John Goyens, l’entraîneur-chef du Drakkar, a comparé son équipe au Dr. Jeckyll et Mr. Hyde. À certains moments, elle joue du hockey inspiré et à d’autres, elle se laisse aller.

Une septième défaite de suite pour le Drakkar

BAIE-COMEAU — Le Drakkar a laissé le meilleur jeu de puissance du circuit le frapper trop souvent en début de match, pour ensuite être expédié par le fond par le Phoenix en deuxième. Sherbrooke a marqué trois fois en quatre occasions avec l’avantage d’un homme au premier vingt pour se diriger vers un gain facile de 7-4, prolongeant ainsi à sept la série de revers consécutifs du Drakkar.

Les gros canons de Sherbrooke n’ont pas fait mentir leur réputation, Samuel Poulin et Alex-Olivier Voyer récoltant chacun un but et deux passes. Le défenseur Antoine Crête-Belzile a aussi amassé trois mentions d’aide. La défensive hermétique du Phoenix, du moins durant 40 minutes, et le gardien Thomas Sigouin ont fait le reste.

Raivis Kristians Ansons (9e) a démarré les hostilités à 4:56 du premier vingt, en supériorité numérique. Au lieu de partir sur une lancée, le Drakkar a plutôt pris un abonnement au cachot. Le Phoenix a capitalisé sur ses trois premiers jeux de puissance grâce à Poulin, Voyer et Bailey Peach.

«On score en premier, on pense que tout est beau, on pense qu’on est confortable et tout à coup, c’est 3 en 3 en avantage numérique pour eux», a indiqué l’entraîneur-chef Jon Goyens. «Oui, ces trois buts-là nous ont fait mal, mais de la façon dont on a réagi en deuxième, c’est décevant.»

Dr Jeckyll et Mr. Hyde

Le match s’est en effet réglé au second tiers alors que Sherbrooke a ajouté quatre autres filets, par l’entremise d’Anthony Munroe-Boucher, Patrick Guay, Taro Jentzsch et Félix Robert. La faible réplique du Drakkar est venue de Brandon Frattaroli (10e).

«Honnêtement, on n’était pas content, je ne peux pas répéter ce qu’on a dit dans le vestiaire, mais c’était inexcusable comme période», a soutenu le pilote du Drakkar. «On est ces temps-ci comme Dr. Jekyll et Mr. Hyde. Tu vois ça en deuxième et ensuite, de la façon dont on a joué en troisième.»

«En troisième, il y a des gens qui peuvent penser que Sherbrooke y est allé mollo pour nous, mais je ne pense pas. On a vu plus de cohésion, d’effort d’équipe et de cœur de notre part. C’est malheureux qu’on ne joue pas toujours comme ça», a ajouté Goyens, pointant le manque de maturité mentale des siens pour expliquer le phénomène.

Les visiteurs ont en effet été moins visibles en troisième, ne prenant que trois lancers sur Daniel Moody, venu en relève de Lucas Fitzpatrick. Le Drakkar a quant à lui livré un baroud d’honneur, prenant 16 tirs sur la cage adverse. Étienne Arseneau (3e) et Jordan Brière (3e) ont marqué.