelle elle a accédé au sommet de son nouveau sport. «C’était comme un rêve. Oui, je voulais participer à des Jeux d’hiver. Mais je visais vraiment plus 2022», a expliqué l’athlète de 29 ans, lundi, dans le gymnase où elle s’entraîne, à Donnacona.

Il s’agira d’une quatrième expérience olympique pour Ouellet. Avec l’équipe canadienne de basketball féminin, elle a participé aux Jeux de Pékin, de Londres et de Rio. Ne lui manque qu’une médaille!

Rigoureux programme

Pour leurs compétitions de ski de fond, Ouellet et ses adversaires sont assises sur une sorte de luge et poussent avec leurs bras. Pour sa force et ses habiletés, la native de Rivière-du-Loup se soumet à un rigoureux programme d’entraînement. Six jours par semaine au cours desquels une large place est accordée au crossfit.

Ouellet se déplace en fauteuil roulant depuis le début de l’adolescence. À 12 ans, les médecins lui diagnostiquent un cancer des os. Son adolescence est marquée par quelques mois de chimiothérapie, une reconstruction complète de son bassin gauche et trois années de réhabilitation. Aujourd’hui, elle peut bouger les jambes, se tenir debout et marcher, mais jamais pendant une longue période ou sur une longue distance.

Elle poursuivra son aventure en basket malgré la grande place désormais occupée par celle en ski de fond. Les Jeux de Tokyo, en 2020, sont déjà dans sa mire. «On a vraiment une bonne équipe. Depuis Rio, on a tout renouvelé. Je suis un peu la vétéran, une leader. J’aime aider les jeunes, j’aime bâtir. Je ne veux pas partir et délaisser ce programme-là dans lequel je suis depuis 2007.»