L'élastique du Drakkar commence à être étiré

Toujours privé de trois défenseurs réguliers, l'élastique du Drakkar commence à être pas mal étiré. Débordés en défensive et générant très peu d'attaque, les hommes de Marco Pietroniro ont représenté une proie facile pour l'Armada de Blanville-Boisbriand, qui l'a aisément emporté 4-1, dimanche.
Heureusement pour Baie-Comeau que Philippe Cadorette était en grande forme, lui qui a réalisé quelques arrêts spectaculaires sur les 32 tirs qu'il a reçus, car l'écart aurait pu être plus grand. À l'autre bout, le Drakkar a très peu sollicité l'effort de Samuel Montembeault, qui n'a affronté que 14 rondelles. Les visiteurs ont aussi accordé 10 jeux de puissance à l'Armada. Bref, absolument rien pour mettre les chances de son côté.
«La fatigue, ce n'est pas quelque chose que je veux évoquer comme raison mais aujourd'hui (hier), c'a été très difficile», a lancé d'entrée de jeu l'entraîneur-chef du Drakkar, qui essuyait un troisième revers consécutif. «Samedi, on ne s'était pas présentés, mais dimanche, on a carrément manqué de jus.»
Absences prolongées
Malgré l'absence encore prolongée de Nicolas Meloche et Tobie Paquette-Bisson, Pietroniro refuse de peser sur le bouton de panique. «On passe à travers des moments plus difficiles, mais ce n'est pas nécessairement inquiétant. Les pendules vont se remettre à l'heure», a-t-il déclaré.
Le Drakkar n'a pas touché souvent à la rondelle dans l'engagement initial. L'Armada en a profité pour marquer à deux reprises grâce à Mongo et à Martel. Ce dernier croyait bien en avoir ajouté un autre, mais Cadorette l'a volé de la mitaine.
Le Drakkar a un peu mieux joué en deuxième, ce qui lui a permis de rétrécir l'écart avec le 29e filet de Luca Ciampini. Mais durant un avantage numérique, les locaux ont repris leur avance de deux buts lorsque Sanche a pu s'avancer sans encombre dans l'enclave.
Si le Drakkar avait encore des espoirs en début de troisième, Danick Martel y a mis fin très rapidement dès la 18e seconde de l'engagement. Les Nord-Côtiers auront une dernière occasion de sauver ce voyage en rendant visite aux Remparts au Colisée Pepsi, demain.