Marco Charpentier, Bruno St Jacques et Yannick Lehoux étaient fiers d'accueillir le Drakkar de Baie-Comeau à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier.

Le Drakkar se rougit les joues... à Saint-Catherine-de-la-Jacques-Cartier

Attention à la ligne bleue! Au lendemain d'une victoire à domicile contre Gatineau, vendredi, l'ambiance était rafraîchissante chez le Drakkar de Baie-Comeau, samedi. Et ce n'était pas uniquement en raison des deux points de classement, car l'air frais de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier jouait aussi sur l'humeur du jour.
À l'initiative de Yannick Lehoux, dont le chandail a été retiré par le Drakkar plus tôt cette saison, la formation de la Côte-Nord s'entraînait sur la patinoire extérieure du Parc de glisse Grand Héron de la municipalité, en milieu d'après-midi.
«Il s'agit vraiment d'une belle activité, ça change la routine. On est habitué de s'entraîner à la même heure, dans notre aréna, notre vestiaire, etc. On a changé un peu nos plans pour être ici, on s'est levé un peu plus tôt, mais regarde les gars, ils ne veulent pas sortir de la glace», constatait l'entraîneur-chef Martin Bernard, dont la formation affronte les Cataractes à Shawinigan, dimanche.
Pour l'occasion, il avait confié le déroulement de l'entraînement à Lehoux, Bruno St-Jacques et Marco Charpentier, trois joueurs ayant marqué l'histoire du Drakkar, qui célèbre son 20e anniversaire, cette année.
«Je leur avais dit que je prenais congé de pratique. Je ne m'occupais que du sifflet. Ils ont planifié des exercices qu'ils aimaient dans le temps. Je crois beaucoup à la relation avec les anciens, on voit que les gars ayant joué à Baie-Comeau sont attachés au Drakkar», ajoutait Bernard, qui a dirigé contre ces trois anciens lorsqu'il était adjoint à Victoriaville.
Lehoux fier de son coup
Lehoux était fier de son coup. Déjà impliqué dans le secteur, il a joint l'utile à l'agréable.
«J'organise une ligue de huit équipes à quatre contre quatre, et à voir le plaisir que le monde a à jouer dehors, je me suis dit pourquoi pas [inviter le Drakkar], surtout qu'on m'avait dit lors du retrait [de son chandail] si je pouvais m'impliquer un peu. C'est le genre d'affaire que gagne ou perd la veille, ça fait du bien. Il s'agit d'une activité à répéter, c'était le fun, et en plus, on a une très belle relation avec la ville de "Sainte-Cath" et le maire, Pierre Dolbec», racontait Lehoux.
Le sourire des joueurs du Drakkar et leurs joues rouges en disaient long sur le plaisir qu'ils avaient à retomber en avance. «C'est le fun de voir les anciens organiser des activités avec l'équipe. Ils sont passés par là, ce sont de bons exemples pour nous. Je trouve que ça sort de notre routine. La glace était pas pire, en plus», soulignait le capitaine Samuel Thibault.
En effet, elle était de qualité. Mais les joueurs n'avaient pas vraiment à porter attention aux lignes bleues et rouges, puisqu'il n'y en avait pas... Après tout, c'était du hockey extérieur, comme à l'époque où l'on divisait les bâtons d'un bord et de l'autre.