Plus tôt dans la soirée, Drolet a servi la fameuse gauche au foie, quelques secondes avant la cloche annonçant la fin de la sixième minute de combat. Jesus Manuel Beltran (5-3, 5 K.O.)

Drolet n’a pas veillé tard à Rimouski

Pour la première soirée de boxe professionnelle en plus de 50 ans à Rimouski, samedi soir, le boxeur de Beauport Clovis Drolet ne s’est pas attardé dans le ring en passant le K.O. à son adversaire juste avant la fin du deuxième round.

Sous les yeux des quelque 3000 amateurs réunis au Colisée, la tête d’affiche Steven Butler (26-1-1, 23 K.O.) s’est pour sa part débarrassé de Jesus Antonio Gutierrez (25-3-2, 12 K.O.) après 21 secondes dans le deuxième round. Le poids moyen (160 lb) montréalais classé cinquième aspirant mondial de la WBO avait déjà expédié son adversaire au plancher à la toute fin de la première reprise.

Plus tôt dans la soirée, Drolet a servi la fameuse gauche au foie, quelques secondes avant la cloche annonçant la fin de la sixième minute de combat. Jesus Manuel Beltran (5-3, 5 K.O.) s’est effondré en grimaçant de douleur et ne s’est pas relevé avant le compte de 10 de l’arbitre Steve St-Germain. Temps officiel : 2 min 54 du deuxième round.

Le Mexicain de 27 ans n’avait pourtant jamais été arrêté avant la limite. Ça prenait la puissance de Drolet (8-0, 5 K.O.) pour réussir cette première.

«C’est mieux qu’un crochet à la tête, c’est un coup dur à toucher. J’ai feinté ma droite, mais je voulais aller à la tête. Sauf que j’ai vu le trou au corps et je suis allé au corps. Poc!» a simplement expliqué la fierté du secteur Courville, lorsqu’on l’a questionné sur sa victoire devant les spectateurs.

Une fois au téléphone, le super-mi-moyen (154 lb) de 27 ans avouait ne pas avoir suivi parfaitement le plan de match établi avec son entraîneur Vincent Auclair. Mais ce dernier n’allait pas s’en plaindre!

«Je faisais ma boxe et j’ai vu un trou au corps. On s’entraîne pour ça, voir les ouvertures et frapper à la bonne place. Ç’a bien marché. Vincent m’a dit après qu’il n’avait pas vu l’ouverture au corps», a expliqué celui qui livrait un quatrième combat en 2018.

Malgré la victoire facile, Drolet estime avoir atteint un échelon supérieur dans la gradation de ses opposants. «J’ai trouvé qu’ils avaient les mains lourdes, il frappait plus fort que mes adversaires précédents. Je me devais d’avoir une bonne défensive. Je suis vraiment content du combat.»

Beltran a acquis ses cinq victoires par knock-out, mais n’a toujours pas gagné en trois sorties depuis 2016, lui qui n’a pas boxé en 2017. En juin, il s’était incliné par décision face au Longueuillois Louisbert Altidor.

Ancien joueur de football, Drolet s’est ensuite informé du résultat du match de la Coupe Vanier, que le Rouge et Or a gagné 34-20 samedi après-midi, à Québec. À propos des deux longues passes pour un touché dès la première minute de jeu, Drolet a comparé cela à «manger un gros coup de poing en partant». Les Mustangs de Western ne s’en sont jamais remis.

Le sympathique boxeur rentre à Québec et se permettra deux semaines complètes de repos, avant de reprendre l’entraînement avec un prochain combat à prévoir à la fin janvier ou début février.

Tous les autres protégés du promoteur montréalais Eye of the Tiger Management, organisateur du gala, ont aussi remporté leur combat durant cette soirée à Rimouski : Kim Clavel (décision), Arslanbek Makhmudov (K.O. à 35 s du 1er round), Sadriddin Akhmedov (T.K.O. 2e round), Andranik Grigoryan (décision), Nurzat Sabirov (T.K.O. 2e round), Arutyun Avetisyan (décision) et Artem Oganesyan (T.K.O. 6e round).