Auteur de 60 points en 65 matchs la saison dernière, Ivan Chekhovich vient d'être retranché du camp des Sharks de San Jose et sera en uniforme pour débuter la saison avec le Drakkar.

Le mot «gagner» n’est plus tabou à Baie-Comeau

BAIE-COMEAU — On sent une certaine fébrilité dans l’entourage du Drakkar de Baie-Comeau, particulièrement chez ses partisans. La période de développement de la présente cuvée de joueurs est terminée et il est maintenant l’heure d’accumuler les victoires pour les fidèles du Centre Henry-Leonard.

Cette soif de victoire ne concerne pas seulement les matchs, prévient l’entraîneur-chef Martin Bernard, dont l’équipe amorcera sa 22e saison à Saguenay, vendredi.

«Je répète aux gars depuis le début [du camp d’entraînement] l’importance de gagner au quotidien. Ça veut dire qu’à chaque fois qu’on se présente à l’aréna, il faut être meilleur que la journée d’avant. Si on gagne de cette façon à chaque jour, que ce soit un entraînement, un meeting ou un match, ça va nous amener vers des résultats positifs.»

Contrairement aux deux années précédentes, où le terme développement était à l’honneur, on ne craint donc pas en 2018-2019 de parler de performance. «Utiliser le mot gagner est important, question de bien implanter l’état d’esprit qu’on veut. On doit gagner nos journées, nos semaines, nos mois, et avoir le souci constant du petit détail», enchaîne l’entraîneur-chef.

L’équipage est complet

Pour ce début de campagne, Bernard a su en milieu de semaine sur quels soldats il pourrait compter. Quatre joueurs étaient à des camps professionnels en début de semaine, mais Xavier Bouchard (Vegas), Gabriel Fortier (Tampa Bay), D’Artagnan Joly (Calgary) et Ivan Chekhovich (San Jose) sont tous rentrés à Baie-Comeau depuis. Samuel L’Italien avait été retranché plus tôt du camp des recrues des Jets de Winnipeg.

Le seul assuré de rater le premier appareillage de la saison est Jordan Martel, qui doit purger une suspension de trois rencontres pour avoir enguirlandé l’officiel lors du dernier match du calendrier régulier en mars dernier.

La manière de faire de Bernard a aussi changé en ce qui concerne les gardiens. Pour le moment, il n’y a pas de numéro 1 entre Kyle Jessiman et Justin Blanchette, et le cerbère qui sera d’office pour un match l’apprendra seulement la veille.

«Ça va avec le mindset [l’état d’esprit] souhaité, le gardien aussi doit gagner au quotidien», soutient le pilote, qui a désigné Blanchette pour le premier match de la campagne. «C’est une situation différente du développement, où on peut établir un plan à l’avance. Maintenant, on va annoncer le gardien la veille du match. On est contents d’avoir deux bons gardiens.»

Finalement, la direction de l’équipe n’a pas encore déterminé si elle désignerait un capitaine durant l’absence à long terme d’Antoine Girard, hors combat en raison d’une hernie discale. «On va avoir un meeting là-dessus dans les prochains jours avant de statuer.»