Le Drakkar a signé une 12e victoire consécutive en l'emportant 8-0 contre le Titan. Cette séquence constitue un record d'équipe.

Victoire facile et record d'équipe pour le Drakkar

BAIE-COMEAU – Le Drakkar n’a laissé aucune équivoque sur son intention d’établir une nouvelle marque de concession, samedi à Bathurst. Il a marqué deux fois en début de première et deux autres fois au début du second tiers, en route vers un gain facile de 8-0 face au Titan. Il s’agissait d’une 12e victoire d’affilée pour Baie-Comeau, un nouveau record d’équipe.

Cette séquence victorieuse s’est amorcée le 29 décembre. C’est donc dire que le Drakkar n’a pas encore goûté à l’amertume de la défaite en 2019. Le précédent record de 11 gains d’affilée datait de la saison 2013-2014. Il avait été établi entre le 10 janvier et le 4 février 2014.

«Il faut lever notre chapeau aux 23 joueurs. Depuis le retour du congé de Noël, tout le monde travaille fort, s’implique et progresse soir après soir. C’est le fun de voir ça», a déclaré l’entraîneur-chef Martin Bernard à propos de cette nouvelle marque d’équipe. «Pour ce qui est du match, on a vraiment été en contrôle du début à la fin, on a été solide et on a respecté la structure de jeu.»

Marc-Antoine Brouillette a guidé l’attaque des vainqueurs avec rien de moins qu’un tour du chapeau, lui qui n’avait toujours pas de point depuis qu’il était grimpé à bord du Drakkar. Ethan Crossman a refusé d’être en reste, signant lui aussi le même exploit, de surcroît contre son ancienne équipe. Christopher Benoît a participé aux trois buts de Brouillette.

Le pilote se réjouissait évidemment de constater que son quatrième trio, composé de Brouillette, Benoît et Sacha Roy, récoltait des points pendant que la première ligne connaît un passage à vide. «Leurs buts sont venus parce qu’ils respectaient la structure», a-t-il ajouté.

Le gardien du Drakkar, Lucas Fitzpatrick, a pour sa part enregistré un deuxième jeu blanc d’affilée. En trois départs dans l’uniforme nord-côtier, Fitz a accordé un seul but. Quant au Titan, il subissait l’affront d’encaisser un second blanchissage consécutif à domicile. « Toutes les fois qu’on fait appel à Fitz, il répond à la commande», ne pouvait que constater Bernard, évidemment heureux d’avoir sous la main un gardien substitut «qui fait la job».

Brendan St-Louis avait ouvert le pointage à la cinquième minute de la période initiale. Voyant une large ouverture à sa sortie du banc, le défenseur a foncé au filet adverse. Il n’a eu aucune difficulté à convertir la belle remise d’Ivan Chekhovich, qui mettait ainsi fin à une courte séquence de deux matchs sans point. Quarante-six secondes plus tard, Jordan Martel a battu le gardien Tyriq Outen du côté rapproché pour faire 2-0.

À partir du deuxième vingt, ce fut le festival Brouillette et Crossman. Le premier a marqué deux de ses trois buts durant cet engagement. Quant à Crossman, il a touché la cible deux fois en troisième période.

Outen a été chassé du match après le second du match de Crossman, le septième des siens. Son successeur Mark Grametbauer a été accueilli par ce même Crossman, qui a complété à ses dépens son truc du chapeau. Fait à souligner, le Drakkar a totalement survolé la troisième, dominant 21-1 au chapitre des tirs (45-20 au total du match).

Les troupiers de Bernard tenteront de prolonger cette heureuse séquence à Moncton dimanche après-midi alors qu’ils rendront visite aux Wildcats pour compléter ce voyage de trois rencontres en trois jours dans les Maritimes.