Le but de Joel Bishop à 8:40 en deuxième période a marqué le début de l'effondrement du Drakkar, qui a été écrasé 8-1 par les Mooseheads, mercredi.

Une raclée place le Drakkar au bord du gouffre

BAIE-COMEAU — Une deuxième période catastrophique et une troisième à l’avenant ont été fatales au Drakkar, qui a subi une raclée de 8-1 devant Halifax, mercredi au Centre Henry-Leonard. Les Mooseheads mènent cette série huitième de finale par trois victoires contre une. Baie-Comeau devra donc éviter l’élimination à partir de vendredi.

Le Drakkar est apparu moins incisif et, surtout, moins discipliné que la veille. Les bévues ont aussi été plus coûteuses face à une offensive capable de faire mal si on lui en laisse l’occasion un peu trop souvent. Solide la veille, Francis Leclerc a quitté la rencontre après 40 minutes, ayant cédé cinq fois sur 24 lancers. Son successeur Justin Blanchette a plié à trois reprises sur 16 tirs.

«En séries, que tu perdes 2-1 ou 8-1, t’as perdu le match. Il faut tourner la page et se concentrer sur le prochain», a philosophé le piloteMartin Bernard, qui ne sentait pas le même niveau d’énergie chez les siens. «On était plus lents dans notre exécution, on a perdu plus de batailles le long des rampes, mais on a été plus physiques qu’eux [15 mises en échec contre 4].»

Refusant de s’étendre sur le négatif — et il y en avait —, Bernard voulait mettre l’accent sur la cinquième rencontre, de nouveau présentée à Baie-Comeau (vendredi à 19h30). «Ce sont de petits facteurs qui ont fait la différence mais là, on met ça à la poubelle, on se relève et on continue à travailler», a-t-il lancé en soulignant que «l’objectif est d’aller jouer à Halifax lundi».

Un but qui fait mal

Le capitaine Maxime Fortier a guidé l’attaque des vainqueurs avec deux buts. Il a enfilé le premier but de la rencontre et celui qui portait le pointage 4-1 à 14:34 de la deuxième, un but qui a coupé les ailes des locaux, eux qui avaient déjà toutes les misères du monde à revenir dans la rencontre et qui amorçaient tout juste une supériorité numérique.

«C’est sûr qu’en désavantage numérique, ça fait toujours mal de se faire compter», a fait valoir le capitaine des Mooseheads, soulignant que la veille, les siens n’avaient pas su s’ajuster à la foule tapageuse du Drakkar. «Aujourd’hui, on a commencé fort et on ne leur a rien donné. On est l’équipe la plus talentueuse de la ligue. Quand on travaille, c’est ça que ça donne.»

Raphaël Lavoie, Joel Bishop, Jocktan Chainey, Ben Higgins, Arnaud Durandeau et Connor Moynihan ont inscrit les autres buts des Mooseheads. La faible réplique du Drakkar est venue de Jordan Martel, son premier des séries, qui portait le pointage 1-1 à 16:48 du premier vingt.