Plusieurs amis de Marc-Édouard Vlasic se sont prêtés au jeu de la Soirée des étoiles mardi, au Terminal de croisières.

Drouin compensera «Radu»

Phillip Danault ne s'inquiète pas outre mesure de la perte d'Alexander Radulov. Selon le centre du Canadien, l'énergie déployée par Jonathan Drouin saura compenser l'enthousiasme de l'attaquant russe, qui s'est prévalu de son autonomie et s'alignera avec les Stars de Dallas, la saison prochaine.
Aux yeux de Danault, la nouvelle acquisition du Canadien, qui est «plus jeune» et qui «en a encore beaucoup dans le ventre», fera aussi bien «sinon mieux!» que l'étoile filante qu'aura été Radulov chez le Tricolore.
«[On perd Radulov], mais on avait fait l'acquisition de Drouin, alors c'est un peu équivalent. Je ne veux pas mettre de pression à Drouin. Ce n'est pas ça que je dis, mais c'est un excellent joueur. Il a de la fougue lui aussi, une bonne énergie. C'est un joueur très énergique sur la glace. Autant avec ses mains qu'avec ses jambes. Il bouge très bien. C'est une très bonne acquisition», a jugé l'attaquant de 24 ans, en marge de la Soirée des étoiles, mardi.
Danault demeure donc positif à l'aube de la nouvelle saison, considérant que l'attaque montréalaise ne s'est pas appauvrie, avec l'addition du vétéran Ales Hemsky.
«Il a de l'expérience. Il a 33 ans. Il a eu une très bonne carrière, notamment à Edmonton, où il a joué. C'est un excellent joueur et une très bonne acquisition de Marc [Bergevin, directeur général du Canadien]», a estimé le natif de Victoriaville.
Il convient toutefois qu'avec les nombreux changements survenus jusqu'à maintenant, particulièrement à la défensive - Karl Alzner et David Schlemko s'ajoutent, Alexei Emelin a été réclamé par Las Vegas et Andrei Markov pourrait quitter -, le Canadien présentera une nouveau visage à l'automne.
«Il y avait une couple de changements que Marc a jugé nécessaires et ce sont de très bons changements. Il y a aussi l'expansion à Vegas, qui nous a coûté Emelin. Ce n'est pas le seul gros joueur qui a été perdu par des équipes. Ça faisait partie de la game. Il fallait qu'il place ses cartes en fonction de ça...» a-t-il laissé entendre.
Du nombre, l'absence de Markov est peut-être celle qui pourrait faire la plus mal au Canadien, qui a préféré miser sur des défenseurs à caractère défensif plutôt que sur des arrières mobiles, capables de relancer l'attaque.
«Markov, c'est un excellent joueur pour nous, mais il est rendu à 38 ans, en fin de carrière aussi. [Ses demandes de] contrat étaient aussi élevées, à deux ans et 6 millions $... De mon côté, je laisse ça entre les mains de Marc. Il est mieux placé que moi pour décider si Markov peut nous aider cette année», a-t-il répondu, pesant chacun de ses mots.
Price, une bonne affaire
Selon Danault, la meilleure signature du Canadien demeurera toutefois l'extension de contrat consentie à Carey Price, qui assure sa présence devant le filet du Canadien pour les huit prochaines années.
«Avec la signature de Price, ça vient nous aider à long terme. Et puis, on a quand même fini premiers dans notre division, l'année passée. On a une très bonne équipe, quatre bonnes lignes, six bons défenseurs. On va aussi essayer de se créer une compétition à l'interne. C'est bon qu'ils aient ramené une couple de joueurs pour créer cette compétition-là. Ça va rendre l'équipe meilleure», a estimé l'auteur de 13 buts et 27 passes en 82 matchs, en 2016-2017.
Le jeune centre envisage donc avec confiance la prochaine saison, affirmant que les leçons du passé informeront les succès futurs de l'équipe. «[Nous allons aborder cette saison-là] de la même façon, sinon avec encore plus d'expérience, considérant tout ce qui s'est passé, l'année dernière. Tout le monde a appris de ça. On va être aussi affamés de gagner que les autres années et je suis vraiment confiant en notre équipe.»
Chiasson prend son mal en patience
Joueur autonome sans compensation, Alex Chiasson attend toujours, quatre jours après l'ouverture du marché, que le téléphone ne sonne. Encouragé par la signature de son partenaire d'entraînement David Desharnais avec les Rangers, l'attaquant demeure confiant que l'appel tant attendu viendra.
«Je ne mentirai pas. Ce sont des jours qui ne sont pas super faciles en tant que joueur. Mais bon. C'est une situation que je ne contrôle pas. Tout ce que je peux contrôler, c'est mon entraînement en dehors de la glace, ma préparation pour la prochaine saison. Avec la dernière saison que j'ai eue, je crois encore en mes moyens et je pense que je devrais me trouver un bon contrat dans la LNH», a-t-il indiqué.
À sa quatrième saison dans la LNH, l'ancien des Stars de Dallas et des Sénateurs d'Ottawa a inscrit 12 buts et 12 passes en 81 matchs avec les Flames de Calgary, en 2016-2017. Une formation avec laquelle il n'a pas perdu espoir de s'aligner la saison prochaine, même si les négociations ne semblent pas avancer pour l'instant.
«Mon premier choix a toujours été de retourner à Calgary. [...] Calgary, c'est une équipe qui va être dangereuse dans les prochaines années, avec le noyau de jeunes qui est là. De mon côté, j'avais un rôle polyvalent dans l'équipe, je pouvais jouer sur différentes lignes. J'ai aussi une super bonne relation avec l'entraîneur [Glen Gulutzan]. Ce sont tous des petits facteurs qui font que j'ai trouvé ça plus difficile dans les derniers jours. D'un autre côté, si la chance vient de retourner là, ce serait une opportunité que je ne voudrais pas manquer», a fait savoir l'attaquant originaire de Saint-Augustin-de-Desmaures.
À 26 ans, Chiasson considère qu'il a encore beaucoup à offrir et qu'il possède un bagage d'expérience dont il peut faire bénéficier une formation de la LNH. Il prend donc son mal en patience. «J'ai vécu beaucoup de choses. J'ai appris de ces expériences-là. Présentement, j'essaie de rester calme dans tout ça.»
35 000$ pour le Patro-Laval
Pour une troisième année consécutive, Marc-Édouard Vlasic et sa conjointe Martine Auclair ont organisé la Soirée des étoiles, qui permet de récolter annuellement 35 000$ destinés au maintien des services offerts aux jeunes du Patro-Laval. «Le Patro-Laval, Martine y a été quand elle était jeune, sa marraine est la directrice générale. Je participe à leurs olympiades à chaque année. Je connais du monde qui y sont allés. Ça nous tient à coeur, et chaque année, c'est une belle soirée», a expliqué Vlasic, lors du souper de gala auquel participaient une douzaine de joueurs de la LNH, ainsi que plusieurs artistes et personnalités de la télévision, au Terminal de croisières, mardi. À cette occasion, le défenseur des Sharks de San Jose n'a pas caché sa déception de voir son coéquipier des 11 dernières années Patrick Marleau quitter la formation californienne. En même temps, il disait comprendre les raisons qui ont poussé l'attaquant à accepter un contrat de trois ans avec les Maple Leafs de Toronto. «Ça va faire mal, perdre un gars qui marque 30 buts par année. Mais on a 10 millions $ de disponibles. Est-ce qu'on peut aller chercher quelqu'un qui va remplacer Marleau? On espère. Et on a aussi beaucoup de jeunes qui poussent en arrière...»