Nathan Légaré célèbre son 40e but de la saison devant une cinquantaine de parents et amis au centre Robert-Guertin dimanche. Sa mère, Annie Huard, est native de Gatineau. Le Drakkar a vaincu les Olympiques 4-2.

Le Drakkar a été trop fort pour les Olympiques

Il y a des limites à gagner des matches en accordant près du double des tirs à l’adversaire.

Plus tôt cette semaine, Creed Jones et Rémi Poirier avaient été les premières étoiles des victoires de 4-1 et 5-2 contre les Screaming Eagles du Cap-Breton et le Phoenix de Sherbrooke même si les Olympiques avaient été dominés 77-51 au chapitre des tirs, mais le duo n’y pouvait pas grand-chose dimanche quand le Drakkar de Baie-Comeau a eu le dessus 37-15 dans la colonne des tirs.

La courte séquence victorieuse des Gatinois s’est arrêtée après un revers de 4-2 dans un match où les visiteurs n’ont jamais été inquiétés. Voulant donner un regain d’énergie à sa troupe, Éric Landry a même remplacé Jones avec un score de 2-1 après une période, mais les Olympiques (22-32-5) n’ont pas offert une grande opposition au Drakkar (42-4-3).

Solide dans les 40 dernières minutes de jeu, Poirier a permis aux locaux de s’accrocher et de garder le pointage serré, mais le Drakkar était clairement dans une classe à part.

Nathan Légaré, 17 ans, a notamment souligné son passage au centre Robert-Guertin en marquant son 40e but de la saison.

Cet espoir de premier plan du prochain repêchage de la LNH était d’autant plus excité de marquer à Gatineau qu’il comptait sur l’appui d’une cinquantaine de membres de sa famille dans les gradins.

«J’ai grandi à St-Eustache, mais ma mère vient de Gatineau et j’avais beaucoup de famille ici aujourd’hui. Même ma grand-mère était là», a dit celui qui a marqué le premier but du match pour les visiteurs.

Sa maman, Annie Huard, a grandi dans le coin de la rue Main à Gatineau. Le reste de la famille se trouve à St-Pierre-de-Wakefield.

Charles-Antoine Roy lui avait assuré la réplique 42 secondes plus tard, mais Xavier Bouchard a marqué le premier de ses deux buts pour permettre au Drakkar de reprendre le plein contrôle de la rencontre.

Le défenseur sélectionné par les Golden Knights de Vegas avait également de quoi sourire après le match. Son père Gilles avait fait le voyage de Syracuse pour venir le voir jouer. Champion de la coupe du Président avec les Huskies de Rouyn-Noranda, Bouchard est maintenant adjoint à Benoît Groulx avec le Crunch de Syracuse dans la Ligue américaine.

Ethan Crossman a été l’autre marqueur du camp vainqueur alors que Mathieu Bizier a été le seul autre olympique à déjouer le gardien Lucas Fitzpatrick, très peu sollicité dimanche.

Pour Nathan Légaré, ce genre de match serré malgré une domination nette de son club pouvait représenter un piège.

«Il n’y a pas si longtemps, nous tombions dans ces pièges, mais nous avons eu de bonnes discussions et nous sommes passés en deuxième vitesse. Nous commençons à nous concentrer sur nos séries. Leurs gardiens ont fait de gros arrêts. Leur deuxième gardien était prêt, mais nous avons bien travaillé en équipe pour nous assurer cette victoire.»

Dans le camp perdant, l’entraîneur-chef Éric Landry ne pouvait que s’incliner devant la puissance du Drakkar.

«Ils sont plus vieux que nous et plus forts physiquement. Ils dirigent plusieurs rondelles au filet alors c’est sûr que leurs probabilités de gagner des batailles en avant du but sont meilleures. Le Drakkar est très difficile à affronter. Ils ont des joueurs d’expérience dans chaque trio, mais ce genre d’opposition est bon pour nous.»

La bonne nouvelle dans cette défaite, c’est que les Olympiques ont quand même assuré leur place dans les séries éliminatoires de la LHJMQ pour une 35e année consécutive. «C’était notre but en début de saison. Nous sommes là et nous continuons de développer nos jeunes en plaçant tout le monde dans une variété de situations», a conclu Landry.

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LES GEE GEES ÉLIMINÉS, LES RAVENS PASSENT

Le duel tant attendu en finale de la conférence de l’Est de l’Association universitaire de l’Ontario n’aura pas lieu. Même s’ils ont signé la meilleure saison de leur histoire avec une fiche de 22-2-4, les Gee Gees de l’Université d’Ottawa ont été surpris au deuxième tour éliminatoire par les Golden Gaels de l’université Queen’s. Dimanche soir, ils ont remporté un deuxième match au Complexe Minto pour enlever la série 2-1 et passer en finale contre les Ravens de l’université Carleton, qui ont éliminé les Redmen de McGill en prolongation dimanche. Les deux séries ont atteint la limite des trois matches. Les Gee Gees de l’entraîneur-chef Patrick Grandmaître se sont compliqué la tâche dans le match décisif en laissant les visiteurs prendre une avance de 3-0 en première période. Le gardien James Hunt a alors été remplacé par Anthony Brodeur. Les Ottaviens sont parvenus à créer l’égalité 3-3 au début de la troisième période, mais les Gaels ont repris l’avance 4-3, puis après une autre égalité de 4-4, ils ont marqué deux buts rapides pour prendre les devants 6-4. Un but de Jacob Sweeney a fait 6-5, mais aucun autre but n’a pu être marqué. Le rêve des Gee Gees prend fin à quatre victoires de leur objectif ultime. ­