Vincent Thibault (7-0, 2 K.O.) a fait fi de son échauffement écourté à 10 minutes pour prendre la mesure du Mexicain Sergio de Leon (8-4, 1 K.O.) par décision unanime des juges (58-55, 59-54, 60-53) au bout de six rounds.

Drolet avec panache, Thibault gagne aussi

Clovis Drolet et Vincent Thibault ont comblé leurs partisans, samedi soir, au Centre Vidéotron. Les deux boxeurs de Québec ont gagné devant leurs partisans, Drolet avec en plus le panache d’un arrêt de l’arbitre au quatrième round.

«Je pensais qu’on était au troisième! J’avais encore pas mal d’énergie», a affirmé Drolet (7-0, 4 K.O.), après sa victoire explosive aux dépens du Bulgare Evgeni Borisov (3-2-1, 1 K.O.) à 1 min 35 du quatrième round. Borisov se remettait de sa deuxième visite au tapis quand l’officiel Albert Padulo fils a mis fin aux hostilités.

Le pugiliste de 26 ans de Beauport a réalisé son coup d’éclat devant 3816 spectateurs, juste avant la présentation des combats principaux de la soirée. Où le Montréalais Steven Butler (25-1-1, 21 K.O.) a servi une leçon à Jordan Balmir (10-1, 6 K.O.), de Drummondville, en moins de trois rounds. En finale, le Trifluvien Simon Kean a été défait par K.O. par l’Ontarien Dillon Carman.

L’assistance s’avère un peu plus petite que les 4282 et 4216 personnes présentes lors des deux autres galas de boxe tenus au Centre Vidéotron plus tôt cette année, aussi par le promoteur Eye of the Tiger Management.

Opposé à un adversaire plus lent que ses précédents rivaux, Drolet a dû s’ajuster à «un rythme différent» de ce qu’il expérimente à l’habitude, surtout qu’il ne s’était pas battu depuis six mois. Ce qu’il a fait avec succès, à sa grande satisfaction, même si Borisov lui a livré «quelques coups qui n’auraient pas dû me toucher», estime Drolet.

Clovis Drolet (7-0, 4 K.O.) a signé une victoire explosive aux dépens du Bulgare Evgeni Borisov (3-2-1, 1 K.O.) à 1 min 35 du quatrième round.

Thibault plus tôt que prévu

Appelé sur le ring plus tôt qu’il ne le croyait, Thibault (7-0, 2 K.O.) a quant à lui fait fi de son échauffement écourté à 10 minutes pour prendre la mesure du Mexicain Sergio de Leon (8-4, 1 K.O.) par décision unanime des juges (58-55, 59-54, 60-53) au bout de six rounds.

S’avouant lent à démarrer, le gaucher de 25 ans de Charlesbourg aurait «aimé avoir deux rounds de plus. J’arrivais au bon moment pour exploser». Sous les acclamations des 300 membres bruyants du Team Tibo installés dans la section 107, Thibault a expédié son rival au tapis vers la fin du deuxième round.

Mais De Leon s’est relevé pour continuer d’encaisser et de donner quelques bons coups lui aussi, comme il l’avait fait lors de sa défaite similaire contre Drolet au même endroit, en avril.

Thibault se bat chez les professionnels depuis un an et sa fiche parfaite de sept victoires en inclut cinq contre des Mexicains. À coup d’une livre par combat, il se dirige lentement, mais sûrement, vers la catégorie des 160 lb. Vendredi, il avait été pesé à 163.

Pour ses débuts professionnels, Yannick Parent en a eu pour son argent : deux visites au tapis pour lui et trois pour son adversaire Rodolfo Lopez en seulement 2 min 33! Et une victoire au premier round.

Un combat de fous!

Le gala s’est ouvert sur un combat complètement fou entre Yannick Parent (1-0, 1 K.O), de Lévis, et le Mexicain Rodolfo Lopez (6-6, 4 K.O.). Pour ses débuts professionnels, Parent en a eu pour son argent : deux visites au tapis pour lui et trois pour son adversaire en seulement 2 min 33! Et une victoire au premier round.

Après une soixantaine de combats amateurs, le boxeur de 24 ans, qui gagne sa vie comme briqueteur-maçon, a vite compris la différence entre les amateurs et les pros.

«Quand le premier jab est rentré et que j’ai réalisé que c’était juste un jab, j’ai vu que ce n’était plus du sparring. Les gants plus petits, ça change tout! Ce n’est plus les grosses ballounes noires des amateurs», a expliqué un Parent surexcité, admettant avoir vu «un flash noir» lors de sa seconde chute.

«Mais je suis allé à la guerre! s’est-il réjoui. Et quand je suis allé au plancher, je ne pensais pas que c’était fini, au contraire. Je ne me suis pas laissé abattre. Un combat c’est comme dans la vie, tu te relèves et tu continues. Et c’est sûr que vous allez me revoir! On n’a pas fait faire des t-shirts juste pour un round», a affirmé celui qui est épaulé par Benoît Martel, ce «deuxième père» qui l’entraîne depuis l’âge de 14 ans, et Dominic Bédard.

Sébastien Roy est reparti avec une victoire par décision unanime des juges (3 X 40-36) et... le tympan gauche perforé.

Victoire et tympan perforé

De son côté, le boxeur de Thetford Mines Sébastien Roy (5-0, 1 K.O.), entré sur Emmenez-moi! de feu Charles Aznavour, a eu le dessus sur le Mexicain Mario Bedolla Orozco (2-2-1, 1 K.O.). Celui qui livrait déjà un troisième combat au Centre Vidéotron est reparti avec une victoire par décision unanime des juges (3 X 40-36) et... le tympan gauche perforé.

«Des fois on tient ça mort, mais vu qu’il y a le médecin, j’ai préféré en parler», a admis Roy, après avoir été examiné dans le couloir de l’amphithéâtre et qu’on lui ait promis un rendez-vous rapide chez l’otorhinolaryngologiste. «C’est arrivé au troisième round, quand il s’est mis à utiliser beaucoup son crochet droit», a-t-il expliqué.

Après avoir vaincu «avec patience» ce Orozco «coriace» et «un peu boîte à surprises», Roy passe de quatre à six rounds pour son prochain combat. Ce qui l’obligera à passer plus de temps au club de boxe de Robertsonville. Il doit améliorer son endurance, son point faible, même s’il est parfois difficile de concilier son emploi de charpentier-menuisier et sa passion de boxeur.

Artem Oganesyan (7-0, 6 K.O.) a terrassé son adversaire d’une gauche foudroyante après seulement 98 secondes dans le ring.

Une recrue impressionnante

La nouvelle recrue russe de l’écurie québécoise Eye of the Tiger Artem Oganesyan (7-0, 6 K.O.) a pour sa part terrassé l’Argentin Sergio Samuel Castellano (11-8, 7 K.O.) d’une gauche foudroyante après seulement 98 secondes dans le ring.

Castellano s’est relevé, mais son équilibre était trop précaire pour continuer. Le super mi-moyens Oganesyan a donc réussi haut la main sa première impression devant le public québécois et retenez bien son nom, on va le revoir.

Keamy Cloutier (1-0), de Trois-Rivières, a réussi ses débuts professionnels en l’emportant par décision unanime des juges (3 X 40-36) aux dépens du Mexicain Miguel Angel Corravubias (3-7-3, 2 K.O.).

Andranik Grigoryan (8-0, 1 K.O.) est un autre vainqueur aux points (80-72, 80-72, 79-73). Le natif de Goravan porte l’année «1915» sur l’avant de la ceinture de son short en mémoire du génocide arménien, ainsi que les drapeaux de l’Arménie et du Québec sur le tissu de la cuisse gauche.

Batyr Jukembayev (14-0, 12 K.O.) a aussi gagné son combat par K.O. au septième round, malgré qu’il ait visité le plancher pour la deuxième fois de sa carrière, à la première reprise. Le Kazakh a lancé un «merci beaucoup» en français à la foule, après sa victoire.

Keamy Cloutier (à droite), de Trois-Rivières, a réussi ses débuts professionnels en l’emportant par décision unanime des juges.
Andranik Grigoryan (8-0, 1 K.O.), à droite, est un autre vainqueur aux points (80-72, 80-72, 79-73).
Batyr Jukembayev (14-0, 12 K.O.) a aussi gagné son combat par K.O. au septième round, malgré qu’il ait visité le plancher pour la deuxième fois de sa carrière, à la première reprise.