Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Lucas Fitzpatrick a très bien fait devant son filet.
Lucas Fitzpatrick a très bien fait devant son filet.

Les Cataractes surpris par le Drakkar [VIDÉO]

Steve Turcotte
Steve Turcotte
Le Nouvelliste
Article réservé aux abonnés
TROIS-RIVIÈRES - Après avoir joué avec le feu dimanche face à l’Océanic, les Cataractes se sont brûlés mardi dans les mêmes circonstances contre le Drakkar de Baie-Comeau, une autre équipe en reconstruction. Les Shawiniganais ont de nouveau échappé une avance de deux buts en troisième période et cette fois, ce fut coûteux, puisque le Drakkar a signé un gain de 4-3 en fusillade.

Les hommes de Ron Choules semblaient pourtant en parfait contrôle de la situation après 40 minutes de jeu. Ils menaient 3-1, grâce notamment à une paire de buts de Charles Beaudoin. Le Drakkar laissait les Cataractes attaquer, attendant surtout les opportunités de contre-attaquer.

Alex Labbé a changé la dynamique en faisant dévier une rondelle derrière Charles-Antoine Lavallée dans les premiers instants de la troisième. Soudainement, les Cataractes ont paru inconfortables, et Lavallée a dû faire quelques gros arrêts pour préserver la mince avance d’un but. Il a toutefois été battu par un tir de la pointe de l’ex-Cataractes Gabriel Belley-Pelletier en fin de troisième, une séquence qui a obligé tout le monde à faire du temps supplémentaire.

Personne n’a trouvé le fond du filet en prolongation, alors la fusillade a été nécessaire pour départager les deux clubs. Nathaël Roy a finalement été le seul joueur à enfiler l’aiguille. Lucas Fitzpatrick, auteur de 39 arrêts durant les 65 minutes de jeu, a stoppé tour à tour Vasily Ponomarev, Mavrik Bourque et Olivier Nadeau.

Lorenzo Canonica a été l’autre buteur des Cataractes. Chez le Drakkar, Julien Létourneau a complété la marque. «Il y a une mince ligne entre confiance et arrogance et nous l’avons traversé ce soir. Résultat, c’est une bonne claque sur la gueule! Ce n’est pas nécessairement mauvais d’en prendre une à cette période de l’année, ça va nous aider à apprendre», soulignait Choules, visiblement déçu de la prestation de son équipe. «Sur le deuxième but du Drakkar, fallait lever le bâton d’un adversaire. On travaille là-dessus à l’entraînement.  Ça n’a pas été fait, va falloir revoir ça sur vidéo. Offensivement, même si on a beaucoup de lancers, je n’ai pas trouvé qu’on avait été très menaçant.»

Seule consolation, Charles Beaudoin a secoué une séquence de sept matchs sans but, en déjouant deux fois Fitzpatrick. En l’absence de Xavier Bourgault, il a le privilège depuis deux matchs d’évoluer sur le premier trio de l’équipe. «Il a attendu son tour, il était prêt pour ce match. Je suis content pour lui. Ses buts ont été inscrits dans l’enclave, là où on demande à nos gars de finir leurs jeux…»

Beaudoin, bien sûr, était content de s’inscrire au pointage, mais il aurait préféré se démarquer dans une victoire. «Ça fait du bien de marquer. Mais tu ne peux jamais être satisfait quand tu perds», racontait le choix de première ronde en 2018. «Ça fait trois matchs d’affilée qu’on joue avec le feu. Ce soir, on l’a eu dans les dents. On avait un plan, on ne l’a pas totalement suivi. Nous n’avons pas livré une bonne troisième.»

Chez le Drakkar, le pilote Jean-François Grégoire louait justement la détermination de son équipe à exécuter le plan. «Même si on tirait de l’arrière après deux périodes, j’aimais notre façon de se comporter. On gérait bien nos émotions. On affrontait une équipe qui a de gros projets, avec des joueurs élites, fallait être prudents. C’est un match l’fun à jouer pour nous. Les gars y ont cru et quand la marque est serrée, un seul but peut changer l’issue de la soirée..»