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En plus d’avoir été échangé pour la première fois, le défenseur Dylan Schives doit aussi négocier avec les aléas d’une saison pas comme les autres en période de pandémie.
En plus d’avoir été échangé pour la première fois, le défenseur Dylan Schives doit aussi négocier avec les aléas d’une saison pas comme les autres en période de pandémie.

Drakkar: accueil chaleureux après de difficiles adieux pour Schives

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
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Le défenseur Dylan Schives était heureux lundi après s’être entraîné pour la première fois avec ses nouveaux coéquipiers du Drakkar de Baie-Comeau. L’arrière de 19 ans a reçu un accueil chaleureux après de difficiles adieux à sa famille d’accueil de Québec et à ses anciens coéquipiers des Remparts.

«L’une des choses les plus difficiles est de dire au revoir. Québec est une ville incroyable et j’avais une excellente famille d’accueil également. Je peux te dire qu’il y a eu des larmes», déclarait Schives en entrevue avec le Soleil à propos de son départ des Remparts qu’il avait un peu vu venir.

«J’avais passé les Fêtes dans ma famille en Ontario et je suis revenu à Québec le 4 janvier pour faire ma quarantaine de deux semaines. Quand elle a été complétée, Pat (le directeur général et entraîneur-chef Patrick Roy) a demandé à me rencontrer seul à seul», raconte Schives.

«Il m’a dit qu’il faudrait que j’attende un peu pour savoir où j’allais aller, mais que je n’allais pas être de retour avec les Remparts. Il a été un gentleman, il m’a dit qu’il respectait tout ce que j’avais fait pour l’équipe», a-t-il poursuivi en indiquant que la situation lui avait permis de saluer une dernière fois tous ses coéquipiers.

Premier contact

«Je me doutais que ça pouvait arriver (une transaction), car on a plusieurs bons défenseurs à Québec. Par contre, j’arrive dans une autre jeune équipe et j’ai l’impression que je pourrais y jouer un rôle plus important», reprend-il.

Schives s’est entretenu avec son nouvel entraîneur Jean-François Grégoire lors de l’entraînement de lundi, mais les deux n’ont pas encore discuté de son utilisation future. 

«Il m’a dit qu’il savait que j’avais plusieurs nouvelles choses à assimiler et m’a donné le temps pour le faire. Il m’a parlé du grand esprit d’équipe chez le Drakkar et c’est quelque chose que j’apprécie et que j’ai pu constater au contact de mes nouveaux coéquipiers. Plusieurs jeunes joueurs sont venus me voir pour me poser des questions.»

Arrivé à Baie-Comeau dans la nuit de dimanche à lundi, l’Ontarien sera en «semi-quarantaine» pour les prochains jours. «Je peux m’entraîner avec l’équipe, mais je dois résider à l’hôtel pour le moment.»

Après une longue période d’inactivité, le fait de porter de nouveau l’uniforme lui a également fait le plus grand bien. «Seulement ça, c’est excitant. Et je t’avoue que j’ai déjà regardé le calendrier pour voir la date de notre premier match contre Québec. C’est le 30 janvier et ce sera très spécial, car je n’ai jamais eu la chance de jouer contre une des mes anciennes équipes», poursuit celui qui avait débuté sa carrière junior avec les Maroons de Chatham de la Greater Ontario Junior Hockey League avant d’aboutir à Québec.

Saison particulière

En plus d’avoir été échangé pour la première fois, Schives doit aussi négocier avec les aléas d’une saison pas comme les autres en période de pandémie. 

«C’est particulier, mais je suis un joueur plus mature maintenant et je sais que je dois toujours être prêt à jouer et être confiant. Ce que je trouve le plus difficile, c’est l’absence des fans dans les gradins, car j’aimais aller chercher l’énergie de la foule quand il se passait quelque chose sur la glace. Mais maintenant, j’essaie moi-même de motiver les gars, je fais ma part pour compenser», indique celui qui ne retrouvera pas le numéro 17 qu’il avait à Québec puisqu’il appartient déjà à Mathys Poulin chez le Drakkar.

«J’avais le numéro 2 sur mon casque ce matin alors j’imagine que je porterai le numéro 2», a conclu Schives. À Québec, c’est Evan Nause qui portait ce numéro presque toujours réservé aux défenseurs dans le monde du hockey alors que personne à Baie-Comeau ne l’avait porté depuis Yan Aucoin en 2018-2019.