Gabriel Fortier

Justice a été rendue pour le Drakkar face aux Mooseheads

BAIE-COMEAU — Justice a été rendue pour le Drakkar. Après avoir eu le dessus sur les Mooseheads durant 60 minutes et au terme d’une prolongation partagée, les hommes de Jon Goyens l’ont finalement emporté, en tirs de barrage, par la marque de 2-1, jeudi à Halifax.

Baie-Comeau avait à peu près tout fait pour arracher cette rencontre, ayant notamment le meilleur 37-24 en ce qui a trait aux tirs au but. Le cerbère des Mooseheads, Alexis Gravel, a dû accomplir quelques arrêts spectaculaires pour garder la marque serrée. Il n’a toutefois pu stopper Gabriel Fortier en tirs de barrage, le seul et dernier des six joueurs appelés à s’exécuter à toucher la cible dans l’exercice.

«Ce n’est pas seulement le fait qu’on a joué un bon match de route, c’est aussi le fait que notre jeu est à point présentement. On pourrait peut-être mettre la rondelle dans le filet un peu plus souvent, mais on trouve des façons de gagner», a soutenu l’entraîneur-chef. «Ce soir [jeudi], on a eu quelques superstars dans leur rôle, dont des défenseurs qui ont joué plus que la normale. Je suis très content», a-t-il ajouté.

Goyens signale aussi que depuis un mois, ses hommes ont décidé d’embarquer à plein dans les plans de matchs instaurés par le groupe d’entraîneurs. «Depuis le match du 23 octobre à Québec, les gars entrent dans la structure. Maintenant, j’aimerais qu’on apporte à la maison la mentalité qu’on affiche sur la route», a-t-il lancé. Depuis ce fameux match au Centre Vidéotron, le Drakkar montre une fiche de 8 gains, 3 revers et 2 défaites en surtemps.

Le Drakkar 2019-2020 refuse aussi de paniquer, une lacune qu’on pouvait lui reprocher la saison dernière. «C’est la maturité mentale et émotionnelle qui s’affiche», de faire valoir Jon Goyens. «Sur le banc, il n’y a pas de panique, quelles que soient les circonstances. Les gars tiennent à rester positifs entre les deux oreilles.»

Les deux buts en temps régulier de ce duel défensif ont été marqués en deuxième période. À 4:28, le tir des poignets dévastateur de Nathan Légaré (12e) n’a laissé aucune chance à Gravel. Sept minutes plus tard, Senna Peeters a créé l’égalité, durant une supériorité numérique, bien planté devant Lucas Fitzpatrick. Le Drakkar a dominé 17-4 au chapitre des lancers dans cet engagement.