Le vétéran Brandon Frattaroli (23) a marqué deux buts dimanche, conduisant le Drakkar vers un gain de 3-2 en fusillade aux dépens des Foreurs de Val-d’Or.
Le vétéran Brandon Frattaroli (23) a marqué deux buts dimanche, conduisant le Drakkar vers un gain de 3-2 en fusillade aux dépens des Foreurs de Val-d’Or.

Le Drakkar arrache enfin une victoire aux Foreurs [VIDÉO]

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU – Les Foreurs de Val-d’Or avaient bon espoir de conclure un voyage parfait à Baie-Comeau avec trois gains en autant de matchs, mais le vétéran Brandon Frattaroli et la recrue Olivier Ciarlo se sont levés pour guider le Drakkar vers un gain de 3-2, en fusillade, mettant ainsi fin à une séquence de cinq revers consécutifs.

Devant déjà composer avec une attaque anémique, notamment en raison de l’absence des deux Européens de l’équipe, le pilote du Drakkar, Jean-François Grégoire, était privé de son meilleur pointeur, Nathan Légaré. L’espoir des Penguins de Pittsburgh se serait blessé à une épaule lors du match de vendredi, mais on assure du côté du Drakkar qu’il reviendra au jeu jeudi ou vendredi.

Ça n’a pas empêché les locaux, malgré seulement 18 lancers au but, de donner une très solide opposition aux visiteurs de l’Abitibi. Et avec son second du match, son quatrième de la saison, Brandon Frattaroli a profité du second avantage numérique des siens en troisième pour créer l’égalité 2-2. En fusillade, Nathaël Roy a mis fin au débat.

«Peu importe qui est là, peu importe contre qui on joue, il faut se concentrer sur nous. Notre défi, c’est de devenir un métronome, à tous les matchs d’aller chercher de la constance, mais ce n’est pas évident. Ça va venir avec la maturité et l’apprentissage», a indiqué l’entraîneur-chef Jean-François Grégoire, qui estime que ses hommes ont pu voir dimanche que les efforts constants finissent par être récompensés.

Victorieux à son premier départ en carrière plus tôt cette saison, le gardien Olivier Ciarlo a récidivé dimanche, avec 31 arrêts. «En deuxième, ça s’est passé pas mal dans notre zone (le Drakkar a été limité à deux tirs dans cet engagement), mais il nous a gardé dans le match», a indiqué le pilote à propos du gardien de 16 ans.

Avec trois matchs en quatre jours contre la même formation, les deux équipes ont eu l’occasion de voir bien des vidéos de l’adversaire. Ç’a bien servi le Drakkar pour cette fois. «(Regarder des vidéos), c’est un peu ce qui nous a aidés. On a été brouillon vendredi et hier (samedi), on l’a adressé. Tu ne peux pas tout le temps jouer sur les émotions, il faut aussi se servir de sa tête et on l’a mieux fait aujourd’hui (dimanche)», a fait valoir le coach.


« Peu importe qui est là, peu importe contre qui on joue, il faut se concentrer sur nous. Notre défi, c’est de devenir un métronome, à tous les matchs d’aller chercher de la constance, mais ce n’est pas évident »
L’entraîneur-chef du Drakkar, Jean-François Grégoire

Les Foreurs ont ouvert le pointage en première par l’entremise de Jacob Gaucher, la rondelle se promenant allègrement dans le demi-cercle du but de Ciarlo sur la séquence.

En deuxième, Frattaroli (3e) y est allé d’une poussée irrésistible à gauche qui lui a permis de déjouer William Blackburn, emportant dans sa course le gardien et le filet. Toutefois, tout juste 21 secondes plus tard, Marshall Lessard a relancé les siens devant d’un tir sur réception.

En début de troisième, Jérémy Jacques a subi une mise en échec par derrière de la part d’Olivier Picard, qui a été chassé du match pour son geste. Le défenseur du Drakkar est parvenu à se remettre sur ses deux jambes, mais on voyait bien qu’il a été passablement sonné sur la séquence.

Ce sera maintenant au tour du Drakkar de se rendre en Abitibi cette semaine. Selon le scénario initial, le Drakkar doit jouer à Rouyn-Noranda jeudi et vendredi pour finir à Val-d’Or dimanche.

Mais comme les Foreurs ont dû jouer trois matchs à Baie-Comeau en raison des déboires du traversier F.-A.-Gauthier, on aurait pu penser que le Drakkar allait disputer trois rencontres contre les Huskies dans ce périple mais selon Grégoire, le calendrier initial est toujours de mise. «Il n’y a pas de bateau là-bas», a-t-il conclu avec un sourire en coin.