Le gardien Alexis Shank a égalé un record d’équipe des Saguenéens en récoltant une troisième jeu blanc dès sa première saison.

Les Sags prennent leur revanche

SAGUENAY — Les Saguenéens ont signé une victoire nette de 4-0 contre le Drakkar, vendredi au centre Georges-Vézina. Cette domination en règle vient mettre un baume sur la défaite subie mardi, à Baie-Comeau.

N’eut été d’Antoine Samuel, l’écart aurait pu être beaucoup plus important. Le gardien du Drakkar a fait face à 49 lancers, dont plusieurs dangereux.

«Les joueurs étaient prêts», a réagi l’entraîneur-chef des Saguenéens, Yanick Jean. «Ils n’étaient pas contents de la manière qu’ils s’étaient fait narguer après le but gagnant à Baie-Comeau. Ils voulaient sortir le couteau entre les dents. Ils étaient motivés et ils avaient la pédale au plancher de A à Z.»

Yanick Jean avait-il du négatif à tirer de cette rencontre où la perfection s’est montrée le bout du nez? «Pas vraiment. C’était quasiment parfait sur toute la ligne. L’intensité, la structure. Les quatre lignes ont eu énormément de chances et je pense que Samuel a fait des miracles. Ce match-là aurait pu se terminer 8-0, peut-être même plus.»

En se présentant aux abords du vestiaire du Drakkar , on savait très bien que Martin Bernard n’allait pas être d’humeur à inviter les représentants des médias à venir prendre une bière. Tout en vantant le travail de son gardien, le seul joueur visiblement bien préparé pour ce duel face aux Sags, l’enraîneur-chef n’a pas cherché d’excuses.

«Au niveau des lancers, on est pas mal égal avec eux, sauf qu’on les a tous lancés à côté du filet. Ça, c’est de la concentration. On a perdu toutes nos batailles pour les rondelles libres et ça, c’est le niveau de compétition. Ça se résume à ça. Si tu n’es pas concentré et que tu ne compétitionnes pas, ça donne ça.»

Shank rejoint Vincent et Gusse

De son propre aveu, Alexis Shank a réussi son blanchissage le plus facile de la saison, mais ça ne l’a tout de même pas empêché d’égaler un record d’équipe pour un gardien recrue. En réalisant son troisième coup de pinceau, il a rejoint Alexandre Vincent (2003-2004) et Robin Gusse (2009-2010). La bonne nouvelle, c’est qu’il lui reste plus de trois mois pour s’approprier seul du record.

«Ils ont un 21 tirs, mais ils ont eu trois ou quatre bonnes chances, maximum», a mis en contexte Shank. «Les gars ont joué un match incroyable devant moi. C’était relativement facile. J’ai reçu deux tirs dans les dix premières minutes, donc il fallait rester concentré, mais les joueurs m’ont facilité la tâche sur les tirs suivants.»

Avec trois jeux blancs, le gardien domine ses pairs à travers la LHJMQ à ce chapitre. S’attendait-il à accumuler les blanchissages aussi rapidement? «Jamais, je voulais commencer par en avoir un», a lancé Shank en riant. «Je visais ma première victoire et elle venue avec un jeu blanc donc ça m’a donné confiance. Je n’ai même pas réussi de blanchissage à ma première saison midget donc je ne m’attendais pas à ça. Je suis content.»