Le Drakkar inscrit jusqu'ici 4,4 buts en moyenne par partie avec Charles Hudon dans l'alignement, alors que c'était 3,5 avant son arrivée.

Le Drakkar, version Charles Hudon

Les Remparts reçoivent la visite du puissant Drakkar de Baie-Comeau, ce soir. Non seulement il était venu gagner 5-2 au Colisée avant Noël, mais c'est un Drakkar encore meilleur qui s'amène à Québec. Version 2.0, version Charles Hudon.
«Ce serait difficile de dire que le Drakkar ne fait pas partie des meilleures équipes de la ligue, surtout avec l'ajout de Hudon», reconnaît l'entraîneur-chef des Remparts, Philippe Boucher. «Mais il ne faut pas oublier Blainville, Halifax, on peut aussi mettre Val-d'Or, Rimouski et certains nous voient là-dedans. Mais Baie-Comeau a réussi à être constant depuis le début de l'année, ce que tout le monde recherche.»
Soit. Le Drakkar domine le classement de la section Est de la LHJMQ depuis le 18 octobre. Mais 10 victoires consécutives, séquence toujours active, viennent de le propulser au sommet du circuit. La présence de Hudon lors des sept dernières rencontres n'est pas étrangère à ces succès.
Acquis des Saguenéens de Chicoutimi le 7 janvier - il revenait du Championnat mondial junior -, l'ailier de 19 ans espoir du Canadien de Montréal a déjà 13 points avec sa nouvelle équipe. Le Drakkar inscrit jusqu'ici 4,4 buts en moyenne par partie avec Hudon dans l'alignement. C'était 3,5 avant son arrivée.
Ses coéquipiers de trio en profitent à fond : Valentin Zykov a compilé sept points à ses deux derniers matchs et Félix Girard a obtenu son premier match de deux buts cette saison, samedi.
Outre l'addition de Hudon et de Maxime St-Cyr, Boucher souligne la puissance offensive déployée à la ligne bleue du Drakkar. Les arrières Alexis Vanier et Dominic Poulin ont marqué 15 et 13 buts, et totalisent 32 points chacun.
«C'est une équipe physique bâtie pour les séries. [L'entraîneur-chef] Éric Veilleux a fait ses preuves dans la Ligue et l'équipe est bien bâtie par Steve Ahern» le directeur général, vante le patron des Remparts.
Victoire ou défaite, ce soir, Boucher souhaite voir «les vrais Remparts». «Ce n'est pas tellement le résultat qui importe que la façon dont on va faire les choses. On ne veut pas deux efforts moyens de suite.»
Sans compter que contre Halifax et Blainville, jeudi et vendredi, 8 des 12 buts des Remparts ont été réussis sur l'attaque massive. «À cinq contre cinq et en désavantage numérique, où l'effort prime, on a l'objectif d'être meilleur», insiste le coach. Sur la défaite de vendredi, il estime que «nos meilleurs doivent être meilleurs».
Brassard sûr de lui
Il inclut le gardien François Brassard, retiré après deux périodes et cinq buts sur 22 tirs contre l'Armada. «On doit se reprendre de notre performance de vendredi», constate l'homme aux grosses jambières. «De mon côté, ça n'a pas si mal été. J'ai eu un bon début, mais ils ont été opportunistes par la suite, c'est pour ça que je n'ai pas terminé le match. Ça n'affecte pas ma confiance, ça va en prendre pas mal plus que ça!» assure Brassard.
Le portier affirme que le Drakkar est l'«une des équipes à battre dans la Ligue. On a la chance de prouver qu'on est une des puissances nous aussi». Il n'avait aussi livré que deux des trois périodes lors du dernier affrontement contre Baie-Comeau, après avoir laissé passer 4 rondelles sur 15.
*****************
Fabrice Herzog fatigué
Blanchi du pointage lors des deux derniers matchs, Fabrice Herzog avoue trouver la saison longue. «La campagne est beaucoup plus longue qu'en Suisse», a admis le grand ailier droit des Remparts. Premier hiver en Amérique du Nord, après avoir été repêché par les Maple Leafs de Toronto, en juin dernier. D'une saison d'une quarantaine de rencontres au total, il en a déjà 44 de jouées dans le junior québécois, en plus du Mondial junior et de deux camps d'entraînement, junior et pro. Et on n'est qu'au début février!
«Je suis un peu fatigué, mais je prends ça match par match. Je savais que j'allais devoir disputer beaucoup de parties et que ce ne serait pas facile, mais c'est bon à long terme pour moi», a fait valoir le 61, qui affiche 25 buts et 16 passes. «Pour Fabrice, c'est plus difficile», constate de son côté l'entraîneur Philippe Boucher. «Il arrive ici et c'est beaucoup d'adaptation. Mais c'est important qu'il retrouve son rythme de croisière, parce qu'il a été très bon pour nous pendant presque toute la saison.» Après le revers de vendredi, Boucher a fait le point sur la production récente de ses trois Européens en disant que «[Nick] Sorensen n'est pas à 100 % et [Mikhail] Grigorenko va mieux jouer que ça».