Antoine Samuel n'a pas trop peiné devant ses anciens coéquipiers vendredi soir, lui qui n'a fait face qu'à 19 lancers.

Les Remparts viennent à bout du Drakkar

Gregor MacLeod a tranché le débat à l’aide d’un «plomb» en prolongation, vendredi soir, pour donner une victoire de 2-1 aux Remparts sur le Drakkar de Baie-Comeau, au Centre Vidéotron.

Les locaux profitaient d’un avantage numérique à quatre contre trois lors du filet décisif. À l’exception du juge de but, tout le monde dans l’amphithéâtre semblait croire que MacLeod venait de frapper la barre horizontale sur son lancer frappé. Le jeu s’est poursuivi pendant quelques secondes. Après le sifflet, la reprise a toutefois démontré pourquoi la lumière rouge s’était illuminée.

«Je n’avais aucune idée que c’était un but!» a dit le héros de la soirée en riant. «Est-ce qu’il l’a allumée? Je n’ai même pas vu ça. J’ai juste continué à essayer de marquer.»

La 15e réussite de MacLeod cette saison est venue racheter une soirée parfois difficile pour des Remparts peinant à trouver leur rythme pendant les deux premières périodes. Leurs 12 petits lancers après 40 minutes en sont la meilleure preuve.

«On a trouvé une façon de revenir», a toutefois affirmé l’entraîneur-chef Philippe Boucher. «Le but, à ce temps-ci de l’année, c’est de gagner des matchs. Et j’ai quand même aimé la façon dont on a joué. On a travaillé. [...] Baie-Comeau joue toujours bien ici. Quand tu te relèves d’une défaite comme ils ont eu [7-0 contre Blainville-Boisbriand, mercredi], les jeunes sont tous fiers et ne veulent pas que ça arrive une deuxième fois.»

Samuel en «perd son jockstrap»

Après une première période somnifère et sans but, Gabriel Fortier (17e) a ouvert la marque pour le Drakkar avec une poétique pièce de jeu sur un deux contre un. Le gardien Antoine Samuel a rigolé après la rencontre, disant en avoir «perdu son jockstrap».

En tout début de troisième, les Remparts ont profité d’un avantage numérique venu d’une pénalité à Xavier Bouchard décernée à 20:00 du deuxième tiers. Matthew Boucher (24e) a déjoué Francis Leclerc d’un tir de l’enclave après seulement 19 secondes pour redonner vie à la foule de 9203 spectateurs.

«La punition en fin de deuxième a changé le momentum», a constaté l’entraîneur du Drakkar, Martin Bernard. «Le but leur a donné des ailes. C’est sûr qu’on ne voulait pas échapper des points ici. Mais les gars ont été beaucoup moins poches que mercredi.»

De son côté, Boucher était fier du travail de ses joueurs avec un homme en plus. Ils ont converti deux de leurs cinq chances. «C’est le fun d’aller chercher deux gros buts. On a assez parlé de notre avantage numérique, ça fait du bien qu’il fasse la différence», a souligné le chef.

Au final, Samuel a bloqué 18 tirs lors de son premier match contre son ancienne équipe. «Ç’a été des arrêts de routine, les gars ont vraiment bien joué devant moi. J’avais hâte qu’ils marquent, par exemple», a lancé le gardien des Remparts, qui ont complété l’affrontement avec 30 lancers.

Le défenseur Benjamin Gagné a raté la rencontre en raison d’une suspension d’un match. Mercredi, contre Victoriaville, il a asséné un coup de bâton dangereux. Auteur d’un double-échec sur la même séquence, l’attaquant des Tigres Maxime Comtois a quant à lui reçu une punition de deux parties. Vendredi, Tomas Dajcar a pris la place de Gagné dans l’alignement. 

L’exigeante séquence de trois matchs en quatre jours des Remparts se termine samedi, à 16h, avec la visite de l’Océanic de Rimouski. Le Drakkar se dirige quant à lui vers le nord pour affronter les Saguenéens de Chicoutimi.

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LA DIFFICILE DEUXIÈME SAISON

Le Drakkar a «mal géré» la pression liée aux attentes élevées du début de saison, a admis Martin Bernard, vendredi. Une pression venue de l’extérieur. «On n’a jamais dit : on va finir dans le top 5!» mentionne l’entraîneur-chef, dont la très jeune formation a connu un difficile début de campagne. Garni de plusieurs joueurs de 17 et 18 ans, le Drakkar a en été victime d’une guigne collective de la deuxième année. Bernard a souvent vu des jeunes de cet âge prévoir des moments plus faciles après l’année recrue. Ces jeunes oublient que leurs responsabilités sont souvent plus grandes à 17 ans.

«On n’a pas beaucoup de vétérans pour prendre le heat d’un match», fait-il remarquer. Le «cirque» entourant l’équipe en raison de la présence de plusieurs dépisteurs de la LNH est aussi source de distraction. Mais le Drakkar joue mieux depuis la mi-décembre, constate Bernard. «On a un bon groupe de jeunes avec lequel c’est le fun de travailler.» L’équipe risque d’être fort dangereuse la saison prochaine.

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Cette année, au Tournoi international de hockey pee-wee, les Remparts seront représentés par le Cyclone du Séminaire Saint-François.

PETITS ET GRANDS REMPARTS

Les petits Remparts ont eu droit aux conseils des «vrais», vendredi matin, lors d’un court entraînement au Centre Vidéotron. Un rendez-vous devenu tradition depuis le retour des Diables rouges, il y a 21 ans. «C’est toujours le fun de les voir embarquer sur la glace avec les plus grands», a affirmé l’entraîneur-chef de ceux-ci depuis cinq ans, Philippe Boucher. «Et c’est drôle, nos plus grands deviennent des tout-petits! Ils aiment ça patiner avec les jeunes, c’est une belle expérience à chaque année.» Cette rencontre sur glace n’est qu’une partie du traitement royal réservé aux jeunes, qui ont aussi été présentés à la foule avant la rencontre contre le Drakkar, en plus d’avoir passé la nuit à l’hôtel Delta, entre autres gâteries. Représentés par le Cyclone du Séminaire Saint-François, les petits Remparts amorceront leur tournoi pee-wee le samedi 10 février, à 13h. Ils affronteront alors (coïncidence?) le petit Drakkar de Baie-Comeau dans un match de la catégorie AA-Élites.