Les gardiens ont été efficaces dimanche en se livrant une chaude lutte devant leur filet respectif.

Le Drakkar blanchi à Sherbrooke

SHERBROOKE — Après avoir raté presque toute la dernière saison à la suite d’une blessure et d’une opération au genou, le gardien de but Thomas Sigouin du Phoenix de Sherbrooke s’est offert un cadeau à son tout premier départ cette saison en blanchissant le Drakkar de Baie-Comeau, dimanche après-midi, au Palais des sports.

C’est avec le sourire aux lèvres qu’il s’est présenté à la conférence de presse à la suite de cette victoire de 1 à 0 en prolongation. 

«Dès que notre équipe a marqué, j’ai comme revu toutes les étapes par lesquelles j’ai passé pour réussir à revenir au jeu cette année. Mon cheminement n’a pas toujours été facile. J’ai dû travailler fort pour revenir au point où j’étais. Ce blanchissage est donc le résultat de tous ces efforts.» 

«Thomas part de loin, rappelle l’entraineur du Phoenix, Stéphane Julien. On lui a donné le titre de joueur du match dans le vestiaire. Ne pas jouer pendant un an, ce n’est pas évident. Il travaille tellement fort et mérite son jeu blanc.»

Ce blanchissage a semblé soulager la première étoile de la partie.

«Ça faisait un an ou presque que je n’avais pas obtenu de départ. J’ai pu retrouver mes repères et mon rythme durant le camp, mais une partie préparatoire, ce n’est pas un match de saison.»

Le gardien du Drakkar, Lukas Fitzpatrick, a livré toute une guerre à Sigouin en effectuant 39 arrêts contre 30 pour son homologue.

«On avait beaucoup de chances de marquer, observe Stéphane Julien. Les deux gardiens ont été excellents. Voyer joue bien en prolongation cette saison et je tenais à l’envoyer sur la glace le plus souvent possible. Il a effectué tout un jeu sur le but de Kreutzer.»

Mis à part un avantage numérique à cinq contre trois pour le Drakker et un poteau de Félix Robert en troisième période, le but de Kreutzer a été le seul fait saillant de cette partie chaudement disputée. 

«Le Drakkar est une équipe qui travaille fort et qui est bien structurée, rappelle Yann-Félix Lapointe. Ça n’allait pas être une soirée facile pour nous. On a affronté un gardien qui était en pleine possession de ses moyens. On devait rebondir pour oublier notre indiscipline de vendredi, qui a causé notre défaite contre l’Océanic. Il ne fallait juste pas en faire trop. On savait que la rondelle allait entrer tôt ou tard.»